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15 octobre 2006

Signes 16

 

 

 

Le rétablissement de la peine de mort

 

 

 

La peine de mort est rétablie en France. Cela s’est fait en douce. Il n’a pas été nécessaire de faire voter le peuple. Même les députés, pourtant attachés à leurs prérogatives de législateurs, n’ont pas eu leur mot à dire. Qu’on se le dise donc ! Attention aux abattis. Couic ! Plus de gorge. Vous savez à quoi s’exposent les imprudents.

Robert Redeker, philosophe, habite dans la région de Toulouse, ce qui prouve que les Toulousains ne sont pas condamnés à jurer cassoulet, Stade toulousain, tombe la chemise, Téfécé et putaing de con. Robert Redeker a beau vivre à Toulouse, cité métissée, où l’Etat rémunère, en violation de la loi de 1905, un imam diplômé de l’école de théologie d’Al Azhar, au moins 30000 francs par mois (soit, en nouvelle monnaie, 4500 e), il n’en est pas moins français. On peut donc être philosophe, toulousain et français. C’est rare sans doute, mais ça existe.

Ce que nulle part en France on ne peut être, à savoir "condamné à mort", Robert Redeker, à Toulouse, bien qu’il soit français, l’est, lui, condamné à mort. Il est même le seul Français de France qui soit condamné à mort. Bien entendu, si cela ne tenait qu’à lui, il aurait volontiers et sur le champ renoncé à ce privilège. Mais comment faire entendre raison à ceux qui n’ont point d’oreilles, mais un sabre coupant comme un rasoir, et qui ont un Coran dans la tête ?

La France a beau avoir aboli la peine de mort (c’est la gloire de Mitterrand et de son âme damnée Badinter), elle n’empêche en rien qu’un Français soit condamné à mort. Pas sur la lune, ni en Arabie saoudite. Non ! En France. Toulouse est encore en France, peut-être plus pour longtemps - du moins, jusqu’à plus ample informé. Robert Redeker n’est pas le sujet de ces enturbannés qui ont fait main basse sur l’Iran ou l’Arabie, où ils décapitent à tour de bras. En veux-tu des têtes, en voilà. Il est citoyen français, citoyen de la République citoyenne et français de la France française. Comme il est citoyen et français (peut-être pas pour longtemps : s’il se fait égorger, il ne sera plus rien), la DST le protège. Noblesse oblige.

En France, il est des lobbies actifs et puissants qui s’indignent à l’idée que la peine de mort puisse être un jour rétablie en France et en Europe. Ils seraient prêts à couper la tête de Bush qui ne veut rien entendre et qui continue, contre vents et marées, à approvisionner la Mort en chair humaine. Eh bien, devinez. Tous les opposants à la peine de mort ont applaudi, à mots couverts certes, du bout des lèvres certes, au rétablissement de la même peine de mort : le Mouvement pour le Racisme, la Ligue des Droits de l’Homme musulman, Sauce raciste, le PCF, la Ligue, les syndicats enseignants (toujours les premiers à hurler avec les loups), le Ministre à la con de l’Educ-nat, le PS (qui ne dit mot consent). Pour se justifier, tous ont avancé la même raison : Redeker ne l’a pas volé, Redeker est raciste, Redeker porte un nom juif ou un nom boche, Redeker est un violent, Redeker n’avait qu’à se taire, Redeker pue, selon la Ligue des Droits de l’Homme musulman à trucider les mécréants.

Le quotidien de l’Intelligence Incarnée a fait fort. Comme d’habitude. Nihil novi sub sole. Il a attendu le 30 septembre 2006, 10 jours après la condamnation à mort, pour annoncer à ses lecteurs qu’un philosophe toulousain était condamné à mort, alors que ses confrères en avaient publié la nouvelle dès que la sentence a été connue. L’article est signé Ternisien, le pote à Ramadan, Alaoui, UOIF et à tout ce qui porte barbe, calotte, djellaba, hidjab, tchador, burka. L’article est glacial. Ce n’est pas la sentence de mort qui glace Ternisien, mais les paroles impudentes qu’aurait prononcées Redeker et qui, de ce fait, a amplement mérité à avoir, lui, son épouse et ses enfants, la gorge tranchée. Un éditorial de la rédaction daté du 1 octobre fait encore plus fort. Plus fort que Ternisien, il faut le faire ! Ce qui est révélé, c’est que Robert Redeker a été condamné à mort (nouvelle que tous les citoyens de la République citoyenne savaient le 1 octobre 2006) et qu’il ne l’a sans doute pas volé (sentence dont le bien fondé n’avait pas encore convaincu les citoyens de la République citoyenne). Ce qui est caché, c’est le nom du cheikh qui a prononcé la sentence. Pourtant, ce cheikh est connu de tous les services du Monde. Il a un nom, une œuvre, des responsabilités. Il se nomme Qaradawi, il est théologien et responsable d’un Conseil des musulmans d’Europe, il est milliardaire, il réside au Qatar et dans tous les lieux accueillants de la terre, où il y a des femmes faciles et vénales, il est le mentor des Frères musulmans et de l’UOIF, la branche française de cette organisation raciste, à qui Sarkozy a offert le CFCM, il est l’intime de Ramadan. Or, ce Ramadan, cette UOIF, ces Frères musulmans, ce Qaradawi, etc. sont les enfants chéris du Monde et de ses services, les petits chouchous de ces petits messieurs, leurs protégés, ceux que Le Monde couve, au cas où… Si la République citoyenne devenait islamique, les arrières seraient assurés. Déjà, en 1940, Le Temps, dont Le Monde a pris la suite (seul le nom a changé), caressait dans le sens du poil les armées ennemies qui défilaient victorieuses sur les Champs Elysées.

 

L’article qui a valu au philosophe Robert Redeker une condamnation à mort a été publié dans Le Figaro du 19 septembre. Ce n’est pas une analyse de fond, ni l’exposé argumenté d’une thèse, mais une réaction à plusieurs faits, à savoir : les meurtres gratuits de prêtres et de fidèles chrétiens et les destructions de bâtiments dits occidentaux qui, dans les pays musulmans, ont sanctionné la publication, dans un journal danois, de dessins ; et les destructions d’églises et le meurtre gratuit d’une vieille femme de 70 ans qui ont puni le Pape d’avoir dit à l’université de Ratisbonne ce qu’il n’a jamais dit. De ces faits, Redeker a tiré la conclusion que les musulmans cherchent à imposer aux Européens leurs propres normes en matière de censure, de silence obligatoire dans les rangs, de renoncement à toute pensée, de servitude imposée à tous, de barbarie, etc. : conclusion assez juste que Ternisien, Le Monde et les autres ont interprétée comme une critique sans fondement, injuste et scandaleuse de l’islam.

Jusqu’à ce que Robert Redeker soit condamné à mort pour avoir écrit ce qu’il a écrit, on aurait pu penser que sa conclusion était exagérée. Les avanies (c’est de ce terme que les anciens auteurs désignaient les mauvais traitements que les mahométans infligeaient aux chrétiens, juifs, tièdes ou incroyants) qu’il subit en confirment la justesse. S’il en était besoin, elles confirment aussi que les puissants de la seule Parole autorisée dans les media participent, au même titre que le cheikh Qaradawi, à l’entreprise d’asservissement que Robert Redeker a signalée et dont ils se font les complices.

 

 

 

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