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27 juin 2010

Rutabaga

 

 

Ce mot, emprunté au suédois rotabagge ou rotabaggar, désignant un « chou-navet », est attesté à compter de 1803.

Chou-navet est dans le Dictionnaire de l’Académie française (1762, 1798, 1832-35) : « Plante dont la racine est une espèce de gros navet chargé de quelques fibres chevelues. De ce navet part une tige qui porte des feuilles comme le chou commun. On coupe sa racine par tranches, et on la mange dans les potages, et de plusieurs autres manières ».

Rutabaga est d’abord enregistré par Barré (1842, Complément au DAF) : « (botanique) Variété de la rave » et dans le Dictionnaire de la langue française de Littré (1863-77) : « Plante alimentaire du genre chou, provenant du Nord ; c’est une variété de chou-navet, le brassica campestris, napo-brassica, cultivée à peu près exclusivement pour la nourriture des ruminants domestiques ; on le nomme aussi navet de Suède, chou de Suède, chou de Laponie » (exemple : « Le rutabaga exige un sol riche et un climat humide pour réussir »), avant d’entrer dans le DAF en 1879 (septième édition) : « Plante alimentaire du genre chou, originaire des pays du Nord, et cultivée à peu près uniquement pour la nourriture des ruminants domestiques » (1879) et « Plante du genre chou, originaire des pays du Nord et cultivée à peu près uniquement pour la nourriture des ruminants domestiques. On l’appelle encore Navet de Suède » (1932-35).

La définition du Trésor de la langue française (1971-94) tend à la rigueur encyclopédique : « Plante crucifère bisannuelle des climats froids et tempérés, cultivée principalement pour sa racine comestible » et « par métonymie, racine à chair jaune de cette plante, servant principalement à l’alimentation animale et accessoirement à l’alimentation humaine ». La célébrité du rutabaga tient aux événements qui ont plongé la France dans l’abîme entre 1940 et 1945 et obligé les autorités d’alors à livrer au Troisième Reich en guise de tribut d’énormes quantités de denrées alimentaires, de matières premières et de travailleurs, les Français devant se rabattre sur les aliments destinés au bétail, dont les topinambours et les rutabagas, comme le rappelle Mme de Beauvoir dans Les Mandarins (1954) : « Il s'était nourri joyeusement pendant deux ans de choucroute aux navets et de rutabagas ».

 

 

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