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15 février 2006

Mythologies intellotes 4

 

Petits intellos deviendront grands

 

 

En septembre 1980, Le Débat publie, dans sa quatrième livraison, les résultats d’une enquête "de quoi l’avenir intellectuel sera-t-il fait ?". Vingt-quatre jeunes intellectuels qui étaient censés avoir un bel avenir (et qui l’ont eu) ont répondu à la question de la revue. Ils avaient vingt ans en 1968. Ils appartiennent à la génération du baby-boom, de la société de consommation, des barricades de la rue Saint-Jacques, des AG interminables de la Sorbonne enfumée. Les rédacteurs de la revue le reconnaissent volontiers, qui mettent en parallèle leur enquête et celle d’Agathon à la veille de la Première Guerre Mondiale, laquelle est " un intéressant témoignage encore consulté sur l’état d’esprit de la jeunesse d’avant-guerre ". Bref, cette enquête est aussi le portrait d’une génération.

Intitulant leur contribution " déscolariser l’intelligentsia ", Bruckner et Finkielkraut pensent que les intellectuels perpétuent, adultes, des modes de raisonnement scolaires - pas de n’importe quelle école, pas de la communale ou des écoles privées, mais des classes préparatoires aux grandes écoles des grands lycées de Paris. Tous ou presque tous sont agrégés de philosophie ou de lettres ou anciens élèves de l’X, ENS, HEC, et doctorants ou fraîchement reçus au grade de docteur (à 29 ans, Ferry a soutenu une thèse sur la philosophie politique de Fichte). Ils sortent de l’école ou y sont encore comme professeurs. Une des habitudes prises à l’école est de citer des auteurs prestigieux, qu’ils aient été ou non lus. Ainsi, à longueur d’articles, apparaissent les noms des auteurs au programme dans les classes terminales ou en khâgne dans les années 1960-70 : Nietzsche, Kant, Musil, Rimbaud, Marx, Claudel, Hegel, Fichte, Heidegger, comme si les références se limitaient à ce qui a été enseigné dans une classe. En six pages, Adler réussit à citer plus de trente noms, philosophes, historiens ou grands hommes (dont je ne doute pas qu’il ait lu les œuvres), de sorte que son article s’apparente plus à une nomenclature d’ancêtres qu’à une réflexion. A lire les 85 pages du Débat, la tâche à laquelle Bruckner et Finkielkraut invitent on ne sait qui, peut-être eux-mêmes, leurs collègues ou leurs maîtres, s’annonce difficile et l’injonction " déscolariser " reste un vœu pieux, tant ces intellectuels pensent en bons élèves qu’ils sont ou ont été. Les automatismes scolaires ne se sont pas évanouis, à peine le lycée fini. L’essentiel est de faire savant, par exemple en employant des mots latins, anglais ou allemands : horresco referens, ne varietur, anno 1932, ansprechen, aus der Teutschen Urwalde, Weltgeist, Aufklärung, rock culture. De même, les phrases entières des auteurs allemands ou anglais sont citées de préférence dans la langue d’origine : Wo es war, soll ich werden ; no future ; Because we are friends of democracy, we are not allowed to be flatterers of democracy ; Ich liebe die Unwissenheit um die Zukunft, etc. Ainsi, ces citations, dont une traduction révèlerait la platitude effrayante, conservent leur cruelle insignifiance.

La langue de l’école (le latin) et celle de la philosophie (l’allemand) ne suffisent pas. Il faut y ajouter de l’obscurité ou de la langue de bois, condamnées par Jacob, qui est persuadé, à juste titre semble-t-il, que la philosophie enseignée en khâgne dans les années 1960-70 et qui a formaté ces intellectuels est pleine de " passages rigoureusement incompréhensibles ", dont la raison d’être est d’avoir fait passer un " bon moment " à leurs auteurs. " Nous avons répété sur la mort de l’homme, sur les pratiques discursives, sur les modes de production théorique, sur la déconstruction du logocentrisme de la métaphysique occidentale, sur les défilés du signifiant, sur le bruit des machines délirantes, des phrases oraculaires dont nous ne savions jamais ni quelles propositions elles exprimaient ni quelles étaient leurs implications ". Lisons ceci à haute voix et méditons-en le sens, à condition d’en saisir une miette : " La culture, espèce de nature-histoire, d’individu-communauté, d’absolu-relatif, déploie le mirage de cette technodémocratie qui ne peut s’étayer que d’une " nature " ou d’une " institution vraie de l’homme " toujours rejetée à distance d’elle-même, dans une dérive qui tantôt la disperse, tantôt l’exauce, et toujours s’en prévaut en la violant ". Ou encore, selon Philippe Raynaud, quatre des phares le plus souvent cités, Popper, Adorno, Habermas, Wittgenstein, auraient exprimé le " refus d’éliminer le sujet fini du discours que celui-ci construit ". Cette phrase a trois ou quatre constructions possibles et donc trois ou quatre sens possibles. Ou c’est le sujet que l’on élimine du discours (complément de lieu) ; ou c’est le sujet du discours (complément déterminatif) que l’on élimine. Qui construit quoi ? C’est le sujet qui construit le discours ou c’est le discours qui construit le sujet. Pauvres Popper, Adorno, Habermas, Wittgenstein, qui écrivent dans une langue réputée obscure et dont la pensée, exposée en français, langue supposée claire de nature, se transforme en amphigouri, avec des constructions vicieuses à foison.

Une opinion répandue partout consiste à croire qu’il existe un divorce entre l’école, qui est censée enseigner le passé et la tradition, et les avant-gardes esthétiques et politiques. A l’école, le classique ; hors de l’école, dans la rue, le moderne. Il n’en est rien. Les intellectuels ont beau reproduire les modèles scolaires, ils n’en connaissent pas moins les tics d’avant-garde. Ils ont peut-être lu les auteurs classiques. Une chose est certaine : ils ont lu les formalistes à la mode. Outre le charabia et l’amphigouri, ils ont pour tics les italiques, les parenthèses, les majuscules, sans que jamais l’usage de ces signes soit justifié, car ces tics n’existent que sur le mode de l’abus, comme s’il s’agissait de lancer un signal destiné à se faire admettre dans une confrérie et obtenir une rapide reconnaissance. En quatre pages, Raynaud réussit à écrire en italiques vingt-cinq mots, expressions ou phrases, des plus communs aux plus rares, sans raison apparente. C’est un record. Tous abusent des parenthèses. Ils mettent tout et n’importe quoi entre parenthèses : des mots isolés, des noms propres, des phrases courtes, des phrases longues, des citations. Dans l’imprimé, les parenthèses rompent la continuité de la phrase. Or, c’est justement parce qu'elles sont des indices visibles de rupture qu’elles foisonnent dans ces textes. Ainsi, elles laissent accroire que les intellectuels, comme Socrate, Jésus-Christ, Marx, etc., sont en rupture - " idéologique ", cela va de soi, mais avec quoi ? -, qu’ils ont basculé dans la dissidence avec tout ce qui est établi, que, tenant, fût-ce dans la seule ponctuation, ce discours de rupture, ils suivent l’enseignement de Bachelard, corrigé par Althusser, sur la coupure épistémologique (dont le mérite est d’avoir connu un succès massif dans les années 1960) ou ils font (sans rire) la lutte des classes dans l’idéologie. De même, tous multiplient, comme s’ils écrivaient en allemand, les majuscules à l’initiale des noms, transformant ces noms en leurres, en pseudo-concepts, en illusion de concepts (je ne comprends pas en quoi le Sens et le Maître sont des concepts) ; en fait, en entités, absolues et absolutistes, de droit divin et totalitaires, comme le Mal, le monstre Etat ou le Léviathan biblique, diabolisées ou sataniques. Ainsi, ils se donnent le beau rôle. Les voilà métamorphosés, par la seule vertu d’une majuscule, en nouveaux Saint-Georges au courage d’exception (ils sont les seuls à rompre la lance avec l’ennemi), personnages de fresques sulpiciennes, combattant ces monstres majuscules qui sont nommés le Maître, le Logos, le Rien, le Savoir, l’Homme, le Sens, le Système, la Marge, la Raison, comme, dans les épopées italiennes et en vers, Orlando Furioso combattait le Mal, le Diable, l’Infâme.

Les journalistes font accroire que les jeunes gens qui avaient vingt ans en 1968 se seraient attaqués à l’ordre établi. On les croit ou on les dit insolents, impertinents, persifleurs ; ils sont révérencieux, conformistes, soumis. Que je m’explique. Ce qui caractérise la quasi totalité de ces articles, c’est la déférence pour les auteurs reconnus, entrés dans le panthéon des philosophes, légitimés par l’école, en particulier par les classes préparatoires. Ils admirent tous, sauf peut-être Emmanuel Todd, né en 1951, qui était trop jeune en 1968 pour participer aux événements de mai, les grands génies qui philosophent en langue allemande, Kant, Marx, Hegel, Fichte, et surtout les modernes, Heidegger, Nietzsche, ceux de l’école de Francfort ou de l’école de Vienne. Ne les citent-ils que pour la montre ? La lecture de ces articles ne permet pas d’en décider. Le fait est qu’ils citent leur nom avec respect, estime, déférence, comme un courtisan son Roi ou un valet son Maître. Celui qui va le plus loin dans l’abaissement respectueux est sans aucun doute Adler, mais Pasquet, Raynaud, Rosanvallon, Ferry ne sont pas loin de le dépasser. Ils sont révérencieux envers les auteurs morts ou qui ont achevé leur carrière et, en conséquence, avec qui ils n’entrent pas en concurrence ou en compétition, sinon après leur propre mort, devant la postérité. Autant ils embaument de déférence les morts, autant ils dissolvent dans l’acide du mépris les vivants, ceux qui, en 1980, avaient plus de cinquante ans, et qui ont été les maîtres-à-penser des années 1950 et 1960. Dagognet, Ricoeur, Benveniste, Derrida, Foucault, Barthes, F. Jacob, Lacan, Aron sont étrangement absents du panthéon. Sartre et De Beauvoir aussi. Peut-être, parce qu’ils ne sont pas Allemands, mais surtout parce qu’ils sont encombrants. Quoi qu’il en soit, ces maîtres sont dénigrés. Murard et Zylberman dénoncent " l’épuisement des oracles ", les " régressions ", les " scléroses " ; Bruckner et Finkielkraut, le " solipsisme " de ceux qui les ont précédés sur le chemin de la pensée, " la scolarité perpétuelle ", le discours critique qui est à lui-même sa propre fin, les Lumières devenues folles. " Nous habitons, écrivent-ils dans une charge féroce, une petite paranoïa que nous revêtons des grands noms d’Universel, de Fascisme et de Résistance ". Pierre Jacob avoue : " Les gens de ma génération, qui ont étudié la philosophie en France à la fin des années 1960, se sont, à mon avis, engagés pour la plupart (bien et sous-entendu : sauf lui) sur de fausses pistes ". Que signifie cette vénération pour quelques-uns fondée sur le mépris de tous les autres ? A mon sens, elle s’inscrit dans la stratégie " ôtez-vous de là que je m’y mette ". En 1980, pour les intellectuels âgés de trente ans, la chasse aux sinécures est ouverte. Presque tous sont fonctionnaires. Leur ambition est de faire carrière dans l’appareil d’état ou dans les services publics. De fait, leur stratégie a réussi d’autant plus que, se disant de gauche, ils ont bénéficié de l’arrivée des socialistes au pouvoir. Aujourd’hui, les voici professeurs d’Université, non pas à Avignon, mais à Paris. A quoi il convient d’ajouter la production d’émissions télé et de radio, des positions importantes dans l’édition, la direction de revues prestigieuses. Ils ont un nom, ils sont reconnus. On les invite à parcourir le monde en mission à l’étranger, on leur offre, comme à des stars du showbiz, de substantiels cachets pour discourir en public ou des piges gratifiantes pour écrire dans la presse.

Sont-ils de bons élèves ? A lire les réponses, on est en droit d’en douter. La qualité qu’un bon élève est censé manifester dans les pensums de ce type est, outre la maîtrise de la langue, l’aptitude à analyser une question et à la comprendre. Ci-dessus, un beau spécimen de tératologie verbale a été cité. Inutile de revenir là-dessus. La question posée " de quoi l’avenir intellectuel sera-t-il fait ? " a rarement été analysée, volontairement ou par manque de réflexion. L’un fait comme si on lui demandait de prédire l’avenir et se métamorphose en un Nostradamus de gare. Un autre répond sur le passé; un troisième sur le présent; un quatrième élude la question (c’est peut-être la réponse la plus intelligente); un cinquième multiplie les injonctions : les il faut que, on doit, il n’y a qu'à, etc. Mongin représente " le nouveau paradigme intellectuel ", non pas en dressant une liste (ce qu’est un paradigme), mais en dessinant un triangle qui reproduit le fameux triangle sémiotique à trois sommets : signifiant, signifié, référent, y affectant des pôles " nouveau paradigme intellectuel ", " médiations institutionnelles ", " nouvelles sensibilités, nouvelle esthétique ", sans que soient expliqués les rapports entre ces " pôles ", lesquels pourtant sont censés " s’articuler ". Méritent-ils vraiment, pour d’autres qualités que l’imitation des tics d’écriture à la mode ou la protection du pouvoir politique, cette carrière rapide ? On est en droit d’en douter. L’avenir imaginé en 1980 est franchement risible. On annonçait que le marxisme et la pensée Althusser avaient un avenir radieux, que le communisme ferait la guerre à l’Occident, que les démocraties étaient en péril, que la Nouvelle Droite menaçait les libertés que quelques hommes courageux, de 1940 à 1944, avaient arrachées par les armes aux nazis, que le libéralisme sauvage allait triompher, G. Dupuy, le journaliste de Libération, prévoyant (et, semble-t-il, il le souhaitait aussi), que serait privatisée la vie intellectuelle et défonctionnarisés les intellectuels, alors que la divine surprise – qu’aucun n’osait espérer, tant il paraissait certain que Giscard serait réélu – qu’a été la victoire de Mitterrand a rendu cela caduc et n’a fait que renforcer ce qui semblait condamné. Le passé n’est même pas analysé. On brandit les bannières comme dans les processions. Les icônes des ancêtres sont agitées, les mêmes slogans ressassés : affaire Dreyfus, Jaurès, le socialisme et la paix ou le capitalisme et la guerre, la gauche unie, la classe ouvrière régénératrice, les intellectuels engagés qui détiennent la Vérité, mais qui restent silencieux (par ignorance ou veulerie) sur le passé nauséabond de Marchais et de Mitterrand, qui s’étaient engagés en 1942, le premier dans la collaboration en Allemagne même avec l’industrie militaire du Reich nazi, le second dans la complicité à Vichy avec des criminels contre l’humanité. Rien de ce qui a été annoncé ne s’est réalisé ; rien de ce qui devait être l’avenir intellectuel ne s’est avéré. La prédiction la plus comique est celle d’Adler. Pour lui, " les ouvriers d’industrie sont les forces motrices de la démocratie ", " le cœur et le cerveau du prolétariat mondial existent là où (en France et en Allemagne) la classe ouvrière est la plus concentrée, la mieux organisée ". Il conclut : " S’il est un avenir auquel je crois dur comme fer, c’est bien à celui-là ", ajoutant prudemment : " le lecteur me pardonnera de demeurer un peu elliptique sur les moyens immédiats de sa mise en œuvre ". La robotisation et les délocalisations décidées Mitterrando regnante ont quasiment fait disparaître la classe ouvrière, les survivants préférant accorder leur suffrage à l’extrême droite plutôt qu’à la gauche, appliquant la vieille sagesse des nations : chat échaudé craint l’eau froide. Aucun des événements survenus dans les années 1980-1990 et des effets qu’ils ont eus sur la vie intellectuelle n’a été prévu, ni même soupçonné, ni la chute annoncée du communisme, ni l’effondrement prévisible des mythes tiers-mondistes (dont Dupuy se fait le chantre), ni la toute puissance montante du nazislamisme qui se répandait partout, dès 1960-70, sans que quiconque s’y opposât, ni le retour des identités culturelles à leur essence, à savoir le racisme haineux. Tout était faux. N’était vrai que le désir de carrière.

De cet ensemble terne, deux auteurs se dégagent, Bizot et Todd, qui, en 1980, se situaient aux marges de l’intelligentsia, parce que, ayant vécu quelque temps à l’étranger, ils connaissent effectivement le monde, lequel, pour eux, ne se borne pas au triangle sacré Sébastien Bottin, Saints-pères, Sorbonne. Bizot a bien analysé en termes synthétiques trois des phénomènes qui sont devenus majeurs dans les années 1980-90 : le Sud (axe Brasilia-Lagos-New-Dehli-Singapour) connaît une explosion démographique et économique qui menace la suprématie supposée, plus fantasmée que réelle, de l’Occident et qui fait du Sud à terme le nouveau centre du monde ; la " rock culture " et ce qui y est lié (communication, images, sons, vidéo, multimédia) s’étend partout et devient le fondement d’une nouvelle culture, prétendument universelle ; le " global village ", ainsi créé et dont la gauche au pouvoir s’est faite le chantre, risque de produire partout des réactions identitaires et nationalistes. Le second, Emmanuel Todd, a bien compris que l’intelligentsia se haïssait (le " masochisme verbal "), comme, dans les années 1930, Drieu La Rochelle ou Brasillach, et ignorait ce qu’a été effectivement la pensée française de la fin du XIXe s, laquelle est à l’origine de l’histoire des mentalités (et quantitative) et de la sociologie aronienne. Ce qui frappe Todd (et il a le courage de l’écrire), " c’est l’alignement culturel de la France, autrefois exportatrice de pensée et de théorie, sur les nations et écoles étrangères, signe certain d’un affaiblissement ", lequel, au cours des dernières années, sous la direction du tandem Mitterrand et Lang, n’a fait que s’accentuer et s’étendre au cinéma, à la musique, à la littérature.

 

Que conclure de ce portrait de groupe ? Dire sa nausée ? Il vaut mieux se souvenir de ce que savent les habiles depuis qu’il y a des hommes et qui pensent, à savoir que la notoriété ne fait pas nécessairement la lucidité, qu’une belle carrière n’est pas nécessairement due au talent, que les académies, les universités, les grandes maisons d’édition sont hantées de médiocres, qu’un important tirage ne fait pas un grand écrivain, que les pensions accordées jadis par le Roi, aujourd’hui par l’Etat, ne vont pas aux artistes, mais aux courtisans : bref, que la pensée emprunte des chemins de traverse, plus ceux de l’école buissonnière que ceux des khâgnes ou de l’agrégation.

 

 

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