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12 octobre 2009

Crise

 

 

 

Emprunté du latin crisis, lui-même emprunté du grec (krisis), désignant la phase grave d’une maladie, le nom crise est attesté à la toute fin du XVe siècle, comme terme de médecine ayant le même sens que ses étymons latin et grec. Richelet (Dictionnaire français des mots et des choses, 1680) le juge souvent positif : « parmi les médecins, on le prend pour un changement soudain qui arrive dans les maladies, et même on le prend d’ordinaire en bonne part, et alors on peut dire que la crise n’est qu’un prompt et salutaire effort de la nature contre la maladie, suivi de quelque évacuation favorable ». Au XVIIe siècle et dans tout le siècle suivant, en médecine, le mot n’a pas toujours le sens défavorable ou fatal qui y est donné en français moderne. Pour Furetière (Dictionnaire universel, 1690), c’est le « jugement qu’un médecin fait d’une maladie par quelque symptome qui arrive au plus fort du mal, quand la nature tâche à se dégager de ses mauvaises humeurs » et l’exemple suivant atteste clairement les effets opposés, bons ou mauvais, de toute crise : « la crise est un soudain changement de la maladie, qui se tourne à la santé ou à la mort ». Cette ambivalence se retrouve dans les définitions du Dictionnaire de l’Académie française : « effort que fait la nature dans les maladies, qui est d’ordinaire marqué par une sueur ou par quelque autre symptome, et qui donne à juger de l'événement d’une maladie » (1694, 1718, 1740, 1762 : bonne crise ; mauvaise crise ; crise imparfaite) et « effort de la nature dans les maladies, qui produit un changement subit et marqué en bien ou en mal » (1798, 1832-35, 1879, 1932-35). On comprend dès lors que Bordeu, célèbre docteur de la faculté de médecine de Montpellier, ait consacré dans L'Encyclopédie (1751-64, d'Alembert et Diderot éd.) de très longs développements (plus de 20 pages format A4) à la crise en médecine, aux divers symptômes par lesquels elle se manifeste, aux effets bénéfiques ou maléfiques qu’elle peut avoir sur les malades et surtout aux diverses interprétations qui en sont faites depuis Hippocrate et Galien. Dans le Dictionnaire de la langue française de Littré (1863-77), l’ambivalence est surtout exprimée dans les exemples : « changement qui survient dans le cours d’une maladie et s’annonce par quelques phénomènes particuliers, comme une excrétion abondante, une hémorrhagie considérable, des sueurs, un dépôt dans les urines, etc. » (« crise heureuse ; crise funeste ; une opinion astrologique et fausse a attribué une influence à la lune sur les crises »). Pour les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94), la crise, en médecine, continue à avoir des effets contradictoires : « ensemble des phénomènes pathologiques se manifestant de façon brusque et intense, mais pendant une période limitée, et laissant prévoir un changement généralement décisif, en bien ou en mal, dans l’évolution d'une maladie », alors que, dans la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française (en cours de publication), le sens de « moment, dans l’évolution d’une maladie, où se produit un changement subit, généralement décisif » (crise favorable, salutaire, jour de crise) est tenu pour « vieilli », le sens en usage en médecine étant défini comme un « accident qui atteint une personne en bonne santé apparente » ou « une aggravation brusque d’un état chronique », dont les effets, quels qu’ils soient, sont ou la mort du patient ou une paralysie générale ou le coma ou une lente agonie. Même en économie, dans la langue moderne, la crise peut être ou un cataclysme ou un bienfait. Les économistes modernes, qui emploient souvent le mot crise dans un sens favorable, n’ont aucun mérite à aller à contre-courant : les médecins leur ont montré la voie. Pour l’opinion, la crise économique serait une malédiction ; pour de nombreux économistes, elle serait une bénédiction, puisqu’elle fait disparaître les entreprises mal gérées ou les services inutiles, tout en élargissant le champ d’action des entreprises viables et bien gérées.

 

C’est à la fin du XVIIe siècle seulement, dans le Dictionnaire universel de Furetière (1690), que crise est employé par métaphore hors de la médecine et pour désigner des « choses morales ». La définition (« crise se dit figurément en choses morales ») est illustrée de ces exemples : « cette intrigue est dans sa crise, nous en verrons bientôt le dénouement ; le procés est dans sa crise, on est après à le juger ». Les académiciens (Dictionnaire de l’Académie française, 1694, 1718, 1740, 1762) se contentent de gloser l’emploi figuré une affaire est dans sa crise par « elle est sur le point d’être decidée de manière ou d’autre », sans se prononcer sur la décision, bénéfique ou non. C’est à compter de la cinquième édition de ce dictionnaire, l’édition « révolutionnaire » de 1798, que crise, au figuré, prend un sens négatif : « (le mot) se prend figurément pour le moment périlleux ou décisif d’une affaire » (exemples de 1832-35 : voilà le moment de la crise ; nous approchons de la crise ; une crise se prépare ; les affaires sont dans un état de crise), ainsi que chez Littré (1863-77 : « moment périlleux et décisif »), qui est le premier lexicographe à illustrer ce sens d’un exemple emprunté à la politique : « une crise politique très dangereuse » (« crise ministérielle, moment où un ministère est dissous sans être encore remplacé ») et qui est aussi le premier à noter que le mot s’étend à d’innombrables réalités, dont les réalités économiques : « trouble dans la production ; crise industrielle, commerciale, dérangement, perturbation des opérations industrielles, des transactions commerciales, qui en suspend le cours ; crise financière, embarras considérable dans les finances publiques ou dans les affaires ; crise monétaire, embarras qui provient de la rareté de la monnaie », emplois illustrés de ces exemples : « les crises amènent tantôt le renchérissement des produits, tantôt l’avilissement des prix ; la crise des vins ; la crise des subsistances ».

La modernité commence dans le Littré, où apparaît la crise économique et où le mot, quand il s’applique hors de la médecine, n’a d’effets que catastrophiques. Ces emplois sont exposés par les académiciens à compter de 1879, qui ajoutent en 1932-35 ces emplois figurés (des emplois figurés d’un premier emploi figuré, du figuré au deuxième degré en somme) : « figuré, crise de doute, de désespoir ».

 

Ce qu’apprend l’histoire de ce mot, c’est l’extension continue de crise, surtout dans la langue moderne, à des réalités sans cesse nouvelles, au point que les académiciens, dans la neuvième édition de leur Dictionnaire (en cours de publication, depuis 1994), mettent en garde leurs lecteurs éventuels contre les emplois étendus et abusifs de crise : « Le mot crise est souvent employé abusivement. Il devrait être réservé à des phénomènes précis et à des évènements limités dans le temps ». La mise en garde a beau être imprimée en caractères gras, il semble qu’elle soit lettre morte. Dans la première édition du Dictionnaire de l’Académie française, en 1694, le nom crise a deux acceptions : médicale et figurée ; trois siècles plus tard, dans la neuvième édition, il en a sept ; il en aurait sans doute davantage si les académiciens étaient animés de la même volonté d’exhaustivité que les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94) qui relèvent les emplois en médecine, dans la dramaturgie théâtrale, dans la langue courante (crise de nerfs, de larmes, de foie, de colère, etc.), dans la langue familière (« piquer une/sa crise »), dans le vocabulaire de la psychologie et surtout dans celui de la psychologie de l’enfant, chez les sociologues et autres consciencieux du social, journaleux ou autres (crise morale, des mœurs, de la civilisation, des sociétés modernes, crise universitaire), en économie et dans le vocabulaire des financiers (« dans un cycle économique, dysfonctionnement, souvent caractérisé par la surproduction ou la dépression, le chômage et, en économie capitaliste, un effondrement des cours boursiers »), la crise pouvant être agricole, commerciale, économique, financière, de mévente, de surproduction, et dans ses sens affaiblis (« simple difficulté »), du papier, du tourisme, des autoroutes, du logement, ou dans le domaine politique, diplomatique, gouvernementale, intérieure, internationale, russo-polonaise, des monarchies européennes, de régime. Il y a même une psychose de crise. Le nom s’étend même à la culture et aux activités intellectuelles : « crise de la physique, de la poésie, des fondements des mathématiques, du roman, du théâtre »… Il n’est rien dans le Modernistan qui ne soit pas, un jour ou l’autre, en crise, comme si l’essence du monde moderne se cristallisait dans la crise ou comme si les modernes prenaient plaisir à se faire peur ou à faire peur à leurs compatriotes les plus démunis ou à jouer aux Saint-Georges luttant contre le dragon (la crise, en un moment) en agitant à tout moment le spectre de la crise.

 

 

Commentaires

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ce soir ARTE le cauchemar du nucléaire
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cauchemar-du-nucleaire/2766888.html


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info = faites passer
une souscription est lancée pour aider la dictature chinoise

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6 Ouigours vont être tués pour s'être opposés à l'invasion de leur pays

il faudrait aider la dictature à financer les 6 balles
( leurs organes sont aussi prévus pour être vendus en """" don """ d'organes

merci de participer
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ESCLAVE = défintion = celui qui aurait du Ressentiment
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celui qui vous contredit

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TRANSGRESSIF = ex Sarkonzy est très transgressif
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GUILI-GUILI
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Pouvoir de nuisance
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VATICINER
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SCHADENDFREUDE
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GAMBERGER
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visibilité médiatique
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" méritocratie républicaine " ( sic Sarkonzy )
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ARCANE
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PATAQUèS
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POUHONS
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HURLU
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VOLONTARISTE politique publique
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MILITARISME
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MEDIOLOGIE "" philosophe "" régis Debray cahiers de médiologie
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" déstabiliser les appartenances " ( debray )
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La Poste ,cest le FACTEUR national ( debray )
( facteur d'une nation ) monopolisée par Louis XI
Nervure , armature d'un pays
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MARCHANDISATION du Corps d'autrui ( Mélenchon )
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Font de l'air populiste ( mélenchon )
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CAGNOTTE | POUR PRESENCE SCOLAIRE ]
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BONUS ou BONI ?????????
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PLAFONNER / PLAFONNEMENT
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ENCADRER
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BERNIQUE
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AUTODAFE
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LA CONCORDANCE
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immédiateté ( d'Empire )
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Deshérence
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QUINTESSENCE
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CALICOT
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TRIPATOUILLAGE
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FINKIELKRAUT 10.09 FRANCE INTER 8H20 9 HOO

gauche lyncheuse , foule lyncheuse

c'est un cas inhumain

contagion mimétique

on va se faire un homme célèbre

ressentiment

bureaucratie cruelle ( justice us)

j'ai peur plusieurs fois
cette france me fait peur

Meute
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étroitesse d'esprit ( de la meute )
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infernal
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gosse des gosses , pAS des mineurs GOSSE MINEUR
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c'est le RETOUR du refoulé
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REFOULEMENT / REFOULé
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conscientisé

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exempter les célébrités les happy fews

solidarité des vieux mâles , des patriarches

livre de Mitterrand a obtenu un prix littéraire : Prix Vaudeville pour preuve d'esprit
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date apparition mots
a POLITICIEN Mot faux , fait croire à une science vraie ( comme généticien , physicien )
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b POLITICARD
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CAUCHEMAR ( vécu par MITTERRAND )
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PILORI ( Mélenchon ) MITTERRAND cloué au PILORI par la MEUTE
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calomnie INSENSée !!
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indulgence - mélenchon a de l ' INDULGENCE pour HAMON
par contre tout est rabattu sur Marine LE PEN
Tous les politicards ont choisi de TOUT RABATTRE SUR ELLE et le FN
Classique
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parler de la pédophilie d'un ministre est une " Calomnie" , une cabale
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C'est sa VIE , il a FAIT SES CHOIX ( Juppé ) i.e = pas besoin d'en parler
CHASSE A L HOMME ( Juppé , Aubry , Mélenchon etc.... )
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Je n'ai pas LU le livre ( Aubry ) = Rien à déclarer
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J'ai LU le livre ( Aubry 2 jours après = mon oeil !! )
Rien à déclarer = IL Y A DES AFFAIRES SERIEUSES ( pouvoir d'achat etc.. )
Pas mon problème , c'est sa vie privée
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VALLS c'est un CLIMAT GENERATIONNEL

c.a.d les 68TARDS sont favorables à la pédophilie , pas les jeunes
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Mélenchon = révolté par les dires de VALLS
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DECEPTION
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SYNDICALISTE
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BRANQUIGNOL
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Écrit par : Amédée l'esclave avec du ressentiment | 13 octobre 2009

1
se rajoute le verbe CRISER

certainement récent

" retenez moi , sinon je vais criser "
2
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effectivement crise , qui désignait une phase aigue ,
est actuellement , depuis l'automne 2008
utilisée de façon fausse , pour dissimuler un phénomène de très longue durée , en cours de déroulement ,
prévu de longue date et inéluctable .

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ce mot permet de dissimuler et ne pas expliquer les véritables évolutions en cours ,en focalisant et somatisant sur un épiphénomène .
..................................................................

Écrit par : Amédée | 13 octobre 2009

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distingo entre un

" gosse" ( pas un gône )
et un mineur

selon mr MITTERRAND frédéric
a ) MINEUR = ........ ?????




b ) un GOSSE = ..............???
- peut avoir 20 ou 40 ans
- c'est simplement affectueux :
exemple - mes gosses prostitués masculins de Thailande

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- devrait-on écrire =
1 la SarkozYe Y

2 la SarkozIe I

3 ou aucun des deux

4 l'idéal étant la NON EXISTENCE de cette mafia incompétente corrompue
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-

Écrit par : Amédée | 13 octobre 2009

Contre ce genre de crise, je ne vois que l'euthanasie active.

Écrit par : Dr Petiot | 15 octobre 2009

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