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25 novembre 2009

Consortium

 




En latin, le nom consortium, neutre, a pour sens « communauté de biens » et « association, participation, communauté », tandis que les noms consortio et consors se traduisent le premier par « association, communauté, ressemblance » et le second, qui a donné en français prince consort, a, suivant les emplois, le sens de « propriétaire indivis, cohéritier », « frère ou sœur », « associé, compagnon », « qui est en communauté, commun ».

Il est attesté en français à la fin du XIXe siècle comme un terme de botanique. C'est une « association de plantes de natures différentes formée dans un intérêt commun », sens qui n'est pas relevé dans le Dictionnaire de l'Académie française (huitième et neuvième éditions) et qui n'est que signalé dans une remarque du Trésor de la langue française (1971-94). Si le mot était resté confiné dans le vocabulaire étroit de la botanique, il n'aurait sans doute pas fait l'objet d'une note dans ce dictionnaire critique de la NLF. Ce qui l'a sorti des zones obscures de la langue, c'est l'économie et la politique, qui sont les deux mamelles de la modernité, domaines dans lesquels il s'établit en 1900 et surtout il prospère après la première guerre mondiale. C'est un emprunt ou bien à l'anglais commercial ou bien à l'allemand Konsortium. Dans la huitième édition du Dictionnaire de l'Académie française (1932-35), où il entre pour la première fois, il est défini comme un terme d'économie politique, dont le sens est « accord en vue d'un objet » ou « sociétés ou personnes entre qui a été conclu cet accord » (consortium des puissances, des banques, de capitalistes). Il ne semble pas que la première définition (« accord en vue d'un objet ») soit pertinente, un consortium n'étant pas une convention, même s'il peut être fondé sur une convention ; la seconde, en revanche, l'est, comme l'atteste l'article consortium du Trésor de la langue française (1971-94) : « (droit, économie) groupement d'entreprises juridiquement indépendantes, réunissant sous une direction unique des moyens financiers ou matériels, en vue d'exécuter en commun des opérations déterminées » ou celui de la neuvième édition du DAF : « groupement d'entreprises juridiquement indépendantes, constitué en vue d'opérations et d'objectifs économiques communs ». Les synonymes en sont association, pool, comptoir d'achats, un consortium pouvant réunir des banques ou des journaux, être international, franco-allemand, industriel, chimique, textile... Dans cet extrait de La Condition humaine (Malraux, 1933), il réunit des banques : « nous avons créé le consortium parce que les banques françaises d'Asie faisaient une telle politique de garantie qu'elles auraient fini par prêter aux Anglais pour ne pas prêter aux Chinois. Nous avons suivi une politique de risque (...). Il est normal que nous en recueillions les conséquences. L'épargne sera protégée (...) jusqu'à cinquante-huit milliards de perte ».

Il est réjouissant de constater la permanence, malgré les siècles et les changements qui affectent les pays, de l'esprit ou de la volonté d'association qui anime les hommes depuis plus de deux millénaires, que ce soit pour former des associations sans but lucratif ou lucratives sans but ou des syndicats ou, s'ils sont plus riches et qu'ils possèdent des moyens de production et d'échange, des consortiums. L'homme est moins individualiste qu'on ne le dit dans les gazettes. Dès qu'il peut s'agréger à un corps ou s'intégrer à un groupe ou accrocher son entreprise à d'autres entreprises pour se partager les marchés ou en conquérir de nouveaux, il le fait. Grégaire il est depuis la nuit des temps, même quand il se déclare anarchiste ou libertaire.




 

Commentaires

les plantes en consortium
sont des commensales

Écrit par : @@@médée | 25 novembre 2009

Parfaitement: pour prier, il vaut mieux être seul; alors que pour tuer, c'est plus facile en groupe. Mais ce sont les mêmes.

Écrit par : P.A.R. | 26 novembre 2009

Il neige chez vous, M. Amédée ?

Écrit par : P.A.R. | 27 novembre 2009

1 -
Charter ( un charter ) = nouvelle défintion quantitative pour le traitre-félon-cocufieur besson
=
1 charter = 3 personnes
3 afghans ( rémunérés )
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pendant ce temps

installation d'une colonie afghane en Flandre à Bailleul
par le traitre-cocufieur
se surajoutant à la colonie africaine massive d'Arras
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- installation dans le pays de merde d'africains illégaux ayant envahis par Malte ( ou sont les Templiers ? )
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"""" régularisations massives """
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2 Concession ( faire : délivrer )
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Écrit par : @@ | 28 novembre 2009

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a ) ayant envahi

b ) définition
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pays de merde ( pour les Besson, Sarkozy et autres collabos )
= pays ( France ) que l'on ne RESPECTE pas !

= quer l'on transforme en merde
en faisant un pays MERDIQUE
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Écrit par : @@ | 28 novembre 2009

Pour en revenir au sujet, éclaboussé par M. Amédée en plein exercice scatophile, reconnaissons tout de même que la consubstantation fut l'un des premiers essais d'agrégation destiné à plaire à un large public et rallier les sufrages.

Écrit par : P.A.R. | 30 novembre 2009

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