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15 novembre 2008

Saboter

 

 

 

Ce verbe, dérivé de sabot, est attesté en 1564 au sens de « jouer au sabot », une sorte de toupie (« sabot signifie encore un certain jouet d’enfants, que l’on fait pirouetter avec un fouet, avec une lanière », Dictionnaire de l’Académie française, 1694), sens dans lequel sabot est attesté dès le XIVe siècle, ne désignant une chaussure paysanne fait d’une pièce de bois évidée que deux siècles plus tard, en 1512) ; et en 1690, dans le Dictionnaire universel de Furetière, au sens de « faire du bruit avec ses sabots ». Longtemps, les académiciens n’ont relevé, de 1694 à 1832-35, dans les six premières éditions de leur Dictionnaire, que le premier de ces deux sens : « Jouer au sabot, faire aller un sabot » (exemple : « des enfants qui sabotaient dans une salle »), tandis que saboteur « ne se dit que d’un enfant qui sabote » (« un petit saboteur »).

Alors que saboter, dans la sixième édition du Dictionnaire de l’Académie française (1835), n’a qu’un sens (« jouer du sabot »), il en a cinq dans le Dictionnaire de la langue française que Littré a publié quelque quarante ans plus tard (1863-77) : « familièrement, faire du bruit avec ses sabots » (attesté en 1690) ; « fouler les draps avec des sabots » (attesté en 1832) ; « terme de construction, saboter un pieu, placer un sabot à son extrémité » (attesté en 1842) ; « populairement, faire vite et mal, saboter de l’ouvrage » (attesté en 1808, puis en 1842, dans un emploi transitif), « jouer au sabot » (le sens le plus ancien). Après la publication du Dictionnaire de la langue française de Littré, deux nouveaux sens sont attestés : en 1875, un sens ferroviaire (« pratiquer le sabotage des traverses de chemin de fer ») et en 1897, puis en 1907 : « agir de façon à provoquer l’échec d’une entreprise, d’un processus » et « détruire, détériorer volontairement un outillage industriel, commercial, etc. ».

Dans la huitième édition du Dictionnaire de l’Académie française (1932-35), le ménage est fait ; deux sens seulement sont relevés, « bâcler » (« mal faire exprès l’ouvrage dont on est chargé ») et « détériorer » (« arrêter, troubler le fonctionnement d’un mécanisme, soit en détériorant une pièce, soit par une fausse manœuvre intentionnelle »). Les sens ancien (« jouer à la toupie ») ou techniques (« fouler les draps » et le sens ferroviaire) ou paysan (« faire du bruit avec des sabots ») sont écartés de ce mot qui est, par ailleurs, jugé « familier ». Heureusement, les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94) les rétablissent dans la définition de saboter : il est vrai que l’intention de ces nombreux rédacteurs est d’établir un thesaurus et de dresser l’inventaire le plus exhaustif possible des mots et de leur sens, même si ceux-ci sont « vieillis », comme « faire du bruit avec des sabots » (qui porte encore des sabots ?) ou « jouer du sabot » (encore faudrait-il qu’il y ait encore des toupies qui soient nommées sabots) ou ont été oubliés par les lexicographes du passé : ainsi « faire des sabots », id est des chaussures en bois (in Larousse encyclopédique). Les sens principaux apparaissent dans des emplois transitifs : « faire vite et mal un travail, une tâche » (bâcler (familier), gâter, gâcher ; saboter la besogne, la tâche) ; « détériorer, détruire de manière clandestine le plus souvent, du matériel, de l’outillage, des installations civiles ou militaires » (il est souvent question d’actions de sabotage et de saboteurs dans L’Espoir de Malraux et dans tous les récits de résistance) ; et, par analogie, « compromettre, désorganiser volontairement un projet, une entreprise », comme dans cet extrait éloquent du Traité de sociologie (1968) : « les membres des milices fascistes (...) apprennent à porter l’uniforme, à saluer, à défiler, à manier des armes, à se battre : on leur apprend comment saboter une réunion ou lutter contre des saboteurs adverses ».

Le paradoxe de l’affaire est que ce verbe saboter est en usage aussi dans les chemins de fer : « pratiquer le sabotage des traverses de chemin de fer » et qui consiste, semble-t-il, pour que le rail soit bien posé, à « saboter (est-ce raboter ?) la traverse à l’emplacement du patin » et qu’il désigne aussi, dans la mythologie des chemins de fer, l’action inverse : détériorer les traverses et les rails, de façon à faire dérailler les trains, tant et si bien qu’un saboteur, qui a cessé d’être un enfant qui joue à la toupie, est à la fois un « ouvrier qui effectue le sabotage des traverses de chemin de fer » (il n’enlève du bois de la traverse que ce qui est nécessaire) et « une personne qui pratique le sabotage » ou « l’auteur d’un sabotage », comme chez Camus (« tout contre-révolutionnaire pris les armes à la main, tout saboteur sera immédiatement fusillé », 1936) et que, parallèlement à saboter ou à saboteur, sabotage désigne les deux mêmes actions contraires ou inverses, positive (saboter, c’est construire) et négative (c’est aussi détruire), comme si toute positivité renfermait en elle sa propre négativité. Si Hegel avait su le français et qu'il eût connu ces sens contraires de saboter, sabotage et saboteur, sa dialectique aurait peut-être pris une autre direction : il l'aurait sans doute sabotée.

 

 

Commentaires

UN SABOTIER EST TOUJOURS MAL CHAUSSé !!!
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CHOIX
C EST MON CHOIX / DE CHOIX
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CONTINGENCE / CONTINGENCY
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ENTREPRENEUR
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ENTREPRENEURIAT

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FANTASQUE [ WHIMSICAL ]

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SENS DE CE SUFFIXE IAT
SOUVENT EQUIVALENT DU [ SHIP ] ANGLAIS MIS A TOUTES LES SAUCES
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GABEGIE

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INAUGURER / INAUGURATION
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PARADIS N EST PLUS AU CIEL
MAIS DANS LES ILES ET DUCHES
PARADIS FISCAL


PERMET L OBTENTION DU PARADIS SUR TERRE

AUX POLITICIENS
MARCHANDSD ARMES
CRIMINELS DIVERS
BANQUIERS DICTATEURS
[AUX AMIS DE LA FRANCE ]
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PARTENAIRE [ GRAND MOT DE LA REVOLUTION SEXUELLE

MULTI-PARTENAIRE [ FEMME MODERNE LIBEREE ] ....
N EST PLUS SOUMISE A UN HOMME
A UN / DES PARTNERS

PARTNER
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PARTENARIAT

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PRETOIRE

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PROFITABLE - PROFIT
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REVULSION
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SOLVABILITE [ SOLVENCY ]
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SOUSCRIPTION
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STIPULER
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VERSATILE [ SENS ANGLAIS - POLYVALENT ]

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VITRINE [ SHOWCASE ] POLITIQUE ETC ......
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-LU UN NOUVEAU MOT DE CREATION SPONTANEE !!!! écrit par
un jeune diplômé universitaire

IMPOTENTIALISANT !!!
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Écrit par : amédée | 15 novembre 2008

casser et recasser

c'est toujours travailler !!!

Écrit par : amédée | 15 novembre 2008

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