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23 octobre 2006

Complément à "jeûne" (note du 26 septembre)

 

 

 

 

 

La grande bouffe est-elle un " jeûne " ?

 

 

Dans Le Monde, au site de ce journal, le samedi 21 octobre, dans les kiosques, le dimanche 22 octobre 2006, un article intitulé "Ramadan à Oran", dont voici quelques extraits :

 

"Alors, pour se calmer les nerfs, ils (les musulmans) vont se livrer à la seule activité qui vaille, en période de ramadan : faire des courses, et de façon compulsive.

On achète tout ce qui passe ! On voit des soles, on achète ! On voit des crevettes, on achète ! On voit de la viande, on achète ! On accumule aussi toutes sortes de pains. On n’en fera rien, mais on s’en fout. Et demain, rebelote !, résume Nebil, rieur et désabusé.

Si les cafés et les restaurants d’Oran sont tous fermés, c’est la cohue dans les marchés. Le plus prisé est l’immense Medina J’dida, ou "marché de la Ville nouvelle", réputé pour son abondance et ses bas prix. En prenant garde aux pickpockets - fléau d’Oran -, on se fraie un chemin entre des têtes de mouton ensanglantées, des monceaux de dattes, des gâteaux de l’Aïd, des cageots de coqs vivants, de dindes, de lapins, que le vendeur égorge d’un geste preste avant de les tendre au client...

Pendant le ramadan, on ne mange pas, mais on ne pense qu’à ça, du matin au soir ! Finalement, ce mois de jeûne, c’est le mois de la bouffe !, s'esclaffe Seddik.

Lui et Nebil regrettent-ils que le carême fasse partie des cinq obligations de l'islam ? Ils sursautent. Pas du tout. On y tient, c’est un mois de fête !, répondent-ils, sincères.

Les Oranais, comme la plupart des Algériens, portent un regard à la fois chaleureux et distancié sur le ramadan. S’ils en déplorent la folie dépensière, ils en chérissent le côté festif, le temps passé en famille, le sentiment d’appartenance, les rituels, les plats et les gâteaux qu’on sert le soir : la h'rira (ou chorba), soupe traditionnelle à la tomate, aux pois chiches et à la coriandre. Les boureks, feuilletés de viande en rouleau ou en triangle. Le tajine h’lou, aux pruneaux et aux abricots. La chamiya, gâteau de semoule et de miel..."

 

 

 

Mme la journaliste du Monde, qui est allée constater sur le terrain ce en quoi consiste le ramadan, continue pourtant, malgré les faits, à nommer carème la grande bouffe.     

 

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