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16 septembre 2008

Erotisme

 

 

Il n’y a pas d’article érotisme dans les éditions du Dictionnaire de l’Académie française publiées de 1694 à 1932-35, bien que l’adjectif érotique dont il dérive ait été introduit en français au milieu du XVIe siècle et enregistré dans le Dictionnaire de l’Académie française à compter de la quatrième édition (1762). Selon Féraud, le nom qui est le pendant de l’adjectif érotique est érotomanie, au sens de « délire amoureux ». Erotisme est attesté au sens de « désir amoureux » en 1794 chez Restif de la Bretonne, dont longtemps l’histoire littéraire a injustement fait un « pornographe ». C’est donc avec terrorisme et vandalisme un des nombreux mots et sens qui sont apparus pendant que la France était soumise à la Terreur.

Flaubert l’emploie dans le sens dans lequel il est attesté chez Restif : « impulsion à aimer, tendance vive à l’amour », sens qui est mentionné comme vieilli un siècle plus tard par les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94). Ce qui fait le sens usuel aujourd’hui d’érotisme, c’est, selon ces mêmes rédacteurs, « l’idée explicite de sexualité » (comme si le sexualité était une idée !) : « tendance plus ou moins prononcée à l’amour (sensuel, sexuel), goût plus ou moins marqué pour les plaisirs de la chair » (Trésor de la langue française). Au XXe siècle, il est même devenu une « valeur » sociale ou morale, quelque chose à quoi l’air du temps, l’époque, l’idéologie « dominante » accordent beaucoup de prix, surtout dans ses manifestations de tous les jours. Une « société » qui est régie par l’érotisme n’est pas loin de sombrer dans la maladie. De fait, érotisme est aussi un terme de médecine et de pathologie, désignant un « penchant maladif à l’amour charnel » et « une obsession du plaisir physique ». Les psys en font leurs choux gras : c’est, selon eux, « l’aptitude à éprouver des sensations de plaisir érotique (sensuel, sexuel) » et le « mode de satisfaction libidinale propre aux zones érogènes ou à certaines fonctions vitales » : il est donc buccal, génital, musculaire, urétral, urinaire, anal. Les académiciens (neuvième édition, en cours de publication, du Dictionnaire de l’Académie française) ne relèvent pas le sens vieilli : ils se contentent de distinguer le sens courant ou usuel (« caractère de ce qui, dans la pensée et le comportement, suggère, suscite, révèle, accompagne le désir sexuel ») des sens médicaux ou spécialisés, selon les psys : « dans la recherche du plaisir physique, tendance à privilégier telle ou telle zone corporelle » et « par extension, capacité qu’ont certaines zones corporelles de susciter un plaisir sexuel ».

Les articles érotisme des dictionnaires actuels n'étudient pas seulement des mots ; ce sont aussi des miroirs : ils sont le reflet de notre monde et ils renvoient de la modernité une image assez fidèle.

Commentaires

Et l'on sait combien la Patriarche de Ferney avait goût pour la chose...
Toutefois, pour revenir à notre (?) époque, et comme Thanatos et le pendant d'Eros, il me sembles que, sur nos étranges lucarnes, nous assistons à plus de massacres qu'à des simulacres de procréation.
Il va falloir compenser ce déficit érotique sans plus tarder.

Écrit par : P.A.R. | 16 septembre 2008

ANXIETE

ANXIOGENE

BIGOT

BOBO BOBOS

CULPABILITE CULPABILISATION ( coulpe , eng = culprit )

" école culpabilisatrice " " notes notation culpabilisatrices "
ESSENCE = ( évolution )

HALALISER HALALISATION

MIGRATOIRE ( parcours ... )

OFFICINE ( bureau , secrètes )

PLOUC

SOLLICITER SOLLICITEUR ( eng = sollicitor )
SOLLICITATION

STRESS STRESSANT

RACISME SOCIAL ( des bobos .... )

Écrit par : amédée | 18 septembre 2008

Monsieur Amédée, je crois qu'il vous manque le plus gros morceau:

DISCRIMINATION POSITIVE

Écrit par : P.A.R. | 19 septembre 2008

Les commentaires sont fermés.