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16 décembre 2009

Zéro

 

Le mot est emprunté à l'italien zero (« zéro » et « rien »), altération de zefiro, lequel continue le latin médiéval zephirum (attesté en 1202, dans un ouvrage de Fibonacci : « cum hoc signo O, quod arabice zephirum appellatur »), lequel est emprunté à l'arabe sifr qui signifie « vide » et « zéro » et qui a donné aussi le nom chiffre. Zéro est attesté en français à la fin du XVe siècle pour désigner un « signe numérique représentant une valeur nulle » (« la dixième figure ne vaut rien, mais elle fait valoir les autres figures et se nomme zéro ou chiffre »). Au tout début du XVIe siècle, il désigne aussi une « personne nulle, sans valeur » ; et, à compter de XVIIe siècle, le mot est employé dans un grand nombre d'expressions courantes : compter quelqu'un pour un zéro, compter pour zéro, se réduire au zéro (« être ruiné »), être réduit à zéro, partir de zéro, repartir à zéro, repartir de zéro, avoir le moral à zéro, le trouillomètre à zéro, être à zéro, raser la boule à zéro, être tondu à zéro, au-dessous de zéro, zéro de conduite, température zéro, point zéro, année zéro, croissance zéro, degré zéro, signe zéro, désinence zéro, suffixe zéro, état zéro, morphème zéro, tonalité zéro.

Le mot est dans les plus anciens dictionnaires, celui de Richelet (1680, Dictionnaire français des mots et des choses : « terme d'arithmétique, qui veut dire une O et qui ne signifie rien à la place où il est mis ; l'addition d'un zéro à quelque autre chiffre le fait valoir dix fois autant ; si on en ajoute deux il vaudra cent fois autant, etc.), de Furetière (Dictionnaire universel, 1690 : « caractère d'arithmétique formé comme un o, qui ne vaut rien tout seul, mais qui augmente du décuple la valeur de celui qui le précède du côté gauche »), de Thomas Corneille (Dictionnaire des arts et des sciences, 1694 : « terme d'arithmétique (qui) veut dire un o, et cet o ne vaut rien étant mis tout seul, mais lorsqu'on le met après un autre chiffre, il le fait valoir dix fois autant, comme 10 (...) ; et s'il y a trois o après ce même chiffre, comme 2000, ils le font valoir mille fois autant, et ainsi toujours en augmentant... »), de Ménage (Dictionnaire étymologique de la langue française, 1650 : «  en matière de chiffre, c'est un O qui ne signifie rien de soi, mais qui ajouté à un autre chiffre, le fait valoir autant de dizaines que ce chiffre vaut d'unités »), de l'Académie (1694 : « on appelle ainsi en arithmétique un o, qui de lui-même ne fait aucun nombre, mais qui étant ajouté aux autres nombres sert à les multiplier par dix »), de d'Alembert et Diderot (L'Encyclopédie, 1751-64 : « l'un des caractères ou figures numériques, dont la forme est o. Il marque par lui-même la nullité de valeur, mais quand il est joint dans l'arithmétique ordinaire à d'autres caractères placés à sa gauche, il sert alors à en augmenter la valeur de dix en dix, suivant la progression décuple ; et lorsque dans l'arithmétique décimale il a d'autres caractères à sa droite, il sert alors à en diminuer la valeur dans la même proportion »)... Il faut attendre le Trésor de la langue française (1971-94) pour lire une définition qui ne soit pas trop empruntée ou flottante et dans laquelle la valeur, à savoir le nombre, est distinguée du signe (le 0) : « nombre correspondant à une valeur nulle, à un ensemble vide » et « symbole numérique représentant ce nombre (soit 0) ».

La question de l'origine du mot est posée par les anciens lexicographes. Ménage (op. Cit.) cite un « professeur et ministre » (comprendre un huguenot exilé) de Leyden, M. Moine, qui « croit que ce mot est d'origine arabe », alors que Furetière (op. Cit.) écrit : « quelques-uns dérivent ce mot par transposition de l'hébreu ezor, qui signifie cingulum, parce que l'0 en représente la figure ». Comme les arabes sont censés avoir tout inventé, tout découvert, tout appris à l'humanité, il leur est attribué parfois l'invention du zéro, parce que le mot latin zephirum est emprunté à leur langue. Mais, à la différence de ce qui est observé pour l'algèbre et les autres sciences, les thuriféraires de l'islam et des arabes ne font pas de la paternité du zéro une cause de guerre idéologique. Ils craignent peut-être que l'extension du zéro à des personnes nulles et sans valeur ne soit opposée aux inventeurs supposés de ce même signe et nombre. Quoi qu'il en soit, même pour les thuriféraires et autres porteurs d'encens, il est difficile d'aller contre les faits, qui attestent que l'invention du zéro, comme nombre, est à mettre au crédit des savants de l'Inde, lesquels les ont transmis aux arabes, de qui les Européens ont emprunté à la fois le concept de valeur nulle (le « nombre ») et le signe qui représente cette valeur.

 

Commentaires

NOMBRE

CHIFFRE

j'adore le nombre d'or de Fibonacci, utilisé pour les constructions des cathédrales , et pour l'abbaye de Boscodon ( super souvenir en hiver )

NANTI

OPINION ( publique )

Opiniâtre
Opiner

Opinel ( Cognin )

Calendrer calendrage

Filon ( argent public )

MUCHE

Représentable

Écrit par : @ | 16 décembre 2009

Sa suite n'est pas piquée des hannetons non plus:
«Un homme met un couple de lapins dans un lieu isolé de tous les côté par un mur. Combien de couples obtient-on en un an si chaque couple engendre tous les mois un nouveau couple à compter du troisième mois de son existence ?».
Vous avez la réponse ?

Écrit par : P.A.R. | 16 décembre 2009

Et l'infini, Monsieur Arouet, qui l'a inventé ? Puisque l'absence et l'inimaginable bornent notre horizon et limitent notre pensée, il faut aussi en parler.

Monsieur Amédée: on ne pourrait pas inventer quelque chose de plus absent que le zéro ou de plus incommensurable que l'infini ? Vous qui êtes un scientifique, vous pourriez certainement ? Et n'utilisez pas Dieu comme jocker, s.v.p. ! c'est trop facile.

Écrit par : P.A.R. | 16 décembre 2009

-------------------------------------------
dépendant
dépendance
---------------------------
# dependent ( anglais = sens = déclive )
----------------------------
dissimulation
-------------------------------
commission

- faire les commissions ( courses ) n'est plus bien utilisé
- " UNE commission
--------------------------
Rétro-commission
------------------------------------
Hadith
-------------------------------
Al-Sirâ
-------------------------------------------
Champi
----------------------------------
niaiserie
--------------------------
salage
-------------------------
sablage
----------------------

-sableuse
-----------------------------
déneiger ; déneigeuse ; déneigement
-----------------------------------------------

Écrit par : @ | 17 décembre 2009

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dépendant
dépendance
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# dependent ( anglais = sens = déclive )
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dissimulation
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commission

- faire les commissions ( courses ) n'est plus bien utilisé
- " UNE commission
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Rétro-commission
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Hadith
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Al-Sirâ
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Champi
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niaiserie
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salage
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sablage
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-sableuse
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déneiger ; déneigeuse ; déneigement
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Écrit par : @ | 17 décembre 2009

Chiffre


à rapprocher aussi du mot anglais

CIPHER

Écrit par : @ | 17 décembre 2009

Chiffre


à rapprocher aussi du mot anglais

CIPHER

Écrit par : @ | 17 décembre 2009

"faire les commissions ( courses ) n'est plus bien utilisé".
Venez faire un tour dans nos campagnes et vous l'entendrez au dixième coup de 10 heures.

Écrit par : P.A.R. | 18 décembre 2009

Les commentaires sont fermés.