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16 juin 2006

Signes 11

 

 

 

Le Français Moussaoui et Guigou la Maghrébine

 

 

Tout apparemment oppose le Français Moussaoui au député Guigou : le sexe, la religion, l’âge, la beauté, la condition sociale. Le premier est emprisonné aux Etats-Unis, ce que ne sera jamais Mme Guigou ; la seconde est député, ce que ne sera jamais Moussaoui. Celui-ci représente l’islamisation du monde depuis le 9.11, celle-là la mondialisation islamisée dans le 9.3.

Les media, le pouvoir, les bien pensants, les vigilants, les vertueux s’obstinent à qualifier Moussaoui de français, bien que celui-ci ait récusé ce qualificatif. Mais aucun de ces franciseurs à outrance n’a osé qualifier Mme Guigou de marocaine, bien que, d’après elle, ses racines s’enfoncent très profondément dans la glèbe marocaine. A plusieurs reprises, Moussaoui a crié qu’il n’était pas français, que cette nationalité de papier lui avait été imposée, qu’il était musulman, qu’il ne devait allégeance qu’à l’oumma ou nation de l'islam et que musulman était la seule identité qu’il revendiquât. Malgré les dénégations, les journalistes ont continué à le baptiser français, alors qu’il juge, à juste titre, si on la rapporte à ce qu’il croit, l’étiquette infamante : c’est son étoile jaune. "Je ne suis pas Français, je ne serai jamais un Français, a-t-il déclaré. Je suis là seulement en tant que musulman. Je n’ai rien à voir avec une nation de croisés homosexuels !". Pour lui, les choses sont claires. Apparemment, les journalistes ne l’ont pas compris.

Mme Guigou, ancien ministre de Mitterrand et de Jospin, est actuellement député du 9.3., le département de France où les populations qui y habitent sont sans doute majoritairement nées à l’étranger ou issues de parents nés à l’étranger. Née au Maroc, Mme Guigou y a passé sa jeunesse, une jeunesse dorée à n’en pas douter. Elle est favorable au droit du sol : c’est ce qu’elle répète aux populations du 9.3. Mais elle refuse, comme Moussaoui, de se l’appliquer à elle-même. Si elle y était aussi sincèrement attachée qu’elle le dit, elle serait marocaine. Ce droit du sol est-il mauvais pour qu’elle le rejette ? On n’ose imaginer les réactions des populations du 9.3., jeunes ou moins jeunes, quand Mme Guigou leur vante ce droit. Le mépris ? La haine ? Le dégoût ? Moussaoui est marocain par le sang. C’est ce que son père lui a transmis, ainsi que le nom qu’il porte. Mme Guigou est née au Maroc de parents italiens ou d’origine italienne. Le droit du sang fait d’elle une Italienne. Moussaoui a renié la nationalité de son père. Mme Guigou aussi. Elle renie le droit du sol et le droit du sang, Moussaoui aussi.

Ces vrais faux jumeaux sont au cœur du malaise français – plus exactement dans l’épicentre de la haine qui affecte "l’être" français.

Dans tous les pays du monde, la nationalité est transmise par le père. La mère donne la vie ; le père donne aux enfants le nom et la nationalité. Autrement dit, avec la mère, on est dans la règle biologique de l’espèce ; avec le père, on est dans la loi – la loi symbolique, celle du nom et de la nationalité, et non pas seulement dans le royaume ubuesque des coups de tampon sur les documents administratifs, dont la validité, comme ce français récusé à juste titre par Moussaoui ou ce marocain récusé par Mme Guigou, s’arrête à l’identité. Ce n’est pas le papier tamponné par un bureaucrate qui fait l’identité d’un être humain, quoi que tentent de faire accroire les gauchistes et autres belles âmes quand ils font des "sans papiers" les messies d’un ordre nouveau.

Quand on dit que la loi des pères est symbolique, cela ne signifie pas qu’elle est comme l’euro symbolique, auquel sont condamnés des auteurs de délits. L’euro versé est une manière de réparer une faute. La loi des pères est symbolique, au sens où elle est constitutive de l’identité d’une personne. Le symbole est ce bien commun que l’on reçoit en dépôt et qu’il est impossible, sauf à risquer le déshonneur ou une damnation éternelle, de dilapider ou de détruire. Dans la Grèce antique, le symbole était un objet coupé en deux, dont deux personnes conservaient la moitié et qui servait de signe de reconnaissance ; ou encore, dans une affaire commerciale, c’était le capital commun constitué de parts égales auquel les associés s’interdisaient de toucher. Dans la langue latine des chrétiens, le nom a pris le sens de "profession de foi au baptême" : c’est le bien le plus précieux qui soit transmis à un être humain et qu’il ne peut renier sans se renier lui-même.

On sait que la haine des pères est la chose en France la mieux partagée. Aux pères présentés comme stupides et vains, il est opposé les homos festifs et conviviaux, les nouveaux héros de notre temps de rébellion obligatoire, ou les femmes libérées (de tout mâle) qui élèvent seules leurs enfants, sans jamais les mettre en présence d’un père. Le père n’est même plus le géniteur, il ne transmet rien, n’étant rien ; sa loi est un arbitraire tyrannique ; sa présence un tourment sans fin. La haine dont les pères sont accablés s’étend aussi à la patrie – c’est-à-dire au pays du père, que ce père soit français ou qu’il soit étranger, maghrébin ou africain. Ce qui est refusé aux pères, en tant que sources de la loi symbolique, c’est la possibilité de transmettre à leurs enfants quoi que ce soit. Il n’y a plus de symbole – plus rien qui puisse être partagé. Les pères ne sont même plus la source du nom, puisque le nom peut être transmis par la seule mère. Quant au droit du sol généralisé et primant en toutes circonstances sur le droit du sang, il interdit aux pères de transmettre la nationalité dont, eux-mêmes, ils ont hérité de leurs parents et, par leurs parents, de leurs ancêtres. Ce qui est universel est empêché ou interdit. En France, les pères ne sont plus la source de rien et ne servent plus à rien : tout juste à gagner de quoi subvenir aux besoins de leur progéniture, s’ils en ont.

Quand la France avait un empire, elle contrôlait de vastes territoires, où vivaient des populations à qui elle refusait, non sans raison, d’octroyer la nationalité française, préférant le droit du sang au droit du sol. Cet empire a disparu. Tant mieux. La France ne contrôle plus de territoire étranger ; mais elle donne la nationalité française, sans leur demander leur avis, à des gens que le hasard a fait naître sur son territoire. Elle les francise de force, elle s’empare d’eux, elle les arrache à leurs pères et à leur lignée. C’est la violence symbolique la plus cruelle qui puisse être infligée à une personne ; c’est la nier dans ce qu’elle est ; c’est lui ôter toute identité transmise ; c’est l’arracher aux siens et à sa lignée ; et c’est, à la place, lui imposer une identité de pacotille. Les trafiquants d’esclaves échangeaient des hommes contre de la verroterie ; en France, ils sont échangés contre un coup de tampon.

Moussaoui et Mme Guigou se ressemblent plus qu’on ne pourrait le croire. Ce sont deux êtres que la France a arrachés à leur famille ou à leur lignée, et qui ont renié à la fois le sol et le sang. Ces reniements ont fait d’eux des zombies. Personne ne peut rester zombie éternellement, sauf à sombrer dans la folie, la drogue, l’alcool. Pour ne pas être des morts-vivants, les zombies se fabriquent une identité. Mme Guigou, l’énarque en soie, prend une posture prolétarienne doublée d’une résistante de pacotille : elle connaît par cœur Bella ciao, le chant des partisans italiens, qu’elle brame dans les réunions socialistes, ça en jette. Moussaoui a comblé son vide identitaire par Allah akbar, le Deutschland über alles des musulmans. Dans les banlieues, les ersatz ne manquent pas : c’est l’islam. Naguère, c’était le communisme. L’islam a l’avantage de fournir une identité millénaire. Ainsi, grâce à l’islam, Moussaoui et les siens renouent le fil que la France a coupé ; la chaîne des générations se ressoude.

 

Deux siècles n’ont pas suffi pour franciser les Corses ; il en a fallu quatre ou cinq pour franciser (parfois très mal) les Basques, les Catalans, les Flamands, les Bretons. Malgré cela, la France s’obstine à franciser des Marocains et autres immigrés, nés par hasard sur son sol, en les coupant de tout ce qui a fait la fierté de leurs ancêtres et de tout ce qui ferait leur fierté s’ils étaient restés au pays. Franciser les hommes contre leur gré, c’est les nourrir d’une haine qu’ils retournent contre la France et les Français. La France n’étant ni musulmane, ni communiste, elle est la cible des drogués à l’ersatz. A force de nommer français les Moussaoui et autres fous furieux de la même espèce, et à force d’entendre les Guigou et autres qui ont renié et le droit du sol et le droit du sang se dire français, le mot français se transforme en tunique de Nessus. Désormais la tragédie Français ou comment s’en débarrasser se joue sur le sol même de France. C’est ainsi qu’un pays, à force d’alimenter par son aveuglement la haine sans limite qui le vise, sombre lentement dans le néant, vidé de tout ce qui l’a fait exister pendant un millénaire et demi.

 

 

 

Commentaires

Reniement du "" droit " du sol également partagé par d'autres " gauchistes" , type :

- Galouzeau de Villepin , autre renieur du sol Marocain

- Royal (" Hollande" ) renieuse du sol Sénégalais

- ces gauchistes , renieurs de ces sols , en général produits de la " haute administration coloniale " , arméé coloniale

- devenu de goche ( mais aucun n 'a choisi d 'être ouvrier à Boulogne-Billancourt Bizarre , non ??? )

- renieurs des sols marocain et sénégalais
( mais " électoralement " si proches " des populations franciséées électrices " issues de ces sols " )


- à noter que le droit du sol ( intéressant d'étudier DROIT )
- fait donc , de plus primer

- des CAILLOUX !! de la TERRE !!

- sur les valeurs HUMAINES CULTURELLES ETHNIQUES !!!


- difficile de s 'y retrouver après tout ça

- un caillou est alors supérieur à un PERE !!

Écrit par : con | 17 juin 2006

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