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02 septembre 2006

Jacques de Voragine

 

 

 

Ecrire la vie des saints 

 

 

La Légende dorée, on le sait peut-être, est un recueil de vies des saints écrites en latin au XIIIe s. L'auteur en est  Jacques de Voragine.

Il ne serait pas impropre de qualifier d'esquisse ou de trame ou de scénario de légende dorée les récits, propos, discours relatifs aux grandes ombres du socialisme et de l’occultisme, qui errent parmi les vivants ou qui hantent la crypte du Panthéon. Ces ombres sont Saint François Mitterrand, Saint Jean Jaurès, Saint Victor Hugo, Saint Emile Zola, Saint Maurice Thorez, Saint Léon Blum, etc. La France a beau être une République laïque, il s’y raconte de très pieux récits et de stupéfiantes existences, tout entières consacrées au Bien public ou commun ou à l'Intérêt général et à lutter contre le Mal. Du socialoccultisme, il n’est dit que de belles choses flatteuses : l’éloge y est permanent, comme la Révolution chez les Trotskistes. Il serait inconvenant d’en faire la moindre critique. Ce serait même un blasphème que d’y appliquer le libre examen. C’est une légende, parce que tout y est controuvé ou faussé, et, qui plus est, dorée, à la fois comme une pilule dorée (ces paroles flatteuses qui adoucissent les regrets et les désagréments) et comme une vile servitude présentée sous un beau jour.

La modernité a tout. Il ne lui manque rien pour être parfaite, sauf sa légende dorée. Les éléments sont là partout, mais épars, dispersés, dans les media, dans les phrases sclérosées de l’opinion publique, sous la plume des politiciens. Il en allait ainsi des vies de saints au XIIIe siècle. C’est alors que Jacques de Voragine (1230-1298), qui fut archevêque de Gênes et commentateur de Saint Augustin, eut l’idée de réunir ces vies éparses dans un même recueil. Le travail n’a pas été très difficile.

Pour écrire la légende dorée moderne, il faut s’imprégner d’abord du ton de l’éloge et des tics de l’onctuosité servile ; car une légende dorée ne peut se raconter que sur le mode de l’hagiographie. Ensuite, il suffit de recueillir ces fragments verbaux épars et de les abouter, comme on le fait de lames de lambris. C’est ainsi que l’on aura écrit la légende dorée de la France socialiste et occultiste.

 

 

 

Commentaires

- sont aussi en bonne voie de canonisation ou béatification :

- saint Jack , le nouveau saint des musiciens -intermittents

- saint-Jospin , sainte-Aubry , les saints des 35 Heuristes ( ou 35 Heurtistes )

- Sainte Ségolène ? ( dossier simplement ouvert , à suivre ) ( paraitra plus difficile pour réunir les canons adéquats ) la sainte de l 'absence ( de programme )

Écrit par : le comte vert | 02 septembre 2006

J'ai comme une petite démangeaison à la lecture de cette belle note pleine d'absurdité, n'y aurait-il que des personnages de "gôche" à sanctifier ? M'en fous, comme on dit dans la nouvelle langue de cheux nous, suis un électron libre qui ne fait que passer....

Écrit par : Fabien | 03 septembre 2006

très bien vu...
Seulement, utiliser des termes de l'ordre religieux voire sacré pour les appliquer à des gens qui ne le méritent pas (même si c'est ironique), n'est-ce pas risquer d'en banaliser l'usage?

Écrit par : rebelou | 03 septembre 2006

Certes. Mais cela fait plus de deux siècles que les "grands prêtres" de la "nouvelle religion" progressiste, occultiste, socialiste, etc. détournent à leur profit et pour tromper les peuples le vocabulaire sacré. L'ironie n'a pour but que de dévoiler ce détournement.

Écrit par : Arouet Le Jeune | 04 septembre 2006

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