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22 novembre 2008

Astrologie

 

Emprunté du latin astrologia, lui-même emprunté du grec, et désignant l’étude des astres, ce nom est attesté au milieu du XIIIe siècle, au sens « d’étude des astres, spécialement de leur influence sur la destinée des hommes » et, dans la seconde moitié du XIVe siècle, chez Oresme, comme synonyme d’astronomie.

Les académiciens et autres lexicographes des siècles classiques se défient de l’astrologie, qu’ils tiennent au mieux pour un « art conjectural », au pis pour un « art chimérique », même si les académiciens, dans la première édition (1694) de leur Dictionnaire, définissent le mot astrologie comme un synonyme d’astronomie : « il signifie quelquefois la même chose qu’astronomie, mais le plus souvent il se prend pour cet art conjectural, suivant les règles duquel on croit pouvoir connaître l’avenir par l’inspection des astres », précisant pour distinguer ces deux mots « qu’en ce dernier sens et pour une plus grande distinction, on l’appelle quelquefois astrologie judiciaire ou absolument la judiciaire » et l’illustrant de ces exemples qui en disent long sur le discrédit de l’astrologie parmi les académiciens : « l’astrologie est fort incertaine ; la plupart des astronomes se moquent de l’astrologie ». Dans les éditions suivantes, la définition est sans concession : « art chimérique, suivant les règles duquel on croit pouvoir connaître l’avenir par l’inspection des astres » (1762, 1798, 1832-35) ; en 1932-35, la formulation en est légèrement modifiée : « art chimérique, nommé aussi astrologie judiciaire, qui prétendait donner le moyen de connaître l’influence exercée par les astres sur le caractère ou sur la destinée des hommes », ainsi que dans la neuvième édition (en cours de publication) : « art divinatoire prétendant prévoir les destinées humaines dans leur correspondance avec le mouvement des astres ». Féraud et Littré partagent la répugnance des académiciens : « astrologie et astronomie ont rapport aux astres ; mais le premier n’exprime qu’un art chimérique, sur les règles duquel on croyait pouvoir prédire l’avenir par l’inspection des astres ; le second est une vraie science, fondée sur des principes sûrs, et des observations ou vraies ou probables » (Féraud, Dictionnaire critique de la langue française, 1788, qui cite cet exemple de Richelet, 1680 : « l’astronomie est une belle science ; l’astrologie est une charlatanerie ») ; « art chimérique prétendant prévoir l’avenir d’après l’inspection des astres » (Littré, Dictionnaire de la langue française, 1863-77), ce dernier tenant même à expliquer le constant discrédit de cet « art » ou « science divinatoire » depuis le XVIe siècle : « astrologie n’a primitivement aucun sens défavorable, et signifie proprement doctrine des astres. C’était, pour les anciens, le nom de la science que nous nommons astronomie ; et c’est l’abus qu’on en a fait, en prétendant deviner l’avenir, qui a déterminé l’usage à donner deux noms différents à la vraie science et à la fausse ».

Il semble que ce discrédit ne soit plus de mise, du moins si l’on en croit les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94), qui sont scientistes en diable et qui définissent l’astrologie dans les termes les plus flatteurs qui soient : « science de certains astres (le Soleil et la Lune, appelés luminaires, et les planètes Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton) considérés dans leurs relations entre eux, dans leurs positions dans les signes du zodiaque ; art d’interpréter ces configurations particulières à une certaine date, établies dans une carte du ciel, en vue de déterminer le caractère de quelqu’un, de prédire l’avenir ». Les exemples qui illustrent cette définition positive sont eux aussi à décharge : « Dante (…) ne refusait pas toute confiance aux spéculations de l’astrologie, qui (…) constatait de nombreuses correspondances entre les phases des révolutions célestes et celles de la vie terrestre » (Ozanam, 1838) ; « On ne saurait croire combien la croyance à l’astrologie a été utile à l’humanité. Si Képler et Tycho-Brahé ont pu vivre, c’est parce qu’ils vendaient à des rois naïfs des prédictions fondées sur les conjonctions des astres. Si ces princes n'avaient pas été si crédules, nous continuerions peut-être à croire que la nature obéit au caprice, et nous croupirions encore dans l’ignorance » (Poincaré, 1905) ; « Une relation d’universelle sympathie régit toutes les manifestations de la vie et explique la croyance de tous les penseurs de la renaissance à la magie : aucun geste, aucun acte n’est isolé, ses répercussions efficaces s’étendent à la création entière, et l’opération magique atteint tout naturellement les choses ou les êtres les plus lointains. L’astrologie, de même, est nécessairement inscrite dans le système de tous ces philosophes : l’analogie essentielle qui existe entre la nature et l’homme permet d’admettre, sans étonnement, que chaque destinée soit liée au cours des astres et des constellations. L’homme est au centre de la création, où il occupe une place privilégiée dans la chaîne des êtres, grâce à sa dignité de créature pensante et consciente, de miroir où l’univers se reflète et se connaît » (Béguin, 1939) ; « Nous savons encore peu de chose des mille courants qui nous relient à ce plus vaste corps et charrient ses influences jusqu'à notre corps domestiqué. Il est remarquable que la science de Kepler et la foi de saint Thomas n’aient pas cru devoir rejeter au principe les affirmations de l’astrologie. Ils croyaient à l’influence des astres, et quelques savants commencent aujourd’hui à dresser des tables statistiques, afin de voir si des corrélations psycho-cosmiques s’en dégageront. C’est le seul moyen scientifique d’aborder le problème. La solidarité qu’affirme partout l’univers laisserait plutôt supposer que les résultats seront positifs, et permettront, comme déjà la chirologie, la graphologie et la physiognomonie, d’écarter de l’astrologiele bavardage des charlatans » (Mounier, 1946).

Il est même noté que cette science se manifeste sous différentes espèces : astrologie naturelle (« étude de l’action des astres sur les éléments telluriques ») ; astrologie statique (« celle qui considère exclusivement la carte du ciel à la date de naissance ») ; astrologie dynamique (« celle qui, étudiant les transits et les directions des astres, considère le tracé de l’individu dans son mouvement à travers le temps »). C’est un véritable renversement conceptuel qu’effectue ce Trésor, rédigé par les plus savants de nos lexicographes et publié par les très savantes Editions du CNRS : l’astrologie est une science. Il est vrai que cette assertion d’un type nouveau est assénée par des experts en sciences humaines et sociales, qui ont les mêmes rêves que les astrologues : que leurs sciences soient tenues pour des sciences, non pas des sciences divinatoires ou des arts chimériques, mais de vraies sciences. L’ânerie serait-elle la science des ânes ? Cette redéfinition et reconfiguration de la « science » a préparé de fait la glorieuse soutenance à la Sorbonne, sous le nom de thèse, d’un péan à la gloire de l’astrologie écrit par une astrologue mondaine.

 

Commentaires

FINALEMENT
nous zavons donc zu
un très grand dirigeant de
1981 à 1995 ,
guidé par la science astrologique
d'élisabeth

- et secondé par de grands ministreux

- martine Aubry
ségolène hollande
etc...

Écrit par : amédée | 23 novembre 2008

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ACADEMICIEN
[ ACADEMIE DEVIENT UN REPERE D EX POLITICARDS
SMONE WEIL A

[ écrit son autobiographie !!! grande oeuvre méritant
l'Académie !!! ]

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ACADEMISME
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ANCRAGE | A GAUCHE |
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AUTOBIOGRAPHIE

mérite l'académie !!!

bientôt ZIZOU à l'académie ????
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BEUQUER BEUQUETTE
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CAPORALISATION [ B HAMON ]
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CHIMERE [ ET NON PAS LES YEUX DE CHIMENE ]
Chimère génétique ...
quelle extension du terme
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CLASSIQUE
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COHESION [ FORCE DE ]
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COMMENDE en commende

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CORRIDOR [ HUMANITAIRE .......]
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CLONE

CLONAGE
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émiettement
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enraciné
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EPIGRAPHISTE
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INDIGENT # INDIGENE
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HOSPITALIER passé de TEMPLIER HOSPITALIER [ ORDRE ] à
praticien hospitalier
mutuelle hospitalière ....

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LAUDES | EN DISPARITION
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Lisibilité
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MENTALITé [ faire bouger les ...... )
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MERCENAIRE [ MEDECIN MERCENAIRE ]
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MONACHISME
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MORATOIRE
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ROUTARD passé de Routard semant la terreur ( guerre de trente ans et autres ...)

à " guide du ROUTARD soixante-huitard " libéré "
bouffant du pétrole en parcourant le Monde
en rejetant massivement du CO2
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REFLEXUM [ c était dans MON REFLEXUM ] [ patrick Blanc )
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SAINTERIE [ de vendeuvre ]
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SANCTUAIRE à baleines etc................
SANCTUARISER
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SENTIMENT RELIGIEUX
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SOUDARD
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expression en disparition

" il pleut comme à Gravelotte "
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Écrit par : amédée | 23 novembre 2008

GENERIQUE
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Interrogations sur les effets des génériques
La Croix - 21 novembre 2008

La Croix consacre un dossier de quatre pages aux médicaments génériques et s'intéresse en particulier aux praticiens, principalement des cardiologues hospitaliers, qui "affirment constater dans leurs consultations des problèmes de tolérance ou d'efficacité avec ces copies de médicaments de marque". Bien que le ministère de la Santé "répète avec force depuis des années" que "les génériques sont des copies conformes des médicaments de marque" et qu'ils sont "aussi efficaces et aussi sûrs", des cardiologues déclarent qu'ils "sont plusieurs à trouver préoccupant que, pour des raisons comptables, on favorise aujourd'hui des prises en charge de moins bonne qualité". Le Pr Jean-Paul Stahl, président de la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf), "ne constate pas de problème d'efficacité directe avec les génériques", mais le professeur explique néanmoins que "nous avons un souci avec certains antibiotiques dont le goût, la présentation ou la consistance ne plaisent pas aux enfants qui, de ce fait, ne peuvent pas les prendre". Il précise que "l'agence du médicament est alertée du problème mais, pour l'instant, les solutions restent difficiles à trouver". La Croix donne également la parole à Jean Marimbert, directeur général de l'Afssaps, qui affirme que les génériques "ne sont pas des médicaments au rabais", et qu'ils sont "surveillés de la même manière que les produits de marque".


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Écrit par : amédée | 23 novembre 2008

OPEN SPACE = super méga cool

c est les psycho qui l'ont dit


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Open stress : "L'open space m'a tuer"
Le Point - 20 novembre 2008

Attention, jeunes cadres dynamiques au bord de l'explosion.


Deux consultants diplômés de Sciences po lèvent le voile sur les ambiances de travail faussement décontractées des open space de La Défense, SSII et autres agences de pub et de conseil de l'économie mondialisée. A l'aide de saynètes humoristiques, dans le livre "L'open space m'a tuer", les travers du management des années 2000 éclatent au grand jour : surveillance entre salariés, brouillage des hiérarchies, effacement de la frontière entre vie professionnelle et vie privée, dépendance au BlackBerry, surmenage, absence de reconnaissance...


Un système qui décourage les plus enthousiastes et conduit les jeunes cadres à changer d'entreprise tous les deux ans, à refuser d'alléchantes promotions et à rêver de missions dans l'humanitaire.


Ou comment le lien moral entre entreprises et jeunes salariés a pris un sacré coup de vieux.

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Écrit par : amédée | 23 novembre 2008

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