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24 juin 2006

Répression

 

 

 

 

 

Le nom répression ne figure dans le Dictionnaire de l’Académie française que depuis 1835 (cinquième édition) ; encore est-ce avec la seule signification juridique de "action de réprimer", comme dans "la répression des crimes, des délits, des abus". Dans le Dictionnaire de la Langue française, Littré se contente lui aussi de la définition élémentaire : "action de réprimer". Il l’illustre d’un premier exemple, conforme à l’emploi juridique canonique : "la répression des crimes" et d’un second exemple, relatif à une révolte : "il éclata une révolte ; la répression en fut sanglante".

En fait, le mot est plus ancien que ne le pensent Littré et les Académiciens. Il est attesté pour la première fois en français chez Nicolas Oresme en 1372 ; puis, au XVe siècle, dans l’expression repression de ire au sens d’action de contenir sa colère. Il a été formé à partir du mot latin repressus pour servir d’équivalent nominal du verbe réprimer.

 

En français moderne, répression est d’un usage plus fréquent et plus étendu que dans la langue du XIXe siècle. Bien entendu, les usages juridiques se sont maintenus et même amplifiés. La répression touche le braconnage et toutes sortes de fraudes : il existe même au Ministère de la Consommation ou au Ministère des Finances un service de la répression des fraudes. Mais le champ de validité du nom dépasse les seuls crimes, délits, abus, qui sont poursuivis ou empêchés par la justice, comme l’attestent les groupes de mots dans lesquels répression est d’un usage courant : "répression brutale, féroce, implacable, meurtrière, policière, politique, sanglante" ; "répression à outrance, sans merci" ; "répression des émeutes, des évasions, des grèves, des ouvriers, d’une révolte, d’une révolution".

L’article répression du Dictionnaire de la Langue française de Littré (seconde moitié du XIXe siècle) compte deux lignes ; celui du Trésor de la Langue française (1972-1994) s’étend sur une page. La signification qui en est donnée est plus ample. C’est "l’action de réprimer, de prendre des mesures punitives contre ceux qui sont jugés contrevenir aux règles, aux lois ou aux options d’un gouvernement, d’une société ou à la morale" ; c’est aussi le "fait d’empêcher par la violence un soulèvement collectif". Les exemples qui illustrent ce sens sont plus longs et plus variés que ceux du Dictionnaire de l’Académie française et ils sont relatifs à des événements historiques et politiques : la "terrible" répression dont auraient été victimes les militants révolutionnaires en Russie avant 1917 ou la Commune de Paris : "la rigueur de cette répression n’a jamais été égalée. Il y eut dix-sept mille morts, des exécutions sommaires, plus de quarante mille arrestations". En français moderne, le champ d’application de répression s’est étendu à l’éducation et à la psychologie. La répression éducative n’est pourtant qu’un "moyen de contrainte utilisé pour éduquer un enfant". Selon les psychologues, c’est un "processus psychique, conscient et volontaire, consistant à renoncer à la satisfaction d’un désir qui ne se trouve pas en accord avec la personne morale" : elle touche un accès de colère, un geste, une parole, des passions, le désir sexuel. Pour les psychanalystes, c’est un "phénomène inconscient de défense et tentative de fuite de l’angoisse, que le moi utilise devant un désir dont la satisfaction peut être dangereuse". Il a pour synonyme refoulement.

De fait, le mot, qui était surtout en usage dans le droit, a été étendu au XXe siècle à presque toutes les réalités du monde. Pourtant, cette extension à l’infini de répression est concomitante d’un accroissement quasiment à l’infini des libertés individuelles. Jamais dans l’histoire de l’humanité, les Français n’ont semblé plus libres : ils se sont libérés de toute attache, ils tiennent les devoirs pour des broutilles, ils s’exonèrent de toute obligation. Autrement dit, l’extension de l’emploi du nom répression contredit l’accroissement sans précédent des libertés. Qu’en conclure ? Ou ces libertés sont illusoires, ou la répression est un mythe. Hic et nunc, comme disent les savants, l’expérience que nous faisons du monde prouve que les libertés dont nous jouissons quasiment sans entrave sont réelles. De fait, ces libertés inouïes, dont nos ancêtres paysans ou bourgeois n’auraient jamais osé rêver, même dans leurs rêves les plus fous, rendent suspecte l’exhortation indignée et convenue à lutter contre les répressions innombrables et fictives. Cette hypothèse est confirmée par l’histoire de l’URSS et des autres pays communistes qui ont prétendu avoir aboli toutes les répressions dont les hommes auraient été les victimes antérieurement (exploitation de l’homme par l’homme et toutes les bornes à la liberté) et qui ont été, dans la réalité, les systèmes les plus répressifs qui aient jamais existé dans l’histoire de l’humanité. Las de tuer les opposants, ces systèmes ont préféré les interner dans des hôpitaux psychiatriques. Ils ont inventé la répression psychiatrique. Vladimir Boukovski, qui a passé le tiers de son existence en URSS en prison, a été le premier à dénoncer la répression par la psychiatrie détournée de ses fins (cf. son livre Une nouvelle maladie mentale en Union Soviétique : l’opposition, 1971, Le Seuil).

 

 

 

 

Commentaires

- répression CRS SS !! CRS SS !!

- sélection , piège à cons !

- tous ensemble , tous ensemble

- sous les pavés , la plage

- demain , on rase gratis

- génération Mythe Errant

- Force ( Farce ? )( Fosse ? ) tranquille



Ségolène R .

Écrit par : Ségolène R ( con ) | 24 juin 2006

FIERTES Fiertés " les fiertés "
les " fiertés Gay, Lesbiennes , Bi , trans "

en ce samedi 24 , je m 'interroge sur les " fiertés "

- dans mon enfance , j'ai appris le mot fierté
EN GENERAL au singulier

- avec d'ailleurs 2 sens :
- positif

- mais aussi négatif
" ne pas être trop fier " , etc ...
être modeste , mesuré
" se GARDER " de toute fierté
une fierté irraisonnée , non justifiée etc ..



ce mot parait à la fois :

- être devenu presque exclusivement utilisé par son pluriel

" LES fiertés

- sans d'ailleurs désigner ce que sont ces " fiertés "

( de quoi ont à être fiers les gays , bi , trans ??? )

- et être d'une usage EXCLUSIVEMENT POSITIF
VALORISANT


me voilà bien perplexe !

Écrit par : con | 24 juin 2006

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