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06 juin 2010

hôte, hôtesse, hospitalité

 

 

En latin, hospes (génitif hospitis, accusatif hospitem, avec un i bref), a deux sens, qu'on pourrait dire « opposés » ou « contraires » et qui, en fait, sont « réciproques » : le mot désigne celui qui reçoit l'hospitalité et celui qui la donne. L'hospitalité est une obligation, comme celle du don dans la théorie du grand ethnologue français Marcel Mauss : la recevoir et la rendre aussi. Tout don oblige à un contre-don. On est hôte parce qu'on sait qu'en retour, et dans d'autres circonstances, on sera l'hôte de son hôte.

Le nom français hôte qui continue hos(pi)te(m) est attesté au XIIe siècle dans les deux sens réciproques du latin : « celui qui donne l'hospitalité » (au début du XIIe siècle) et « celui qui reçoit l'hospitalité » (1165). L'hospitalité peut se faire gratuitement et, dans ce cas, ce qui est implicite est qu'elle sera rendue ; ou bien elle peut être payante, dans une auberge par exemple, avec de l'argent en contrepartie. Le mot entre dans le Dictionnaire de l'Académie française dès la première édition en 1694 sous la forme hoste (1694 et 1718) et avec les deux sens latins, comme un don ou comme un service rendu : « Celui ou celle (hôtesse) qui reçoit et loge dans sa maison ses amis, les étrangers, les passants, etc. soit gratuitement, soit pour de l'argent » et « Hoste se dit aussi de celui qui est reçu et logé dans la maison d'un autre, soit gratuitement, soit en payant ».

 

Très étrangement, en 1762 et en 1798 (quatrième et cinquième éditions), ainsi que dans le Dictionnaire critique de la langue française (Féraud, 1788, lequel sur ce point n'est pas très « critique »), le sens de « don gratuit » disparaît du DAF, non pas qu'il soit sorti de l'usage, mais parce que, semble-t-il, du moins aux yeux des académiciens, le service est devenu plus commun que le don : « Celui ou celle qui tient cabaret et qui donne à manger et à loger pour de l'argent » et « Hôte est un terme réciproque, qui se dit aussi de ceux qui viennent manger dans un cabaret ou loger dans une hôtellerie ou maison garnie ; il se dit pareillement, tant de celui qui loue à quelqu'un une portion de sa maison que de celui qui la tient à loyer ».

En revanche, le don est heureusement rétabli dans la sixième édition (1835) et dans les éditions ultérieures (1879, 1932-35, neuvième édition en cours de publication), les académiciens redonnant à l'hospitalité son sens gratuit : « Hôte se dit aussi de toute personne qui donne l'hospitalité, qui héberge, qui traite quelqu'un sans rétribution et par humanité, par amitié, par bienveillance ; et aussi de celui qui est reçu, traité de cette manière ». Il en va de même dans le Dictionnaire de la langue française de Littré (1863-77), où ce sens est exposé en premier : « Celui, celle qui reçoit et traite quelqu'un sans rétribution, qui lui donne l'hospitalité, par humanité, par amitié, par bienveillance », tandis que les sens qui étaient tenus dans le DAF au XVIIIe siècle pour les seuls sens d'hôte sont glosés à la fin de l'article : « Celui, celle qui tient une auberge, une hôtellerie » ; « Celui qui vient manger ou loger dans une hôtellerie, une auberge » ; « Celui qui donne à loyer une portion de sa maison ».

Les lexicographes actuels suivent cette leçon : « Personne qui reçoit (quelqu'un) dans sa demeure ou invite au restaurant, qui offre l'hospitalité » et « Personne qui est accueillie (chez quelqu'un), qui reçoit l'hospitalité » (Trésor de la langue française, 1971-94) ; « Personne qui accueille quelqu'un sous son toit, qui offre l'hospitalité » et « Dans la forme masculine seulement, personne à qui l'on offre l'hospitalité » (DAF, neuvième édition), mais aucun ne s'interroge sur la raison pour laquelle ce mot a, comme le disent les académiciens (neuvième édition) à tort, semble-t-il, « deux sens opposés : celui qui accueille et celui qui est accueilli ». L'expression juste serait « deux sens réciproques », car c'est bien de réciprocité qu'il s'agit, comme en rend compte lumineusement la théorie du don et du contre-don de Marcel Mauss. L'hospitalité oblige les bénéficiaires à en faire bénéficier leurs généreux hôtes.

 

Pourtant, dans la réalité du monde, réalité fort cruelle hélas, la réciprocité n'est presque jamais la règle. La France accueille généreusement sur son sol et en son sein des millions d'Algériens, de Marocains, d'Ivoiriens, de Turcs, etc. mais sans réciprocité. Dans ces pays d'où viennent ses hôtes, la France est personna non grata : les Français y sont menacés, parfois simplement égorgés, leurs biens mis sous séquestre ou détruits dans de honteux pogroms. La France donne l'hospitalité à près de 70000 Ivoiriens, alors que sont établis en Côte d'Ivoire moins de 10000 Français, et lorsque ces Français, au début du troisième millénaire, ont été victimes de ratonnades et leurs biens pillés au cours de pogroms meurtriers, il ne s'est pas trouvé un seul Ivoirien généreusement accueilli en France pour protester contre ces actes de barbarie. La réciprocité, comme l'ont montré les égorgements de Français en Algérie dans les années 1990, est à sens unique. Le don n'est jamais suivi du moindre contre-don. De fait, l'hospitalité à sens unique n'est plus de l'hospitalité, mais de l'aveuglement de gogos.

Un fait de langue, en apparence insignifiant, exprime cela. Alors que le nom masculin hôte a les deux sens réciproques, son équivalent féminin, hôtesse, n'a d'emploi qu'actif : c'est celle qui donne l'hospitalité. L'hôtesse ne reçoit jamais l'hospitalité. Ainsi, la France (il en va de même des Français) est hôtesse, jamais hôte. Elle a une hospitalité amputée - un don sans contrepartie, de la générosité payée d'ingratitude, de ressentiment, de haine, de pillages.

 

 

 

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Écrit par : Amédée | 06 juin 2010

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Écrit par : Amédée | 06 juin 2010

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