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03 juillet 2006

Système éducatif

 

 

 

Système éducatif est un des mots ou un des maux, comme on voudra, préférés des pédagogues et des politiciens qui ont voulu faire de l’école le moteur à changer un pays de liberté en une société totalitaire. Les bien pensants n’ont à la bouche que ces mots à deux têtes, à la fois mots doubles et doubles maux, tels communauté éducative, professeur des écoles, enseignant chercheur, acteurs sociaux, etc. – c’est leur "symbole", ce à quoi ils se reconnaissent.

Ecole vient d’un mot grec qui signifie "loisir". Prise dans ce sens, l’école n’a pas d’autre but ou fin, que le loisir de s’adonner librement aux savoirs désintéressés et dénués d’utilité pratique, la grammaire, l’histoire, la littérature, pour ne citer que ces seuls savoirs, ne servant à rien. C’est ainsi, pensaient les maîtres de jadis, que l’esprit pouvait arracher sa liberté à l'ordre social et communautaire. Dans l’introduction à leur "histoire de l’alphabétisation en France de Calvin à Jules Ferry", qu’ils ont intitulée Lire et écrire (Editions de Minuit, 1977), Furet et Ozouf opposent à l’école la communauté. A l’école sont enseignés les savoirs "dispensateurs d’angoisse", alors que les communautés apprennent les savoir-faire de toujours. "L’accès de tous à la lecture et à l’écriture, écrivent Furet et Ozouf, ne suffit pas à garantir une vie collective plus fraternelle : les grandes catastrophes de l’Europe du XXe siècle sont là pour en témoigner". L’école n’a pas évité les génocides, les deux guerres mondiales, la colonisation. Doit-elle répondre de ce qu'elle n'a pas décidé ? Pourquoi ne pas accuser aussi l’art, puisque Hitler peignait ? Pourquoi pas la chimie, puisque c’est un chimiste qui a mis au point le zyklon B ? Pourquoi pas la littérature française, que Pol Pot a enseignée ? Pourquoi pas les séminaires orthodoxes, où Staline a été formé ? Etc. etc. etc.

Délaissant le mot école, banal et simple, les idéologues bien pensants ont opté pour système, qui fait très savant. Dans une des notes qui précèdent, il a été établi comment ce mot a triomphé. Au mieux, il a pour sens "composé de parties coordonnées entre elles " ; au pis " construction de l’esprit" et "ensemble de propositions, de principes, de conclusions, qui forment un corps de doctrine". Appliquée aux langues, il arrive que l’hypothèse du système soit heuristique, quand elle montre que les langues sont régies par des règles cachées, qui nous sont imposées malgré nous, hors de notre volonté. Il n’en va pas de même quand on transforme ce qui est institué en système. Si elle est système, l’école est régie par des forces invisibles et occultes. Il en va de même du tout éducatif. En 1945, quand les Italiens, libérés du régime qui les asservissait, ont recouvré leurs libertés, la première décision qu’ils ont prise a été de rétablir dans la dénomination du Ministère chargé de diffuser les savoirs le vieux nom d’instruction publique, que Mussolini avait éliminé au profit d’éducation nationale. A la Libération, les Français ont conservé le nom éducation nationale imposé en 1932 au détriment d’instruction publique par un homme politique, que fascinait le fascisme. En 1974, Giscard en a fait supprimer l’adjectif nationale. En 1981, la gauche l’a rétabli. Elle aurait pu rétablir la juste dénomination. Elle s'est contentée de remplacer le beau nom d’instituteur par le trompeur professeur des écoles, élève par enfant ou par apprenant, école par communauté éducative et professeur par le faux enseignant chercheur. Ces changements ne sont pas innocents. Ils signalent que l’instruction publique et l’école sont mortes. A leur place, trône "l’ensemble de propositions, de principes et de conclusions qui forment un corps de doctrine". Le corps de doctrine élimine tout ce qui entrave son assomption : le savoir, la liberté de l’esprit, les rudiments, les connaissances qui émancipent. Enseignants, apprenants, dirigeants d’école et de collège, parents, etc. sont devenus très bien pensants. Leur spécialité est la leçon de morale qu’ils détaillent au Km. En idéologie, ils en savent plus que Jdanov ou Savonarole. Le système éducatif leur a imprimé dans la tête son très gros livre rouge.

 

 

Commentaires

- professeur des zécoles


- je n 'ai d'ailleurs jamais compris ce terme

- j 'avais , bêtement , petit enfant , été instruit par des
- instituteurs , honnêtes , bien qu 'orientant vers un certain type de société , néanmoins ,valables , et je garde un grand souvenir de mr Verdun , mon meilleur instituteur

- sans qu 'ils soient " professeurs des zécoles " , j'ai pourtant bénéficié de leur enseignement dans une nécole

je n 'ai pas compris cette mutation :

y-a-t-il des :
- non-professeurs des écoles
- professeurs-des-non-écoles
- non-professeurs-des-non-écoles

pour devoir apporter cette précision ?

- surprenant de la part de léttrés


vais-je :
- chez le boucher-de-la-boucherie

- médecin-de-la-médecine

y-a-t-il :

- des dentistes-de-la-dentisterie

le mot instituteurs n 'était donc plus compréhensible ?


- bien sur , c'est le même mécanisme qui a créé
- des préposés des postes
- des techniciennes de surface
etc ...

Écrit par : Le Ducvert( con ) | 05 juillet 2006

La redondance n'est pas si évidente : "professeur" était auparavant le titre et le statut des enseignants du secondaire.
Le traitement, le statut administratif, l'avancement d'un instituteur et ceux d'un "professeur" étaient différents et c'est dans un but de nivellement que le changement terminologique a été effectué. La précision "des écoles" intervient pour spécifier le lieu d'intervention de ce professeur : l'école primaire (maternelle + élémentaire + enseignement spécialisé).
D'autre part, la disparition de l'"instituteur" coïncide bien évidemment avec la transformation de l'Ecole en une monstrueuse nursery de l'épanouissement, dédiée à l'accompagnement de la Modernité et non à la transmission ni à la formation d'êtres libres.

Je profite de cette incursion ici pour m'étonner, Arouet le Jeune, de ce que les commentaires de vos notes récentes soient inaccessibles : est-ce une volonté de votre part ?

Écrit par : paratext | 20 août 2006

A propos du "tout tourisme", notre bon Arouet oublie que ce sont ses propres amis qui ont tenté de vider de sens la notion de politique industrielle (en 86), sans parler de leur désastreuse politique agricole, ceux-là même qui, dans les régions où ils étaient alors largement majoritaires, ont multiplié, dès les années 80, les initiatives en faveur du tourisme (cf. Auvergne, Bretagne, PACA...). Mais pour juger de cela il faut connaître un peu l'histoire récente.
Mais l'on voit ailleurs notre ami Arouet faire l'apologie du Syllabus, c'est à dire d'une pensée catholique qui jamais dans l'Histoire ne fut plus antisémite et, accessoirement, plus hostile à la liberté de pensée. On pourrait aussi montrer qu'elle se perdit alors dans l'occultisme le plus sombre (c'est sous Pie IX que se multilplient miracles et apparitions). Mais pour juger de cela il faut connaître un peu l'histoire de l'Eglise. Bref, il est grand temps pour Arouet de mettre de l'ordre dans ses idées ou, tout au moins et ce sera bien plus simple, de changer de pseudonyme.

Écrit par : Héloïse | 20 août 2006

A Paratext. Non, ce n'est pas de mon fait, je vais tenter d'y remédier..

Écrit par : Arouet Le Jeune | 21 août 2006

j 'ai bien compris , cher paratext , et j 'avais bien suivi , à l 'époque , cette volonté d'égalisation , instituteur - prof .

néanmoins , ils zoraient pu devenir ( les zinstits ) :

- des instituteurs des zécoles !

- bien sûr , quel est d'ailleurs le distinguo entre :

- écoles
- collège _ lycée

- les instituteurs :

- étaient- ils membres :
* d 'un institut ?
* d ' une institution ?

** ou chargés " d'instituer " certaines idées , certaine éducation

savez vous d'ou était venu ce choix ?

et oui , impossible de mettre des commentaires depuis plusieurs semaines

je me demandais si Voltaire était prof et parti pour de longues vacances .

Écrit par : Le Ducvert( con ) | 21 août 2006

- à propos de PATRIMOINE ( ARTICLE 21 .08 , commentaire non déposable au bas de l 'article )

- je veux parler un peu d' économie

-j 'ai été interloqué , fin de semaine dernière , par l'adjectif INSOLENTE ( ET DONC LE MOT INSOLENCE )

- insolente ( plusieurs connotations ) attribuée à :

l 'économie ( encore un autre terme à creuser ECONOMIE ) Française

- une économie peut être " insolente "
- ou plutôt " la santé de l 'économie française "

- une " présentatrice ( ex-speakerine ) ou endoctrinatrice ?????

- sur LCI recevait mr BRETON , ministre de nos finances .

- avec un sourire fendu jusqu'aux oreilles , cette diffuseuse de bonnes nouvelles s'émerveillait :

- la santé de l 'économie a été INSOLENTE :

i.e = 0, 5 % de """" croissance "" au premier semestre 2006 !! j 'ai bien écrit 0, 5 %


- ce qui était supermégagénialcool , et donc INSOLENT , c 'était :

1, 2 % """""" prévu au second semestre "

la bonne nouvelle était donc l 'avenir !!!!

non encore advenu ,

et donc inconnu

mr Breton était enthousiasmé

l 'avenir allait être de 1, 2 % AU deuxieme semestre !!

donc ce qui n'est pas encore connu était , VA ETRE D UNE SANTE INSOLENTE


- était-ce :
1 l 'économie

2 la prévisionniste-informatrice-couéiste

3 le ministre des bonnes nouvelles

qui était INSOLENT

ET bien sûr , motus sur les 4 MILLIARDS D EUROS DE DETTES

Écrit par : Le Ducvert( con ) | 21 août 2006

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