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05 avril 2008

Galère

 

 

 

Emprunté du catalan galera (issu du grec byzantin galea), galère est attesté au début du XVe siècle au sens de "navire de guerre à rames". Il est dans toutes les éditions du Dictionnaire de l’Académie française et, dès 1694 (première édition), il a deux sens principaux, maritime et judiciaire : "vaisseau long et de bas bord qui va ordinairement à rames, et qui va aussi à la voile, dont on se sert sur la mer méditerranée, et rarement sur l’océan" (1694) et "il se prend aussi pour la peine de ceux qui sont condamnés à ramer sur les galères" ("il est condamné aux galères pour cinq ans, pour vingt ans, à perpétuité ; condamner aux galères ; envoyer aux galères ; retirer un homme des galères ; racheter un forçat des galères", 1762). Les académiciens précisent qu’entendu dans le sens judiciaire, le mot n’est en usage qu’au pluriel.

Dès 1694, il est noté un emploi figuré qui a une valeur de proverbe : être en galère, "pour dire que l’on est en un lieu où l’on souffre beaucoup" ("en parlant d’un lieu, d’un état, d’une condition où l’on a beaucoup à souffrir, on dit proverbialement et figurément que c’est une galère, une vraie galère, c’est être en galère", 1762, 1798, 1832-35, 1932-35). Littré (Dictionnaire de la langue française, 1863-77) reprend ces définitions, tout en distinguant les galères antiques des galères modernes. Pour ce qui est de l’emploi figuré, il se contente d’une définition affaiblie. Ce n’est plus le lieu, l’état, la condition "où l’on a beaucoup à souffrir", mais tout simplement une "condition désagréable". La souffrance se mue en désagrément. Le sens est jugé "familier". Les extraits qui illustrent ce sens attestent en effet qu’il est employé par moquerie : "la campagne qu’on peut appeler les galères d’une jeune personne" ; "la nature a condamné le pic au travail, et pour ainsi dire à la galère perpétuelle" (Buffon) ; "je suis plutôt spectateur que patient dans cette galère où je me tiens les bras croisés" (d’Alembert) ; "personne maintenant ne veut être soldat ; ce métier, sous les nobles, sans espoir d’avancement, est une galère, un supplice à qui s’en peut exempter : on aime encore mieux être prêtre" (Courier). Une vie de galère est la métaphore hyperbolique (la condamnation aux galères étant supprimée) d’une "situation pénible et laborieuse".

 

 

Ce qui est nouveau (et laisse sans voix) dans la langue moderne, c’est l’usage qui est fait de galère par les sciencieux du soc psy. Ce mot désigne la vie, relativement favorisée eu égard aux normes des pays d’origine, que mènent en France, dans les quartiers qui ne sont dits populaires que pour cacher qu’ils sont devenus islamiques, les "jeunes issus de l’immigration", c’est-à-dire les (grands) enfants (eux-mêmes pères de famille) de Marocains, Algériens, Tunisiens, Turcs, Maliens, etc. ou, dit sans fioritures, les membres des colonies arabo-islamiques établies en France. Ils seraient en galère, ils connaîtraient la galère, leur vie serait une galère, ils rameraient tous les jours, ils seraient condamnés (par des racistes évidemment) à mener une vie pénible et laborieuse, généralement faite d’allocations de tout type et de revenus de trafics divers. En bref, ils vivraient fort bien, sur un grand pied, et sans travailler. De la galère, ils ne sont pas les rameurs, mais les chiourmes. On comprend qu’ils préfèrent cette existence dans le luxe à une vie grise dans leur pays. La galère, pour cette science indépassable qu’est la sociologie, consiste donc pour les ressortissants de ces colonies à vivre sur le pays ou, comme on dit sans fioriture, à vivre sur la bête. "Le tourbillon politique qui tournoie autour de nous ne me laisse pas une minute ; la vie est une galère", s’exclame profondément, mais sans ironie, Lamartine, ce poète illuminé de la religion sociale. Il ne croyait pas si bien dire. La vie doit être une croisière de luxe pour les sociologues qui tiennent, sans rire, ni plaisanter et sans antiphrase, la condition dans les colonies islamiques établies en France (et en Europe) pour une galère.

 

 

 

Commentaires

OH TEMPS SUSPEND TON VOL

Lamartine était d'ailleurs en GALERE , sur le petit esquif,lorsqu 'il cocufiait le physicien CHARLES , avec l 'épouse de celui-ci ,
sur les eaux du lac du Bourget , entre belles montagnes du Revard , de l 'épine , eaux bleues , en villégiature à TRESSERVE

cette petite barque était une " Galère " !

( il lui fallait " assurer " )

Écrit par : amédée | 06 avril 2008

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