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24 décembre 2008

Saynète

 

 

Ce mot est attesté dans l’orthographe saïnete dans la seconde moitié du XVIIIe siècle au sens de « petite pièce comique » qui se joue en Espagne et en 1823 puis 1855, dans la forme saynète au sens étendu de « petite pièce comique très courte », sans que cette pièce ait la moindre relation avec l’Espagne. L’origine de ce mot, diminutif du nom espagnol sain qui signifie « graisse », n’a rien en commun avec le nom scène, bien qu’il soit propre aux arts de la scène et du théâtre. Il a d’abord désigné en Espagne au XIVe siècle un morceau de nourriture, puis une bouchée agréable au goût, une chose plaisante et, enfin, au début du XVIIe siècle, une « pièce bouffonne en un acte qu’on donnait avant le deuxième acte d’une comédie ».

Littré (Dictionnaire de la langue française, 1863-77) l’enregistre dans le sens espagnol du XVIIe siècle : « petite pièce bouffonne du théâtre espagnol », comme l’atteste cet extrait de Reybaud (Jérôme Paturot, 1842) : « il ne s’agissait plus que de consolider ma position dans le romantisme par des fantaisies castillanes, telles que saynètes et romans de cape et d’épée ». Dans la septième édition (1878) du Dictionnaire de l’Académie française, les deux sens, espagnol et français, sont définis : « petite pièce bouffonne du théâtre espagnol » et « dans le théâtre français, il désigne une pièce légère en un acte, à peu de personnages ». Les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94) reprennent cette distinction, renvoyant le sens espagnol à l’histoire de la littérature (« petite comédie bouffonne du théâtre espagnol qui était interprétée pendant l’entracte d’une pièce plus importante ») et mentionnant le sens français comme vieilli : « petite pièce comique ne comprenant généralement qu’une scène et un nombre restreint de personnages ». Le mot a pour synonyme sketch, mot anglais qui, lui, est bien vivant dans la langue française et qui pourrait être avantageusement remplacé par saynète, à condition de sortir ce dernier mot de la désuétude où il est tombé.

 

 

Commentaires

Et puisqu'on en est aux bouffonneries, revenons à la Querelle des années 1750 et à ce que disait Rousseau au sujet du rap français:

"Je crois avoir fait voir qu'il n'y a ni mesure ni mélodie dans la musique française, parce que la langue n'en est pas susceptible ; que le chant français n'est qu'un aboiement continuel, insupportable à toute oreille non prévenue ; que l'harmonie en est brute, sans expression et sentant uniquement son remplissage d'écolier ; que les airs français ne sont point des airs ; que le récitatif français n'est point du récitatif. D'où je conclus que les Français n'ont point de musique et n'en peuvent avoir ; ou que si jamais ils en ont une, ce sera tant pis pour eux."

(source WIKI)

Écrit par : P.A.R. | 25 décembre 2008

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