28 décembre 2008

Egayoir

 

 

Ce mot n’est enregistré dans aucune des éditions du Dictionnaire de l’Académie française, non plus que dans le Trésor de la langue française (1971-94). Le seul grand lexicographe qui le définisse est Littré (Dictionnaire de la langue française, 1872-77) : « Nom, en Lorraine, de cette sorte de mare que l’on creuse pour y baigner les chevaux ». Selon Littré, le nom, formé à l’aide du suffixe – oir comme lavoir, abreuvoir, etc. qui désigne, entre autres réalités, un lieu où se fait une action, est dérivé, non pas du verbe égayer, mais du verbe aiguayer, lequel figure dans le Dictionnaire de l’Académie française depuis la cinquième édition (1798) et que Littré définit ainsi : « Baigner, rafraîchir, laver ». Cette définition est illustrée de ces exemples : « aiguayer un cheval, c’est le faire entrer dans la rivière jusqu’au ventre, et l’y promener pour le laver et le rafraîchir ; aiguayer du linge, c’est le laver et le remuer quelque temps dans l’eau avant de le tordre ».

Le fait que le nom égayoir soit en usage dans une seule région de France, la Lorraine, explique sans doute qu’il soit ignoré des grands dictionnaires de la langue française. Les auteurs de ces dictionnaires ont assurément tort. L’emploi restreint à une seule région (rien n’interdit qu’il soit étendu à toute la France) n’affecte en rien sa nature éminemment française, aussi bien par sa dérivation (suffixe – oir) que par le verbe aiguayer dont il est dérivé et dans lequel chacun reconnait le vieux mot aigue et sa matrice latine, aqua.

On apprend aussi, en consultant le « net », que de nombreuses communes de Lorraine restaurent leur égayoir, souvent bétonné ou laissé à l’abandon, qu’elles tiennent, à juste titre, pour un élément important de leur histoire et de leur patrimoine.

 

 

 

 

Commentaires

j'adore , et ce mot , et l 'objet
car il traduit le lien entre humain ( paysan)
et sa bête

après un juste effort de labourage ou de trait

l 'animal avait DROIT à s'égayer !

traduisant quand même un respect
( même si ce pouvait aussi n'être qu'à fin utilitaire )

après avoir labouré la surface
d'une PERCHE
d'une CARROUGATE

l'animal venait , à côté du LAVOIR

s'égayer

GRAND MOT LORRAIN effectivement

Écrit par : âme ( peu ) aidée | 28 décembre 2008

bien sûr
même si l'origine est liée à l'eau


j'imagine ces animaux
baignés , se délassant
et s'égayant !!!


BACHAL je revois celui de mon grand-père
mes soeurs me faisant croire qu 'il y avait des serpents dedans

c'etaient de simples filaments algueux

Écrit par : âme ( peu ) aidée | 28 décembre 2008

PS lire CARUCATE et non pas
carrougate

Écrit par : âme ( peu ) aidée | 28 décembre 2008

1
le musée Charles De Bruyère de Remiremont héberge
une belle " Pâmoison de la Vierge " sculptée

( Vieux françOis du XVème S )

Pâmoison

j'aime aussi la pâmoison de mon ami ( de coeur et mémoire ) Ligier-Richier
à Saint-Mihiel

2 quelle évolution avec la phrase suivante

" Emmanuelle , sous les coups de son ( ses ) amants
entra en pâmoison ( vieux français du XXième S)



-3
Transverbération ( de Sainte Thérèse )


allez , je pars pour VERDUNUM la Vraie Forteresse

Écrit par : âme ( peu ) aidée | 28 décembre 2008

1
le musée Charles De Bruyère de Remiremont héberge
une belle " Pâmoison de la Vierge " sculptée

( Vieux françOis du XVème S )

Pâmoison

j'aime aussi la pâmoison de mon ami ( de coeur et mémoire ) Ligier-Richier
à Saint-Mihiel

2 quelle évolution avec la phrase suivante

" Emmanuelle , sous les coups de son ( ses ) amants
entra en pâmoison ( vieux français du XXième S)



-3
Transverbération ( de Sainte Thérèse )


allez , je pars pour VERDUNUM la Vraie Forteresse

Écrit par : âme ( peu ) aidée | 28 décembre 2008

A quelques portées d'arquebuse du domaine du Bienfaiteur de Ferney, se trouve un bois magnifique planté de nombreux chênes et où coule une rivière; l'un des sites remarquables de l'endroit est une sorte de dépression naturelle toujours emplie d'eau courante, nommée "la baigne-aux-chevaux".

Monsieur Amédée, vos déplacements ne vous amènent jamais en Flandre française ?

Écrit par : P.A.R. | 28 décembre 2008

J ' vis !
ou plutôt en Artois !

Écrit par : amédée | 29 décembre 2008

Je vois, oui.
Mais si vous n'êtes, ni de Saint-Omer ni de Calais, vous ne pouvez comprendre le flamand. C'est regrettable. Il va falloir trouver un autre moyen pour communiquer. Pour l'instant j'apprends le 中文, mais il faut encore compter une vingtaine d'années pour être au point.
François Marie, quant à lui, a séjourné en Hollande et en Angleterre. C'est bien le diable si on n'arrive pas à lui faire sortir deux mots dans une langue étrangère.

Écrit par : P.A.R. | 29 décembre 2008

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