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13 février 2010

Métis, métisser, métissage


Du ça qui sort en reptations lentes...


Métissage est un terme de zoologiste - plus particulièrement de zoologiste de haras. Moderne, il désigne des techniques dont l'objectif est d'améliorer les races animales de peu de valeur par des expériences de laboratoire et par des croisements raisonnés. Dérivé du nom et adjectif métis, désignant dès le XIVe siècle un animal « engendré de deux espèces » et entendu au XIXe siècle au sens de « qui est engendré par deux êtres d'espèce différente, en parlant des animaux » (Littré, Dictionnaire de la langue française, 1863-77), il est attesté en 1837 dans le Dictionnaire de l'industrie manufacturière, commerciale et agricole (tome 6) de Baudrimont, qui l'emploie à propos des haras et au sens de « croisement des races ».

Littré est le premier à le faire entrer dans un dictionnaire : « action de croiser une race avec une autre pour améliorer celle qui a moins de valeur ». Ce mot, précise-t-il, « est réservé généralement pour les croisements pratiqués dans l'espèce ovine » et « pour les autres cas, on emploie de préférence le mot croisement ». Dans le Supplément publié en 1877, Littré ajoute quatre extraits du Bulletin de la Société d'Agriculture de France, dans lequel un dénommé Gayot emploie d'abondance métissage : « en un sens particulier, croisement par métis ; ce qui procure la création de races » ; « j'arrive au métissage, c'est-à-dire au croisement arrêté à la première ou à la deuxième génération en vue de créer une race intermédiaire » ; « à mesure que le métissage continue, la nouvelle race s'améliore ». Métissage s'applique aux seuls animaux : c'est du moins ce qu'en jugent Littré et les académiciens dans la huitième édition de leur Dictionnaire (1932-35) : « croisement de races », qui illustrent ce seul sens de l'exemple suivant : « le métissage se pratique avec succès sur l'espèce ovine ».

C'est dans la seconde moitié du XXe siècle que métissage, tout en continuant à s'appliquer aux animaux ou aux plantes (terme de botanique et de zoologie : « croisement d'animaux, de plantes appartenant à des races ou à des variétés différentes, généralement dans le but d'améliorer celles-ci », Trésor de la langue française, 1971-94), s'étend aux êtres humains, et cela, bien que ce terme soit objectivement raciste, puisqu'il pose une hiérarchie entre les races (cf. Littré : « action de croiser une race avec une autre pour améliorer celle qui a moins de valeur »). L'histoire tragique du XXe siècle a beau montrer dans quels abîmes de barbarie sombre l'humanité quand elle s'abandonne à la science des races humaines, laquelle a pour débouché naturel le racisme, rien n'arrête le raciste métissage. Dans le Trésor de la langue française, il est défini ainsi : « croisement entre individus appartenant à des races différentes » et illustré par cet extrait sinistre : « l'esclavage, la guerre, l'Islam ont donné lieu à des métissages dont Nachtigal note les degrés entre Arabes et gens du Bornou » (Vidal de la Blache, Principes de géographie humaine, 1921). Les académiciens, dans la neuvième édition (en cours de publication) de leur Dictionnaire, s'efforcent de distinguer les deux emplois. Il faut rendre acceptable l'idéologie du métissage, en masquant le racisme qui la sous-tend : « dans l'espèce humaine, croisement, mélange de races différentes » (exemples : « le métissage d'une population » et « par extension, métissage culturel ») ; et en biologie : « croisement entre deux races d'animaux ou deux variétés de végétaux de même espèce, par lequel on crée une race ou une variété nouvelle ».

L'histoire ou la genèse et les emplois du terme de métissage étant établis sans doute possible, il est effarant de constater que ce terme de zoologie raciale a pu être transporté aux relations entre les hommes et même à l'organisation sociale, sans que quiconque s'en émeuve, au point d'aller de soi (mais le nazisme n'allait-il pas de soi ?), et que, objectivement racial à l'origine - et même raciste -, il est devenu l'oriflamme du prétendu antiracisme à subventions et même la panacée censée annihiler le racisme. Pour le soi-disant philosophe Onfray, le métissage fait l'identité de la France. Tient-il donc les Français pour des mérinos ou des moutons à tondre ? Lutter contre le racisme par le racisme, c'est ouvrir la boîte de Pandore. N'en sort que la Bête immonde.

 

Commentaires

Un petit bonjour d'cheu moi


http://www.youtube.com/watch?v=cXARMIQdIpM&NR=1

Pipasso

Lutrin

Écrit par : @@ | 13 février 2010

PAVANE
SE PAVANER

http://decadence-europa.over-blog.com/article-belle-qui-tient-ma-vie-44896297.html

je rappelle que c'est le début du CWARMê

Écrit par : @ | 14 février 2010

Mr de l'ère des Volts désinvolte , de la Volt ère , savez vous ( "avez vous une expertise " )ou en est le stade de destruction des langues latine et grecque , pour la populace " scolarisée " républicaine en l'an 2010 ?

le gouvernement de merde cherche maintenant à amplifier l'ignorance de l ' Histoire

le programme de destruction du Latin et du Grec est certainement presque parachevé ,

le programme de destruction du Français progresse très bien , à lire les écrits de jeunes Bac+ X ( 5, 6 , 8 , 10 comme on veut )
je crois que le gouvernement de merde veut aussi mettre le turbo ...

France-désinfo n'en cause jamais

leur mort est-elle déjà acquise ???

pourriez vous un jour faire un petit point sur cette mort plus qu'annoncée.

Écrit par : @@ | 14 février 2010

Je suis un métis qui mélange du basque , du sénégalais , de l'aveyronnais, du périgourdin et du béarnais, physiquement je ressemble presque à Alexandre Dumas avec moins de ventre et de talent bien sûr, mais bon sang que cette aptitude à faire du métissage une idéologie me gonfle, je suis français et européen point final, le métissage est accidentel, ni pire , ni meilleur b...el de m...e!

Le métissage n'est ni bon ni mauvais mais la bobo-métissoculture officielle est une stupidité de plus tout comme le multiculturalisme imposé (avec tous ses effets pervers et parfois inquiétants), je n'ai jamais vu un plat aussi indigeste que cette purée.
Nos 95% de culture à fondement celto-gréco-latins me conviennent fort bien, ils font notre excellence, 5% de condiments divers ne lui font, certes, pas de mal , mais c'est comme pour tout, point trop n'en faut,trop de sel, de poivre, de curcuma ou de piment et l'alchimie de notre bon vieux roman nationale est foutue.
Nos apprentis sorciers nous préparent d'affreux lendemains.

Écrit par : nadaillac | 27 février 2010

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