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24 mars 2008

Formulaire

 

 

 

 

Le nom formulaire, attesté au XIVe siècle, a eu pour seul sens, jusqu’au milieu du XXe siècle, "recueil" ou "livre" de "formules". Le formulaire des notaires est un recueil où les clercs et les notaires trouvent des modèles pour rédiger leurs actes. C’est ainsi qu’il est défini dans la première édition du Dictionnaire de l’Académie française (1694) : "livre de formules ; le formulaire des notaires, des arrêts du conseil" et "il se dit aussi de tout ce qui contient quelque formule, quelque formalité à observer" ("formulaire de dévotion, signer le formulaire"). Cette définition et les exemples qui l’illustrent sont repris dans les éditions suivantes (1762, 1798, 1832-35).

Pour ce qui est du second emploi relatif à la religion (formulaire de dévotion, signer le formulaire), l’article qui y est consacré dans L’Encyclopédie de d’Alembert et Diderot (1751-65) est plus claire que la hâtive définition des académiciens. Ce terme de "théologie et d’histoire ecclésiastique" désigne "toute formule de foi qu’on propose pour être reçue ou signée" et plus particulièrement, tel un nom propre, le "fameux formulaire dont le clergé de France a ordonné la signature en 1661, et par lequel l’on condamne les cinq propositions dites de Jansénius". D’Alembert, qui a rédigé lui-même l’article, ajoute : "ce formulaire, auquel un petit nombre d’ecclésiastiques refuse encore d’adhérer, est une des principales causes des troubles dont l’église de France est affligée depuis cent ans". Il semble que, lui l’homme de science, tienne ces querelles ou disputes pour peu de chose : "on appelle (très improprement) jansénistes ceux qui refusent de signer que Jansénius ait enseigné ces propositions. Ceux-ci de leur côté qualifient (non moins ridiculement) leurs adversaires de molinistes, quoique le Molinisme n’ait rien de commun avec le formulaire ; et ils appellent athées les hommes sages qui rient de ces vaines contestations". Il s’en moque : "que l’Eglise et l’Etat aient été bouleversés pour savoir si cinq propositions inintelligibles sont dans un livre que personne ne lit ; que des hommes, tels qu’Arnauld, qui auraient pu éclairer le genre humain par leurs écrits, aient consacré leur vie et sacrifié leur repos à ces querelles frivoles ; que l’on ait porté la démence jusqu’à s’imaginer que l’Être suprême ait décidé par des miracles une controverse si digne des temps barbares ; c’est, il faut l’avouer, le comble de l’humiliation pour notre siècle". Alembert est insensible à ces questions, ce qui ne signifie pas qu’il soit sceptique ou détaché. Bien au contraire. Il défend avec autant de rage sa cause que celle dont il se gausse : "favoriser les progrès de l’esprit philosophique, qui en inspirant aux hommes l’indifférence pour ces frivoles disputes, est le plus ferme appui de la paix dans la religion et dans l’état, et le fondement le plus sûr du bonheur des hommes." Le grand esprit philosophique dont témoignent le marxisme, le léninisme, l’hitlérisme, etc. atteste qu’il est préférable que les hommes se disputent sur l’efficacité de la grâce plutôt que sur les moyens d’établir le paradis sur terre. Dans le premier cas, les disputes n’ont tué personne ; dans le second, ce sont des dizaines de millions d’innocents qui ont été sacrifiés sur l’autel de l’esprit philosophique.

 

C’est au XIXe siècle et surtout au XXe siècle que le nom formulaire quitte le nid douillet des notaires, du Conseil et de la dévotion, pour prendre son envol et coloniser le social, la société, le sociétal et l’administratif – cet immense appareil bureaucratique qui a pour fonction de célébrer le culte social, à l’aide de formulaires évidemment. Dans son Dictionnaire de la langue française (1863-77), Littré note que formulaire s’est étendu à l’embryon de bureaucratie mis en place par la monarchie administrative et désigne un "modèle sur lequel on doit rédiger un tableau, un état, une statistique, etc.". Vauban y donne ce sens dans son mémoire sur la dîme : "se servir pour ces dénombrements simples d’un formulaire en table, à la fin de laquelle on pourrait joindre des remarques courtes et succinctes sur les sujets qui auront rapport à ce dénombrement". Les choses nommées formulaires devenant sans cesse plus nombreuses, la définition s’affine. Dans le Dictionnaire de l’Académie française, huitième édition, 1932-35), c’est un "répertoire de formules, dressé soit par l’autorité publique, soit par un particulier en vue de l’usage pratique ; formulaire des notaires, des actes de procédure, pharmaceutique ou nomenclature des médicaments simples et recueil des formules concernant les préparations officinales".

C’est en 1932, dans le Voyage au bout de la nuit de Céline, que formulaire est attesté pour la première fois dans son sens moderne : "imprimé à remplir" - à "renseigner", disent désormais les sciencieux du psy et soc. C’est ce qui assure son succès dans la bureaucratie des Etats providence : "imprimé comportant un certain nombre de questions auxquelles il est demandé de répondre pour satisfaire à certaines formalités administratives" (Trésor de la langue française, 1971-94) ou "imprimé comprenant une série de questions auxquelles l’intéressé (lequel ? le formulaire ?) doit répondre" (Dictionnaire de l’Académie française, neuvième édition, en cours de publication), sens que Mme de Beauvoir, cette pythonisse de la religion sociale moderne, s’empresse d’employer, dès 1954, dans son nullissime roman, Les Mandarins : "Pourrai-je voir cinq minutes M. Tournelle ? de la part d’Henri Perron. Je suis chargé d’un message pour lui. Si vous voulez inscrire votre nom et le motif de la visite, dit la secrétaire en tendant à Henri un formulaire imprimé". Un "formulaire imprimé", voilà ce que cette dame va laisser à la postérité sous le titre Les Mandarins. S’il avait été au féminin (comme il aurait dû l’être, vu les croyances de la dame), ce titre comestible aurait échappé à la rigolade des siècles futurs.

 

 

Commentaires

Remiremont-des-Vosges abrite encore une
Rampe ( rue pentue ) de l 'écolâtrie
mot bien disparu du quotidien

- qui fera croire , avec sa teminaison à
idolâtre , idolâtre de l 'écologie ?

ECOLATRIE ECOLATRE

RANG et aussi un Rang du Sénéchal
RAng , bien disparu dans ce sens proche des rancs
RANG RANGER RANGEMENT voire dérangement pour certain président

ECOLATRE ECOLATRIE RANG SENECHAL

ORCHESOGRAPHIE

Écrit par : Amédée | 24 mars 2008

société générale :
philips du maroc.
nom :
riadi samir.
proféssion :
dirécteur général GX.
matricule : 256314856958478569584758695862358478/89564700235698.
mandat sur caisse : 2536185965847856923586958476958/8956475869522358586.
compte bancaire : 256300148569758586958478558692358/89564758695869586.
bureau quide fiscale : 25633148597856958475869522588/8595656558475002365.
cabinet nidole HTE : 62541859584758965848586952258/895647236598478586958.
poste RYO RANG : 254168947586965652236569858/89564756895623569984756.
cnss : 2584785569584769.
CIMR : 584785965854866.
siment : 254869584755869.
carte d'application public : 14256003895647856958523568/895647200323558569.
carte finance GRAM LYO : 1425869523584785693258695847855/895647586925845869.
carte magnétic FOREST : 25631425869584785869584758695/895647002356988475869.
cléf pontionélle RIM : 2514362569852858/8956470023569845825.
carte nationale : bj 33 43 86.
date et lieu de naissance : 10/11/1984 2mars casablanca.
adrésse : 138 bd bahmad n° 2 casa gare 20210.
portable : 06 57 82 68 11.

Écrit par : riadi samir | 05 mai 2012

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