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25 juillet 2010

Camus au Panthéon ?

 

 

 

Albert Camus (1913-1960) est de toute évidence un des grands écrivains du XXe siècle dont les Français se rappellent ou, s’ils ne le font pas, devraient se rappeler, l’œuvre et les engagements de résistant en faveur de la liberté. Assez rapidement, il a obtenu ce à quoi tout écrivain aspire : la reconnaissance, comme en témoignent la diffusion mondiale de deux romans, toujours publiés, L’Etranger (1942) et de La Peste (1947), l’influence des éditoriaux du quotidien Combat, dont il a dirigé la rédaction pendant quelques années, le relatif succès de ses essais, de ses pièces de théâtre, de ses mises en scène et l’obtention du prix Nobel de littérature en 1957, alors qu’il était relativement jeune. Certes, il écrivait moins bien et moins facilement ou plus laborieusement que Sartre, avec qui il était en concurrence, Sartre étant sans doute plus grand écrivain que lui, mais aussi plus obtus. Certes, il a été la cible de l’intelligentsia et des compagnons de route qui voyaient dans le communisme l’avenir de l’humanité et dans Staline le guide infaillible des peuples, avenir qu’il tenait pour un enfer. Certes, ses positions sur son pays natal, l’Algérie, dont il espérait qu’il deviendrait un pays souverain composé de deux peuples, ont été incomprises et le FLN a tout fait pour les rendre inapplicables. Certes, en sa qualité d’écrivain, de journaliste, d’homme public, il est un exemple de la résistance nécessaire à l’imbécillité des clercs, au dogmatisme, au langage devenu fou, mais cet exemple est suivi par peu d’intellectuels. Olivier Todd est sans le plus fidèle ; Alain Finkielkraut, même s’il n’est pas un disciple de Camus à proprement parler, aussi. Mais ce que Jean Daniel, qui se prend pour le commandeur, retient de Camus, c’est de la moraline, qui dissuaderait, si elle avait du crédit, de lire Camus.

De son vivant, Camus a obtenu la reconnaissance de la « république des lettres » ; il mérite, de toute évidence, un demi-siècle après sa disparition dramatique, d’obtenir, et avec les honneurs, la reconnaissance de sa patrie. C’est, pratiquement le seul de tous les grands écrivains de notre histoire, un authentique enfant du peuple, issu d’une famille de prolétaires et dont la mère ne savait ni lire ni écrire, et qui doit une partie de ce qu’il est devenu à (feue ?) l’école de la République. Mais le transfert de ses restes au Panthéon, alors que sa tombe dans le petit cimetière d’un village du Lubéron est si émouvante, n’est peut-être pas le meilleur hommage qui puisse lui être rendu.

A tous ceux qui sont français depuis la nuit des temps et qui pensent que la France n’a pas commencé en 1789 ou en 1871, le Panthéon n’est pas un sujet de fierté. Pendant un siècle, ce bâtiment à l’architecture monumentale néo-classique a été l’enjeu de conflits idéologiques, de polémiques stériles, de batailles stupides, qui ont pris fin en 1885, à la mort de Victor Hugo, par épuisement des combattants. Alors que Louis XV, roi de France, le destinait à devenir une église consacrée à sainte Geneviève, la patronne de Paris, la Révolution, en 1791, au moment où il a été achevé, en a fait un temple semblable à ceux des anciennes religions païennes, un « panthéon », dans lequel seraient inhumés et célébrés, non pas des dieux, mais des grands hommes. Il exprime donc le triomphe de la religion des modernes, religion immanente, sociale et occultiste, sur la transcendance chrétienne. L’inscription gravée sur le fronton, « aux grands hommes, la patrie reconnaissante », en résume la fonction. Mais qui peut croire encore dans les « grands hommes » quand règne partout le relativisme généralisé et que « tout se vaut » ? Dans une époque d’égalitarisme forcené, il y a des hommes et des femmes, il y a des mômes et des ados ; mais aucun n’est, n’a été ou ne sera « grand ». Il en va de même de la « patrie ». Un pays qui a pour seul horizon l’absence de frontières, la même nationalité pour tous, l’accueil de tous, d’où qu’ils viennent, n’est plus la patrie de quiconque. Peut-être celle des vins ou des fromages ? Quant à la reconnaissance, cette notion n’a plus guère de validité dans un pays miné par la repentance, par l’ingratitude, par le ressentiment. Autrement dit, cette inscription ne signifie plus grand-chose, et surtout pour accueillir un écrivain qui, pendant toute sa vie, a voulu donner ou redonner un sens plein et fort aux « mots de la tribu ». Certes, quelques grands écrivains sont inhumés au Panthéon, mais aussi Resnier, Cabanis, Sers, de nombreux généraux d’Empire et des hommes grands par leur servilité ou leur empressement à servir non pas leur patrie, mais un régime.

La République a mieux à offrir aux écrivains qu’un enterrement au Panthéon. Sa mission est de faire en sorte qu’ils soient lus longtemps, par le plus grand nombre de citoyens possible ; et pour cela, elle doit veiller à ce que tous les élèves apprennent à lire et qu’ils acquièrent à l’école le goût des grands œuvres de notre patrimoine et des auteurs qui les ont écrits. Chacun sait aujourd’hui qu’elle a renoncé depuis près de trente ans à cet objectif, éminemment « citoyen » pourtant, et que l’école de la République a jeté aux orties depuis longtemps les grands auteurs ou les grandes œuvres, y préférant l’anecdotique, l’insignifiant ou même le rien. Camus resterait plus longtemps une « pierre vive » pour les Français, si, au lieu d’être caché dans une crypte de ce monument néo-classique, il était sinon lu par tous les élèves de France, du moins accessible à la majorité d’entre eux.

 

 

Commentaires

De GAULLE MYTHES et REALITES



http://www.contreculture.org/AG%20De%20Gaulle%20jusqu'en%201940.html

Lorsque mon père fut blessé ( par l'obus qui tua son colonel , colonel présent SUR le champ de bataille , colonel qui du coup ne s'en alla pas dans un bureau de Londres ), étant en commando à l'avant des troupes françaises ( et ayant aussi été bombardé par notre artillerie )

au lieu de tendre un sous-vêtement comme drapeau blanc ,
il rampa blessé pendant 24 heures pour rejoindre l'arrière .

blessé, hospitalisé , il fit connaissance d'une des soignantes .


Elle fut ma mère !

Écrit par : @@ | 25 juillet 2010

ACCAPARER

SOUILLER ( la mémoire de Tom MOREL )

N'êtes vous pas de plus en plus écoeuré par ce Sarkozy , qui s'est accaparé le plateau des Glières
( je suis sur à 100 000 % que l 'on ne l'aurait jamais vu en 42-44 , marcher dans la neige du plateau, fusil à la main )

Je ne sais pas pourquoi , je ne peux que l'imaginer ( comme pour Chirac )

ENFUI à New York et bossant chez Rothschild,( comme Pompidou ) Lehman ou Goldmann Sachs de 1940 à 1945

Je suis mal à l'aise chaque fois que j'apprend que ce ..... et ce XXXX

vient de claquer 200 à 400 000 Euros pour un vol aérien , rester UNE heure , se faire filmer , ne pas recevoir les résistants , Refiler en urgence à Paris ou au Cap-Nègre

Il m'écoeure , ce -------, beurk je n'en peux plus de ce xxxxx

je vomis à voir son grouin

pour moi , les Glières , c'est une visite avec des vrais résistants de Haute-Savoie , qu'en j'avais 15 ans , associé avec la traverséé du désert de Platé , l'église de Passy etc....

Voir ce Sarkozy aux Glières ou au Mont Saint-Michel , j'en suis malade morakement à chaque fois plusieurs jours .

Je ressens l'insulte faite par ce xxxxx aux combattants maquisards !

beurk , beurk , beurk j'en vomis moralement

Écrit par : @@ | 25 juillet 2010

Sa tombe , que j'ai visitée dans le cimetière de Lourmarin , en revenant d'une virée entre copains à Sénanque , Silvacane , Gordes , Notre-Dame de Laghet est tellement mieux en Provence .


Espérons qu 'un escroc moral de la mémoire , temporairement présidentialisé , ( et qui ne le lit pas ) n'insultera pas sa mémoire

Mais il est prêt à tout!

Écrit par : @@ | 25 juillet 2010

GUERRE

" partir en GUERRE "

outrance


Ministère de la DEFENSE ( et non de la Guerre )

surprenant , hin
1er Acte le mot GUERRE est TABOU dans la minable armée française ( je suis repassé récemment à MOURMELON et SUIPPES voir de l'extérieur ces 2 camps que j'ai connu comme aspirant ) quelle impression de faiblesse et de laisser -aller
( mon impression personnelle , qui peut être FAUSSE ; c'est mon ressenti personnel )
on fait ( au choix )
- de la défense ( contre ennemi X , lui-même innomable , tabou )
- de l'humanitaire ( sac de riz sur le dos ,plusieurs prises de vue , débarquement devant 40 caméras )
- voire de la destruction de nos alliés historiques
( Serbie , Kosovo )
- de """ l'installation de démocratie"""
( soutien du corrompu Karzai en Afghanistan )


2 Acte Deux mr Sarkonzy part en """ Guerre " ( mais apparemment , problème à l'allumage , reste coincé dans les starting-blocks , problème de chaussure , de lacets ??? )
part mais n'arrive PAS

mr Sarkonzy part TOUS AZIMUTS en " guerre" depuis 8 à 9 ans
bientôt la guerre de 100 ans si les veaux le refoutent en place ??? avec sa compagnie de mercenaires

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Lorsque Nicolas Sarkozy s'empare à nouveau du thème de l'insécurité, il le fait d'abord dans le vocabulaire. Suite aux émeutes du quartier de La Villeneuve, à Grenoble, le chef de l'Etat s'est montré martial en conseil des ministres, mercredi 21 juillet. Il a annoncé son intention de mener "une véritable guerre" contre "les trafiquants". Une rhétorique percutante, destinée à marquer l'opinion. Mais gare à la répétition. Cette "guerre" est en effet loin d'être la première. Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a déjà ouvert de nombreuses hostilités.






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Dès son arrivée au ministère de l'intérieur, le futur chef de l'Etat se présente en guerrier. Le 27 juin 2002, il réunit 2 000 cadres de police pour les mobiliser : "Nous devons et nous allons renverser la tendance. Nous devons et nous allons faire reculer la délinquance", promet-il, expliquant aux forces de l'ordre : "Nous allons gagner la guerre contre l'insécurité."

GUERRE À OUTRANCE

Le 24 octobre 2002, le ministre de l'intérieur récidive. En visite dans un quartier de Strasbourg où des véhicules ont été incendiés, il annonce des actions coups de poing, avec la nomination de policiers supplémentaires "pour aller chercher les délinquants là où ils se trouvent". Car "il faut qu'on leur mène la guerre".

Le 14 février 2003, auditionné devant la commission sénatoriale de lutte contre les drogues illicites, Nicolas Sarkozy répète : "Il est évident que pour l'usage des drogues parmi nos concitoyens, la guerre aux trafiquants doit se poursuivre". Les délinquants ne sont pas les seuls ennemis. Le 1er juillet 2003, la "guerre est déclarée" contre les chauffards routiers, comme le titre Le Parisien.

SUR TOUS LES FRONTS
Elu président, Nicolas Sarkozy peut élargir le champ de bataille. Il la déclare en premier lieu aux même ennemis qu'en 2002 : les délinquants. Le 8 février 2008, il promet ainsi : "Dès demain, c'est une guerre sans merci qui sera engagée à l'endroit des trafics et des trafiquants et j'en assumerai pleinement la responsabilité, les conditions de mise en œuvre, le suivi des résultats".


L'année suivante, la bataille se poursuit. En déplacement à Gagny, en Seine-Saint-Denis, Nicolas Sarkozy "déclare la guerre aux bandes violentes", titre le quotidien Metro le 18 mars 2009. Le chef de l'Etat promet que "ce ne sont pas les bandes qui vont triompher de la République".

En septembre, la guerre se poursuit, mais se déplace sur un autre terrain, celui de l'éducation. Nicolas Sarkozy déclare cette fois, le 29 septembre 2009, son intention de livrer une "guerre sans merci contre le décrochage scolaire".

Mais la mère de toutes les guerre, celle contre la délinquance, ne connaît pas de trêve. Lors d'un discours en hommage à Aurélie Fouquet, policière tuée en service à Villiers-sur-Marne, le 26 mai 2010, le chef de l'Etat répète : "La France s'est engagée dans une guerre sans merci contre la criminalité." Une guerre qui dure depuis huit ans, et ne semble pas terminée.

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Écrit par : @@ | 25 juillet 2010

Renaud Camus ?

Oui, les deux Camus...

La Patrie reconnaissante...

Écrit par : D'Argental | 10 août 2010

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