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03 février 2006

Métissage

 

 

Les anthropologues qui ont fait de race et de ses dérivés des mots infâmes sont justement les mêmes, non pas au sens d’identiques (ce ne sont pas les mêmes individus), mais au sens de prédécesseurs (ils font des sciences humaines et sociales), que ceux qui, de nos jours, tiennent pour infâme le nom race. La boucle est bouclée, direz-vous. Les racistes d’hier sont antiracistes aujourd'hui. Au racisme, infamant à juste titre, que les sciences de l’homme ont théorisé, les spécialistes actuels de ces mêmes sciences opposent le métissage. Le racisme dont sont accablés la France et les Français, le racisme ordinaire (bien que Littré ait montré que la langue française et le peuple qui la parle n’ont jamais donné à race le sens criminel qui est le sien dans les écrits des anthropologues du début du XXe siècle) peut être limité selon eux ou même annihilé par le métissage, dont ils chantent les vertus.

Or, s’il existe un mot raciste, qui devrait faire horreur à tous les hommes, à cause du racisme qu’il charrie, c’est métissage. Selon Littré, c’est "l’action de croiser une race avec une autre pour améliorer celle qui a moins de valeur". Le mot, précise-t-il, "est réservé généralement pour les croisements pratiqués dans l’espèce ovine". Métissage est appliqué aujourd’hui aux hommes. Qu’une race supérieure puisse améliorer une race jugée inférieure est du racisme pur. Cela n’empêche pas les spécialistes des sciences sociales de réclamer à cor et à cri plus de métissage, toujours plus de métissage, du métissage en veux-tu en voilà, du métissage à en avoir la nausée, au point que le peu reluisant "métissez-vous les uns les autres" a remplacé le beau "aimez-vous les uns les autres". Ces idéologues ne sont pas pour rien les successeurs des Gobineau ou Vacher de Lapouge, qu’ils stigmatisent pourtant comme parangons de l’Immonde. Le problème (car il y en a un) n’est pas que le nom race ait pris un sens raciste, ni qu’il ait été supplanté par métissage, mais que ce soit les antiracistes patentés et de subvention qui ont substitué métissage à l’insignifiant race. Qu’ils aient renoncé à race se justifie. Mais rien ne justifie qu’ils y aient préféré un terme raciste, sauf si l’on pense qu’ils se livrent à une de ces manipulations idéologiques dont ils sont avides et coutumiers.

Commentaires

Je ne décrypte pas tout à fait l’actuelle apologie du métissage comme vous le faites. Je crois sincèrement que ses caudataires définissent le métissage comme le fait mon pote Bob, sans qu’entre à aucun moment l’idée d’améliorer la race qui aurait le moins de valeur : "Croisement, mélange de races différentes."

Non, vraiment, je crois que dans l’apologie du métissage, c’est la haine du blanc et la volonté de le détruire par croisements qui commande.

Écrit par : MC | 03 février 2006

La note datée du 3 février porte sur les mots et sur les significations qu'ils charrient ou qu'ils dissimulent. A l'origine, il semble bien que "métissage" ait un sens "raciste". C'est ce que j'ai voulu rappeler. Que les thuriféraires actuels du métissage aient d'autres intentions, bonnes ou mauvaises, malignes ou bénignes, perverses ou belles ou haïssables, comme vous le pensez, est une autre question. Ce qui retient mon attention, c'est la manipulation de sens.

Écrit par : Arouet Le Jeune | 03 février 2006

Pour répondre à MC, savoir ce qui sous-tend l'apologie du métissage ne relève peut être pas d'un "décryptage" c'est à dire d'une lecture avec une autre grille, mais d'une réflexion sur la nature des fantasmes des apologistes, donc sur quelque chose qui dans une certaine mesure leur échappe. Peut être une profonde culpabilité liée forcément à une considérable dépression (!), ce qui rejoindrait l'opinion d'Arouet le jeune.
Mais tout ça n'est qu'hypothèse

Écrit par : phineus | 03 février 2006

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