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25 janvier 2009

Locomotif, locomotive

 

 

Le nom locomotive a été d’abord un adjectif de genre féminin, attesté à la fin du XVIe siècle comme épithète, la faculté locomotive étant la « faculté de locomotion ». C’est un mot composé latin, en partie factice, formé par les érudits et humanistes de la renaissance, avec loco, ablatif de locus (« lieu ») et motivum, neutre de motivus « relatif au mouvement, mobile » (du verbe movere, « mouvoir »). En 1825, au moment où l’on construit les premiers chemins de fer, l’adjectif est attesté comme épithète de machine, pour désigner la « machine à vapeur montée sur roues traînant sur une ligne ferrée un convoi de voitures ».

Les académiciens enregistrent le mot dans la sixième édition (1832-35) de leur Dictionnaire, mais ils en ignorent l’emploi ferroviaire nouveau : « adjectif, qui a rapport à la locomotion », précisant qu’il « n’est guère usité que dans l’expression faculté locomotive ou faculté de changer de lieu par un acte de sa volonté », le confinant de fait au seul domaine de la physiologie. La France s’étant pourvue sous le Second Empire d’un réseau, presque complet, de voies ferrées, il était impossible à Littré (Dictionnaire de la langue française, 1863-77) d’ignorer le sens ferroviaire de locomotive, qu’il classe cependant en seconde position dans l’article qu’il consacre à locomotif : « qui a rapport à la locomotion ; Faculté locomotive » (la faculté locomotive est un des caractères qui s’offrent les premiers à l’esprit, lorsque l’on compare le règne végétal et le règne animal) » et « machine locomotive ou, substantivement, une locomotive, machine qui opère la traction des trains sur les chemins de fer ».

Un siècle plus tard, les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94) exposent, à l’article locomotif, ces deux emplois, celui de la physiologie (« qui opère la locomotion, qui a rapport à la locomotion », appareil locomotif), qui est mentionné comme vieux, bien que le mot ait été employé dans ce sens par Chateaubriand (« on a cru longtemps que les végétations n’avaient point la faculté locomotive, et l’on se trompait ») et Balzac (« les hommes condamnés à répéter le même mouvement par le travail auquel ils sont assujettis ont tous dans la démarche le principe locomotif fortement déterminé ; et il se trouve soit dans le thorax, soit dans les épaules »), et celui de la technique ferroviaire : « en parlant d’un engin, qui peut se déplacer d’un lieu à un autre ; chariot locomotif, machine locomotive ». Il est même attesté dans Sainte-Beuve le verbe hapax locomotiver, au sens de « faire changer de place » et le nom locomotivité, « vieilli et rare », est-il précisé dans ce même dictionnaire, au sens de « faculté de se déplacer propre aux êtres vivants » et dont le synonyme courant est locomotion.

La disparition des machines à vapeur et leur remplacement par des machines à traction électrique ont rendu caduc, du moins dans le vocabulaire des agents de la SNCF, le nom locomotive, auquel l’administration de cette entreprise préfère motrice. La langue semble ignorer cet oukase bureaucratique, ce en quoi elle a raison, et les auteurs de dictionnaires enregistrent cette répugnance. Selon les auteurs du Trésor de la langue française (1971-94), il existe ou a existé deux sortes de locomotive : une « machine fonctionnant le plus souvent à la vapeur, montée sur roues et destinée à la traction sur route ou sur voie ferrée » (« pour les transports à ciel ouvert, on peut utiliser des brouettes, des tombereaux ou des locomotives routières », De l’exploitation des mines, 1905) et « un véhicule doté d’un moteur, destiné à la traction d’un ensemble de voitures et de wagons sur voie ferrée » ; ainsi, dans cet extrait d’un ouvrage relatif au matériel des chemins de fer, publié en 1951 : « comme les locomotives à vapeur, les locomotives électriques prennent appui sur les rails par adhérence des roues motrices ». Dans la neuvième édition, en cours de publication, du Dictionnaire de l’Académie française, ce que la SNCF nomme motrice est toujours nommé locomotive : « machine montée sur roues, actionnée par la vapeur, l’électricité ou d’autres sources d’énergie, qui sert à tirer ou à pousser wagons et voitures sur une voie ferrée » (locomotive à vapeur, locomotive électrique, à moteur Diesel).

En 1846, dans La Cousine Bette, Balzac est le premier à employer locomotive dans un sens figuré pour désigner une personne, ayant une forte personnalité et jouant un rôle de premier plan dans une activité quelconque : « elle sera l’une des souveraines occultes de Paris. C’est une fière locomotive qu’une pareille femme ! ». Ce sens métaphorique (« personne, entreprise qui en entraîne d’autres à sa suite ») est jugé familier par les académiciens, en dépit de son emploi par Balzac. Il est vrai que, quand Balzac métaphorisait, il ne faisait pas dans la dentelle.

 

 

Commentaires

Mrs Arouet & Rosset

pouvez vous m 'aider

2 grandes questions issues de la
CAPITALE DES GAULES LUGDUNUM

1 ROTER PENDANT LA PRIERE
2 LES ANIMAUX VONT-ILS AUX ( sic ) PARADIS

CECI SUR LE forum d 'une "" organisation """ certainement subventionnée

a - par les impôts franchouillards

b - par des dictatures orientales

http://www.mosquee-lyon.org/


1 ROTER PENDANT LA PRIERE ???

« le: Aujourd'hui à 00:30:33 »

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Il m'arrive des fois de roter (désolé) pendant la prière,des fois je me retiens mais des fois ça sort tout seul,est-ce que ma prière est valide dans ce cas?

« Dernière édition: Aujourd'hui à 00:31:03 par zohra_marocaine »

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Voici ma les éléments invalidant la prière :

1- Manger et boire intentionnellement

2- Parler

3- Faire beaucoup de gestes

4- Délaisser un pilier (rukn) ou une des conditions
de la prière

5- Rire aux éclats

Donc je pense que le rot ne l'invalide pas, vu que cela n'est
pas mentionné parmi les actes invalidant la prière après
allahoû wa'lem.

Mes sources proviennent du Livre ("Les règles de la prière en Islam") basé sur les avis des plus grands savants de l'islam : les savants anciens reconnus pour leur autorité scientifique et morale (tels l'imam Mâlik,
Abû Hanîfa, Ahmad, Nawawî et bien d'autres), sans
omettre l'avis des savants contemporains,
spécialistes du Hadîth et du fiqh (tels Albânî,
'Uthaymin etc). En se basant uniquement sur les
Sources authentiques et les avis éclairés (et
toujours référencés) de nos savants.

Voilà ma qu' te préserve et agrée
tes prières


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2 ANIMAUX VONT AUx PARADIS ????

voila je me posé cette question si les animaux vont au paradis voila ce que j'ai trouvé:

Pendant que les gens sont prosternés, Dieu, le Majestueux, appelle d’une voix qu’on entend de loin comme de près : « Je suis le Roi, le Juge souverain. Aucune injustice d’un homme injuste ne peut m’échapper, en effet, si elle m’échappait, ce serait Moi l’Injuste » (Rapporté par al-Boukhari). Il tranche alors les différents entre les animaux, rend justice en faveur de la bête sans corne contre celle qui est cornue et juge les litiges entre les animaux sauvages et les oiseaux. Puis Il leur dit : « Devenez poussière ! » Et l’on aplanit la terre au-dessus d’eux. C’est le moment où « Le mécréant fait le vœu et dit : Je voudrais bien me transformer en poussière ».

source: http://islamic.unblog.fr/2007/11/25/lintercession-de-mohammad/
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« Répondre #4 le: Aujourd'hui à 01:56:16 »

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Ma soeur Nourchems, en fait les animaux ne vont pas au paradis ou en enfer, ils seront réduit à l'état de poussière après que celui qui est été victime d'injustice par un autre animal lui est rendu.
Donc lorsque deux animaux se battent sur terre, l'un cornu l'autre non, le non cornu qui est battu sur terre rendra son coup à l'animal cornu (comme sa justice lui sera rendu), et ensuite Allah les fera devenir poussière.

Tandis que les hommes seront récompensé par le Paradis ou puni par l'enfer et c'est pourquoi le mécréant dit:"Je voudrais bien me transformer en poussière" car il aurait aimé ne pas subir le chatiment de l'enfer, comme les animaux.

Je souhaiterais juste rajouter une chose , de me coriger si je me trompe ce qui nous différencie des animaux, ce que l'être humain est doté d'une conscience contrairement à l'animal (souvenir des cours de philo terminal), donc un animal ne sait pas que ce qu'il fait est mauvais ou pas alors que l'être humain si, c'est pourquoi nous l'Homme n'échappera pas à l'enfer s'il faisait partit des injustes Allahou alem

Voila j'espère que c'est plus claire ma soeur.


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Le mot FORUM

Écrit par : Amédée | 25 janvier 2009

Monsieur Amédée:

Lyon est une ville consacrée à Lug, dieu de la lumière, et vous venez nous narrer des querelles de clochers/minarets qui n'ont rien à faire séant. Je vous dirai toutefois que la plus ancienne mosquée du Caire se nomme al-Azhar (j'y ai traîné mes babouches il y a 25 ans; superbe témoin de l'histoire des civilisations) et que l'on répète partout que al-Azhar fait bien les choses.

En réponse à votre deuxième question, il suffit de (re)lire les "Fioretti" de saint François d'Assise, pour apprendre que les rares humains méritant le Paradis sont surpris, en y débarquant, de constater que c'est la plus grande ménagerie de l'univers.

Pour ceux que cela pourrait encore intéresser, locomotive s'écrit "locomotiev" en néerlandais et se prononce "locomotif".

Écrit par : P.A.R. | 26 janvier 2009

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