Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26 décembre 2009

Réveillon

 

 

 

 

Dérivé du verbe réveiller, à la base duquel a été ajouté le suffixe -on, réveillon est attesté au début du XVIe siècle, où il désigne un repas pris la nuit avec des amis. En 1611, Cotgrave (A Dictionnarie of French and English Tongues) le définit ainsi : A meale made late in the night, or long after supper, soit « repas pris tard dans la nuit ou longtemps après le souper » (id est le repas du soir). En 1680, Richelet (Dictionnaire français des mots et des choses) y donne un sens social et moral : c'est « ce qu'on mange deux ou trois heures après le souper lorsqu'on est en débauche », qu'il illustre de ce fragment « faire le réveillon ».

A la différence des réveillons modernes, ceux de Noël et du nouvel an, les réveillons de l'ancienne France ne se faisaient pas à une date fixe, mais à tout moment de l'année, comme l'indiquent les lexicographes, Furetière (Dictionnaire universel, 1690 : « repas qu'on fait au milieu de la nuit, après avoir veillé, dansé, joué ») et les académiciens (1694, 1718, 1740 : « petit repas, petite collation qui se fait quelquefois, quelque temps après le souper » ; 1762 : « petit repas extraordinaire qui se fait entre le souper et le coucher » ; donner, faire un réveillon, faire réveillon). Le mérite de Furetière est de noter la concurrence sociale entre réveillon, terme en usage à la ville, chez les bourgeois, et médianoche, « terme venu depuis peu d'Italie, qui signifie un repas qui se fait au milieu de la nuit » et qui est usage à la cour : « on a fait hier chez le Roy un médianoche après un grand bal ». Outre cet usage social, Furetière indique dans quelles circonstances étaient organisés les médianoches : « particulièrement dans le passage d'un jour maigre à un jour gras, après quelque bal ou réjouissance ». La distinction des jours maigres et des jours gras, qui était décidée par l'Eglise en fonction de considérations religieuses, prépare l'apparition de l'usage collectif du réveillon après la messe de minuit. Dans un Dictionnaire du commerce publié en 1750 à Amsterdam, il est noté que le réveillon est une espèce de divertissement qui se pratique en France après la messe de minuit. Il n'est pas encore question de repas et il n'est pas précisé non plus que cette messe se dit à Noël. C'est dans un exemple de la cinquième édition du Dictionnaire de l'Académie française (1798, puis 1835, 1879) qu'est mentionné pour la première fois dans un dictionnaire ce réveillon-là : faire le réveillon après la messe de minuit ; et c'est Littré (Dictionnaire de la langue française, 1863-77) qui, le premier, distingue le « repas extraordinaire que l'on fait dans le milieu de la nuit » et « le repas qu'on fait la nuit de Noël », citant M. de Marchangy (Tristan le Voyageur, 1825) : « ces sortes de repas qu'on appelle réveillons ont lieu dans toutes les classes, même les plus pauvres ».

Si l'on en croit les dictionnaires, il semble que la généralisation du réveillon fixé la nuit de Noël date du XIXe siècle. Dans le Dictionnaire de l'Académie française de 1879 (septième édition), c'est, comme en 1798 et 1835, un « petit repas extraordinaire qui se fait vers le milieu de la nuit » (donner, faire un réveillon ; faire le réveillon après la messe de minuit) ; en 1932-35 (huitième édition), c'est un « repas qui se fait en famille ou entre amis, vers le milieu de la nuit, particulièrement la nuit de Noël ». Le phénomène historique, ici décrit, est clos au XXe siècle. Dans le Trésor de la langue française (1971-94), le sens « général » de « repas ou collation pris à une heure avancée de la nuit », dont le synonyme est souper, est mentionné comme vieux ou comme un régionalisme, alors que le sens usuel est « repas de fête que l'on fait pendant la nuit de Noël ». Ce que notent aussi les rédacteurs de ce Trésor, c'est l'extension du réveillon à la nuit de la Saint-Sylvestre : « et (depuis la fin du XIXe siècle) pendant la nuit du nouvel an », précisant même, entre parenthèses, la date approximative à partir de laquelle l'habitude de réveillonner s'est étendue au nouvel an.

L'identité du mot cache cependant de grandes différences dans les choses. En 1881, le menu du réveillon auquel Loti, alors pensionnaire, a été convié est frugal (in Journal) : « nous attendons joyeusement minuit, en compagnie de quelques camarades, assis devant des tasses de chocolat et des brioches, - honnête petit réveillon de pensionnaires, - et 1880 se termine ainsi ». En 1923, Pesquidoux (Chez nous) évoque le menu de Noël en Armagnac : « Nadau, en Armagnac Noir, est pour les paysans la fête traditionnelle par excellence. Elle comporte deux réjouissances, l'une religieuse, la messe de minuit, l'autre profane, le réveillon. Et celui-ci se compose exclusivement de la « daube », mets local, longuement apprêté ». Personne, dans la France actuelle, même pas les SDF réveillonnant à l'Armée du Salut, ne se contenterait de brioches ou de daube.

Le réveillon a même pris une place si importante dans les festivités modernes que le mot a fini par désigner à lui seul , par métonymie, la « fête de la nuit de Noël et du nouvel an » (in Trésor de la langue française), Noël et la Saint-Sylvestre n'étant plus, modernité oblige, que des occasions de gueuletons, comme on dit dans la langue française populaire. Ainsi est avérée la définition rigoriste de Richelet (1680, cf. ci-dessus : « ce qu'on mange lorsqu'on est en débauche »).

 

 

 

 

 

Commentaires

------------------
Vélo
vélocipède
------------------

vélocité à mentir éffrontément
-------------------

LE """"" vélo""""" de Noel Mamère

-----------------------

http://decadence-europa.over-blog.com/article-le-velo-de-noel-mamere--41807146.html


-----------------

Écrit par : @@ | 26 décembre 2009

1 daube / DAUBER
si , moi
j'ai effectivement mangé de la
Daube provençale ( en conserve )
le 24 au soir ! avec des patates cuites à l'eau

2 avec presque uniquement des produits français ( sauf 2 dattes ) à faible trajet parcouru et issus de
culture ocale

-----------

je repensai d'ailleurs au curé de Cucugnan et aux 13 desserts , en me faisant cette réflexion :
il ne serait même plus possible de les offrir aux " restaus du coeur"
. et en pensant qu'il n'est quasiment plus connu actuellement et que personne n'en parle lors de Noel
Daudet , son moulin, cucugnan dont les premières lettres nous amusaient tant .
les mandarines sous le sapin ( éclairé avec de petites bougies et non des guirlandes de Chine )

--------------

toute mon enfance , chez mon parents , nous prenions des SOUPERS
( vers 19 heures ; on disait " 7 heures du soir" ) ; avec toujours de la soupe
---------------

toujours après le BENEDICITE , les enfants ne pouvant s'asseoir qu'ensuite , après le signe de croix
------------------

avant de me coucher , après ma prière du soir ,à genoux devant mon lit , sous mon crucifix
------------------

GUIRLANDE
ENGUIRLANDER

Écrit par : @@ | 26 décembre 2009

à propos de Paris
plus nous irons, plus ce cancer de Paris qui ronge la personnalité de la France ira s'agrandissant, plus ceux-là qui se tiendront à l'écart dans l'AUTOCHTONIE de leur province garderont dans leur talent de personnalité et de caractère
Barbey d'Aurevilly
AUTOCHTONIE

TOURNE-BRIDE

commotion ( économique ; cérébrale )
la " Grande Commocion"

LOCOMOTION

COTERIE

abjection Abject

Objection Objecteur ; pas de : Object ( en français )

Inanité

Crèche
1 Sainte crèche

2 crèche municipale etc...

crècher

Écrit par : @@ | 27 décembre 2009

Les commentaires sont fermés.