Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20 mai 2010

Pédagogisme

 

 

 

Ce sont les Instituts de Formation des Maîtres, créés par le sinistre Jospin sur le modèle des Instituts de Formation Professionnelle (1941) du non moins sinistre Carcopino, ministre de Vichy, qui a banalisé l'emploi de pédagogisme, car ces Instituts sont des temples voués à Sainte Pédagogie. En bref, le pédagogisme est une plongée au cœur de la grande religion illuministe et socialo-occultiste moderne. Dans le Trésor de la langue française (1971-94), dont la plupart des volumes ont été publiés alors que les monuments jospinistes à la gloire du pédagogisme n'étaient pas sortis de terre (la loi qui les établit date du 14 juillet 1989), le mot est tenu pour « rare » (le 15 juillet 1989, il est sauvé de la pénurie) et « plutôt péjoratif ». A partir du 15 juillet 1989, il va devenir ouvertement péjoratif, polémique, militant pour désigner les gros consciencieux de la social-pédagogie.

La définition « système des pédagogues » est prudente. Elle ne laisse rien percer du combat mené par le savoir et la connaissance contre l'hydre. Pourtant, pédagogisme, dérivé de pédagogie, n'est ni récent, ni nouveau. George Sand, qui aurait mis le feu aux Instituts à la Jospin et à la Carcopino, si elle était née un siècle plus tard, l'emploie : « Comme j'ai horreur de tout ce qui ressemble au pédagogisme, ce sera la seule et dernière fois de ma vie » (1832) ; les Goncourt aussi : « la jeunesse actuelle semble cesser d'être une jeunesse d'imagination, pour devenir une jeunesse de pédagogisme » (1884). Le sens en est, de toute évidence, défavorable.

En fait, le nom est attesté pour la première fois dans l'édition de 1595 des Essais de Montaigne (Livre I), sous la forme hellénisante paidagogisme et dans deux contextes différents : « notre enfant est bien plus pressé : il ne doit au paidagogisme que les premiers quinze ou seize ans de sa vie : le demeurant est dû à l'action » et « prenant l'instruction à son progrès des paidagogismes de Platon ». Les anciens lexicographes (La Curne de Sainte-Palaye, XVIIIe siècle, Littré et Godefroy, XIXe siècle) ne citent que le premier extrait, dont ils tirent la définition « système des pédagogues », qui est reproduite par Littré (Dictionnaire de la langue française, 1863-77) et dans le Trésor de la langue française (op. cit.). La seconde citation (« paidagogismes de Platon ») figure dans le Dictionnaire de la langue française au XVIe siècle d'Edmond Huguet, qui en extrait la définition « méthode d'enseignement ». C'est sur cette seconde citation de Montaigne que se fonde Barré (1842, Complément au DAF) pour définir ainsi, plutôt positivement, pédagogisme : « (vieille langue) il s'est dit de l'enseignement sous forme de dialogue, et particulièrement des dialogues de Platon. Montaigne l'a employé dans ce dernier sens : les paidagogismes de Platon ». Certes, ce pédagogisme-là est propre à l'Antiquité, mais pas à n'importe quelle antiquité : Socrate, Platon, le lycée, l'académie, Athènes, le Ve siècle avant notre ère ; en 1842, il est caduc depuis plus de vingt siècles et appartient à une époque révolue de l'histoire. Et il n'a jamais été dans l'intention, secrète ou avouée, de Jospin, Carcopino et autres gros consciencieux du social exerçant dans les Instituts de Formation créés par ces deux maîtres penseurs, de ressusciter Socrate. Imaginez Meyrieu se prenant pour Socrate : c'est la limace qui se met à penser.

 

 

 

Commentaires

lu ce commentaire :



Encore une fois nous sommes des centaines à nous sentir scandalisés , littéralement, , à nous émouvoir de ces situations d'injustice écrasante mille fois répétées !


Nous nous sentons tellement mal gouvernés, mal représentés, tellement impuissants, tellement vulnérables que ces nouvelles qu'on nous met dans les dents deviennent de vrais os à ronger, de vrais défouloirs à notre impatience, à notre écoeurement jamais soigné. Scandale sur scandale ! Hauts cris offusqués de notre part, besoin et désir de dénoncer l'inéquitable, l'insupportable, et les autres en face qui s'en tapent comme de l'an 40!... Il y a tant de cynisme chez ces gens là qu'ils en arrivent même à étaler leur bien être en photos pour essayer nous convaincre qu'ils ne sont que d'honnêtes fonctionnaires de l'Etat! Nous vivons dans des planètes différentes: Ce pauvre fonctionnaire sans logement(???) veut nous prouver par A+B qu'il a droit à ces privilèges alors qu'il y a encore en France des sans logis comme au XIX siècle! Bien sûr que ca nous scandalise tout cela, et les lecteurs qui trouvent normal qu'on les (je voudrais trouver un mot moins vulgaire que le seul qui me vient à l'esprit...) en...tube et qui arrivent encore à justifier l'injustifiable en nous balancant pour la énième fois la fameuse Mazarine m'insupportent encore plus!!! Dieu sait qu' elle les scandalisait bien pourtant , eux aussi, à l'époque!!! Et qu'ils ne nous disent pas le contraire car c'est d'ailleurs pour ca qu'ils ont voté pour Mr Propre! Où est la logique dans tout ca??? Souvenez-vous! Dans un film de Sacha Guitry (si Versailles m'était conté) on voyait des "petites gens" entrer timidement dans la demeure royale et se sentir indignes d'être là , dans la révolte, contre tant de grandeur, tant de faste!... Nous sommes au XXI eme siècle et il y a encore des citoyens francais qui justifient l'inégalité, la non-fraternité l'égoisme!
Le Canard Enchaîné joue son rôle d'accusateur public nécessaire dans notre société complètement sclérosée, endoctrinée, et ce qui est dommage c'est que ca ne va jamais plus loin pour les lecteurs...On s'arrache la nouvelle, on est outré, on a des envies meurtrières et pourtant il faut bien qu'on se résigne... Rien ne change! Le même Estrosi avait été rappelé à l'ordre par cette même presse et par nous mêmes, les lecteurs quand il se permettait de nous faire payer ses billets d'avion complètement abracadabrantesques (130000euros?) pour un déjeuner à l'Elysée alors qu'il souffrait le martyre dans les Caraïbes, loin de la vie parisienne et nous pouvons voir un an plus tard que RIEN ne le perturbe! Il continue de plus belle et finalement il aurait tort de ne pas le faire puisque tout continue à aller pour le mieux dans le meilleur de son monde! Il y en a même pour l'approuver, tout en disant que ces salauds de socialistes faisaient bien pareil! Alors quand c'est socialiste, c'est "salaud" , quand c'est UMPiste, c'est pas "salaud" ... Comme si les erreurs des uns pouvaient justifier les erreurs des autres , surtout quand on a fait une campagne de promesses où plus rien ne serait jamais pareil!!!! Pourquoi avez-vous voté pour l'UMP? Pour leurs promesses juetement de "propreté", d'égalité des chances, de fraternité? .... ALORS? Quid de tout ce ramassis de mensonges?
Rendez vous à l'évidence!!!


Ce sont des escrocs qui nous gouvernent et, surtout depuis Sarko et son Kärcher! les prisons sont pleines d'escrocs beaucoup moins nuisibles que ceux-là, car petits, indéfendables, la lie de la société comme dirait nos courageux dirigeants.


Jusqu'à quand toute notre colère ?
Mercredi 19 mai à 19h57

Écrit par : @@ | 21 mai 2010

Vous avez raison : l'UMP ne vaut pas mieux ou même est pire. A leur décharge : ils ne cachent pas leur amour du gain, leurs ambitions, leur sens des affaires. Les autres font pareil, mais ils se vêtent des oripeaux de la vertu. De toute façon, Arouet le Jeune n'a que faire de ces distinctions, UMP ou PS, gauche ou droite, progressistes ou conservateurs, etc. De ce point de vue, il est relativiste ou "moderne", par ironie certes, et il déclare volontiers que "tout se vaut".

Écrit par : Arouet Le Jeune | 21 mai 2010

Allons Arouet, faut-il vraiment prendre les lecteurs pour des idiots et spéculer sur leur ignorance de la topographie politique pour affirmer, ici, "ni droite, ni gauche" ! On est un gros malin, à ce que je vois.

Écrit par : Sylla | 21 mai 2010

bonne remarque , mr Sylla ( et non pas Scylla ? ? )
----------
pour ma part

1 j'ai uniquement copié un " commentaire lu "
( qui n'est pas le mien )
pour analyse des mots utilisés !

traduisant d'ailleurs , un " climat " , une AMBIANCE

2 pour ma Part , PAS de " relativisme ou de modernisme"
et TOUT ne se vaut pas

rappelons néanmoins qu'un monsieur Sarko
a ) s'est fait passer pour un " monsieur propre "
devant karcheriser les délinquants
( avant de les nommer ministre immédiatement )

b ) pour le """ sens des affaires """ ( hormis pour leur propre poche ) , celui pour le pays est catastrophique

quasiment que des erreurs depuis 3 ans
des gouffres ABYSSAUX

l'horrible Jospin a beaucoup moins laissé de déficit !

de tels gouffres financiers auraient fait hurler tous les véreux RPR , s'ils avaient été le fait du faussaire corrompu Mitterrand

c ) et que l'on ne vienne pas utiliser la
" crise " " imprévisible " : à ce niveau politique , c'est grave de ne pas l'avoir pressentie .

je relisais hier un semi-vieux magazine

un petit entrefilet signalais que sarko avait voulu
instaurer le système des SUBPRIMES en France !!!

seul le temps disponible lui a manqué ,avant l'éclatement de leur crise aux uSA !

Écrit par : @@ | 22 mai 2010

Les commentaires sont fermés.