Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20 avril 2007

Légende dorée 6

 

 

Légende dorée 6 : Saint Emile Zola

 

 

 

Si la nouvelle religion, occultiste, visionnaire, new age, positive et sociale en diable avait eu son Christ, celui-ci aurait dit à ses disciples, avant de mourir sur la croix : "sur cet Emile, je bâtirai mon temple". Mais, la religion nouvelle n’a que faire d’un Christ qui la révèle aux hommes, elle dispose de milliers de prophètes. Saint Emile Zola est l’un d’eux. Il est le pilier du synaxaire new age.

Si son père, ingénieur mi aigrefin, mi capitaliste résolu de gagner beaucoup d’argent en vendant cher aux habitants d’Aix-en-Provence les eaux de source qui coulaient en si grande quantité qu’elles ont donné à la ville son nom, n’était pas mort jeune, Emile aurait marché sur ses brisées et aurait été à la tête d’un bel empire financier. De lui et de son père, les romanciers réalistes auraient écrit "la fortune des Zola". Hélas, plutôt de s’enrichir de jetons de présence, il a choisi les lettres, la pub tapageuse, le feuilleton, les journaux, la littérature de gare. Ainsi, il a amassé une fortune colossale. Si des écrivains recouraient aujourd’hui aux méthodes de Zola (coups de pub bruyants, journalistes transformés en trompettes de sa renommée, copains le faisant mousser, claque organisée, ascenseur à tous les étages), ils seraient traités de ferblantiers, d’écrivains de m…., de Bouygues au petit pied, de gougnafiers, etc. Si un écrivain s’aventurait à reprendre ses thèses raciales, dignes de la sociobiologie avant l’heure, il serait aussitôt traduit en justice pour incitation au crime contre l’humanité. Si Zola est " de gauche ", alors la gauche n’est pas belle : le cadavre pue. On s’en doutait. Saint Emile Zola a pris le masque du défenseur des pauvres, des ouvriers, des paysans, des mineurs, des cheminots, parce que les pauvres sont dix mille fois plus nombreux que les riches. Il fallait les flatter : comme ils avaient appris à lire, ils ont acheté ses livres. En fait, le monde que ce Saint d’un nouveau genre connaît le mieux, c’est le monde interlope des agioteurs, des filles entretenues, des fils de pub, des grands magasins.

L’œuvre qui fait de lui le prophète de l’ordre nouveau, ce ne sont pas les vingt romans, assez gentillets, n’eût été le délire racial, qui composent le cycle des Rougon-Macquart, mais les œuvres de la maturité, écrites une fois fortune faite, à savoir : Trois Villes (Lourdes, Paris, Rome, dans lesquelles il tire à boulets rouges sur le catholicisme) et Quatre Evangiles, intitulés successivement Fécondité (ou évangile selon Mathieu, qui a douze enfants et une descendance plus nombreuse encore, qui vont porter la bonne parole dans l’Afrique placée sous l’égide de l’Europe impériale), Travail (ou évangile de Luc, qui construit une cité modèle, où il est doux de vivre, et une usine idéale, où il est agréable de travailler), Vérité (ou évangile de Marc, qui prend pour cible le dogme de l’Eglise infaillible qui obscurcit le cerveau des fidèles et qui prêche la libération du peuple par l’instruction et la science), Justice (ou évangile de Jean, qui fait régner l’harmonie dans le monde : ce dernier volume est inachevé). Tel est le nouveau Nouveau Testament de l’Europe arrogante et conquérante, qui met de l’harmonie dans le chaos, célèbre le culte du corps, donne libre cours à ses pulsions, exige le bonheur pour tous, pense les peuples comme des masses que conduit à la férule un guide, un duce, un conducator, un raïs, un presidente credente et à vie, un führer. Ces évangiles abolissent "l’évangile sémite de Jésus". On n’ose imaginer ce que le Saint aurait pensé de Mussolini, s’il n’était pas mort, encore jeune, en 1902.

Pendant trois ans, Saint Emile Zola a été relaps, quand il a pris la défense d’Alfred Dreyfus, admirable capitaine de l’armée française. Mais quand il a constaté, en dînant avec Dreyfus enfin libre, que celui-ci ne serait jamais un fidèle de sa nouvelle religion, il a repris de plus belle sa prédication occultiste pour mériter pleinement sa place dans le synaxaire new age.

 

 

 

 

Commentaires

tiens """ TOUS LES DIEUX """ bande encore !

toujours spécialiste de l' ATTAQUE AD HOMINEM !

Écrit par : le comte vert | 20 avril 2007

légende dorée
San SAlvador ALLENDE

http://www.polemia.com/contenu.php?iddoc=1433&cat_id=43

Écrit par : le comte vert | 20 avril 2007

eh oui ! " tous les dieux "
7 ans de lycée

1er en thème latin
et
1er en version latine !

mazette ! quel beau médor !

" tousl les Dieux " , bien sûr , utilise immédiatement MEDOR , pour assimiler

l 'autre à un chien !
belle mentalité !

ouf ! je n 'ai pas été traité de " VIPERE LUBRIQUE "
- espérons celà pour la prochaine intervention
de " tous les dieux "

avec çà , on va avancer loin !

Écrit par : Le comte vert | 22 avril 2007

Merci pour cette référence. Je savais qu'Allende avait soutenu des thèses racistes et eugénistes. J'ignorais que, nommé ministre, il avait eu tout loisir en 1939 pour les mettre en oeuvre.

Écrit par : Arouet Le Jeune | 24 avril 2007

Arouet,
pourquoi effacer le message de panthéon, un peu nul certes mais intéressant toutefois ?
Je trouvais cela flatteur (pour vous !) d'être un vulgarisateur de Philippe Muray plutôt qu'un sordide détrousseur de son oeuvre.
Je suis d'ailleurs plongée dans la lecture du XIXème siècle à travers les âges, que je trouve passionnant (la religion saint-simonienne, Comte, Zola, Hugo, etc.) et je ne vois pas en quoi vous le plagiez... C'est d'ailleurs grâce à vous que je le lis (Lumières des livres).
Je visite votre site tous les jours et vous me passionnez.
Merci.

Écrit par : Boulon | 26 avril 2007

Les commentaires sont fermés.