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28 janvier 2007

Signes 19 : le triomphe de Tartuffe

 

 

 

 

Le triomphe de Tartuffe

 

 

 

 

Tartuffe est de retour : il préside la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité ou Halde. Il a du fric à ne savoir qu’en faire : malgré sa richesse insolente, il continue à aspirer voracement l’argent public, celui des pauvres, pour accomplir ses bonnes oeuvres. Il est si charitable qu’il pioche dans la poche des autres, jamais dans la sienne.

Tartuffe a eu son heure de gloire entre 1984 et 1986, quand il a été le directeur de cabinet de Fabius, alors premier ministre de Mitterrand, le plus jeune premier ministre que la France ait jamais eu. Ces honneurs précoces n’ont pas porté chance à Fabius, qui est le plus vieux dinosaure du monde. En revanche, d’avoir été directeur de cabinet de Fabius a porté chance à Tartuffe : il s’est retrouvé miraculeusement PDG de Renault. En 1986, Renault employait un millier d’ingénieurs et de cadres financiers ou de gestion de très haut niveau, qui, tous et légitimement, aspiraient à exercer la fonction de PDG de leur entreprise. Ils étaient compétents, ils avaient de l’expérience ; certains avaient même sacrifié à leur entreprise leur vie de famille pendant trente ans ou plus. Or, ce poste leur est passé sous le nez, comme il a échappé à d’autres capitaines d’industrie. Ils ont été victimes des pires discriminations qui soient. C’est le favorisé Tartuffe qui en a bénéficié. Avait-il les compétences d’un PDG ? Cirer les bottes d’un premier ministre est un excellent training pour cirer d’autres bottes, pas pour gérer une entreprise. Le fait est que Tartuffe a joui d’une préférence discriminatoire et qu’il a accédé à un poste auquel d’autres, plus qualifiés, ont été interdits par discrimination. Il s’y connaît donc en bénéficiaires de discriminations, pas en victimes, qu’il a dû humilier, quand il était chez Renault, tout son saoul. Ce favori de la Déesse Discrimination entend lutter contre les discriminations. A quand Hitler ressuscité pour défendre les Juifs ? Mais, bon Dieu, qu’il restitue d’abord à l’entreprise qu’il a dirigée par discrimination l’argent qu’il a indûment perçu !

On apprend aussi incidemment que Tartuffe a vécu aux Etats-Unis de 1947 à 1953 et que, là-bas, il a été horrifié par les discriminations qui frappaient les noirs et les premiers occupants de ce pays. Pourtant, il n’a rien fait, ni lui ni sa famille, il n’a pas levé le petit doigt pour protester contre cet état de choses et pour le faire changer. De même, quand il était directeur de cabinet de Fabius, il n’a pas levé le petit doigt quand le SIDA a été criminellement injecté à des enfants hémophiles ou quand le Ministère de la Justice organisait des collectes de sang dans les prisons, milieux où se trouvaient des individus (drogués et homosexuels) qui, d’un point de vue statistique, risquaient d’être porteurs du SIDA. La discrimination a joué à plein contre les enfants hémophiles : ils en sont morts. Tartuffe jouissant de la clause des individus les plus privilégiés, aucune action en justice n’a été intentée contre lui.

C’est donc l’homme qui a bénéficié toute sa vie de discriminations attentatoires au principe d’égalité qui dirige la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Il y applique les bons principes dont il a bénéficié toute sa vie pour donner de la légalité aux discriminations qui sont illégales en France et qui n’y existent nulle part.

 

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