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17 octobre 2007

Retombée

 

 

 

 

Participe passé du verbe retomber, le nom retombée est attesté au XVIe siècle comme un terme d’architecture. Les Académiciens le définissent ainsi dans toutes les éditions publiées, de 1718 à 1935, de leur Dictionnaire : "il se dit de la naissance d’une voûte, de cette portion qui par sa pose peut subsister sans cintre" (1762, 1798), à quoi est ajouté en 1832-35, "et qui porte sur le mur ou sur un pied-droit". Dans la huitième édition (1932-35), c’est la "portion d’une voûte ou d’une arcade qui porte sur un mur ou sur un piédroit et qu’on peut poser sans cintre", comme chez Littré (Dictionnaire de la Langue française, 1863-77) : "terme d’architecture, portion d’une voûte ou d’une arcade qu’on peut poser sans cintre", sens qui est complété par ce sens technique : "dans l’impression de la musique, manœuvre par laquelle les notes tombent exactement dans la portée".

Dans la seconde moitié du XXe siècle, ce terme de beaux-arts s’est étendu à de nouvelles réalités, qui n’ont rien en commun avec l’architecture et qui toutes sont sociales ou politiques : retombées radioactives (1962) ; retombées de la recherche "effets d’une activité scientifique ou technique" (1967) ; retombées politiques ou "conséquences fâcheuses indirectes ou lointaines" (1968), comme l’indique le Trésor de la Langue française (1972-94) : "retombées atomiques, radioactives : poussières radioactives retombant sur terre après une explosion nucléaire atmosphérique" ; "action de s’abaisser en revenant à sa position initiale" ("retombée des paupières" et "retombée de soupape tous les cycles"). C’est aussi, entendu dans un sens figuré, l’action "de s’abaisser à une situation inférieure" : "les hommes (...) avec leurs élans et leurs retombées sordides" (Massis, 1924) ; "éviter la retombée de l’Église au plan d’une société profane, guettée par la tentation du pouvoir pour le pouvoir". Au pluriel, le mot désigne les effets secondaires d’un phénomène : "retombées commerciales, économiques, techniques d’une découverte, retombées politiques d’un scandale", avec cet exemple qui sent sa nouvelle religion sociale : "les retombées de l’investissement dans les divers domaines de la vie sociale", signé du messie du niveau qui monte, l’incontournable Passeron (1966).

En un siècle, le mot a connu la même évolution que site ou paysage : des beaux-arts, il a basculé dans le social. Il était propre à l’architecture, la société se l’est approprié. Il est vrai que, comme l’architecture, la société est une construction (à ce qu’elle prétend) et qu’elle peint, du moins dans les mots, ce qu’elle édifie des plus belles couleurs : sinon, comment abuser les bobos ? Comment les persuader qu’ils vivent une société parfaitement organisée qui est l’horizon indépassable de l’histoire ?

 

 

Commentaires

1 retombées : au moins la France a-t-elle été ( unique pays d'Europe de l 'Ouest ) à l 'abri des retombées du NUAGE de TCHERNOBYL
déjà çà !!!

2 Bon, alors , maintenant pour dire :
CORROMPRE ( des syndicalistes ) , par exemple , il faut dire
FLUIDIFIER ( les relations sociales ) , comme au Medef

la CORRUPTION est donc une FLUIDIFICATION !

Quand CHIRAK " prêtait " des chauffeurs ( payés par les impôts des Parisiens, à leur mairie )
à Marc BLONDEL , de FO ,
CHIRAK " Fluidifiait"

comme mr Jourdain faisait de la prose !

Écrit par : amédée | 17 octobre 2007

rétrolien
RETROLIEN

( angliche = trackback )

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trackback

Écrit par : amédée | 18 octobre 2007

Toujours aussi intéressant, comme d'habitude. Après avoir lu Arouet, on n'ose plus parler, de peur de proférer une énormité sans le savoir...

Écrit par : Barabbas | 19 octobre 2007

The President Sarkozy y Nagy-Bocsa a donné pour programme d'amener the France to be a
Pays Bilingual English -French

Before placer ensuite English as first Language

Do you envisage transform en
" Nouvelle Langue anglaise " NLA
ce qui serait aussi intéressant de nous
préparer to study

- les mêmes processus de politically correct ayant aussi lieu
-en UK de tony Blair & Brown
( changement de sens , mots " conseillés" , mots interdits etc... )

Best Regards

Écrit par : amédée | 21 octobre 2007

Vous avez raison, cher Amédée. La nouvelle langue de la France est un sabir français et anglais - nommé franglais il y a plus de quarante ans.

Écrit par : Arouet Le Jeune | 22 octobre 2007

- par le Pr Etiemble ( je crois )

- je possède d'ailleurs un exemplaire de poche de son ouvrage

-
donc , bientôt

New English Language ?? NLA

Écrit par : amédée | 22 octobre 2007

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