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24 septembre 2010

Les sociétés multiculturelles et pluriethniques caractérisent-elles les colonies ou les empires coloniaux ?

 

 

En 1845, Théophile Gautier part en voyage en Algérie dans ce qu’il appelle « l’Afrique française ». Il décrit ce qu'il a vu dans le Voyage pittoresque en Algérie, publié dans la Revue de Paris en 1853.

 

« Quand nous arrivâmes dans Alger la Guerrière (c’est ainsi que les musulmans la surnomment), il était environ cinq heures (…), la place du Gouvernement fourmillait de monde. C’est le point de réunion de toute la ville, c’est là que se donnent tous les rendez-vous ; on est toujours sûr d’y rencontrer la personne qu’on cherche ; c’est comme un foyer des Italiens ou de l’Opéra en plein air. Tout Alger passe forcément par là trois ou quatre fois par jour. Pour les Français, c’est Tortoni, le boulevard des Italienns, l’allée des Tuileries ; pour les Marseillais, la Canebière ; pour les Espagnols, la Puerta del Sol et le Prado ; pour les Italiens, le Corso ; pour les indigènes, le fondouck et le caravansérail. Il y a là des gens de tous les états et de tous les pays, militaires, colons, marins, négociants, aventuriers, hommes à projets de France, d’Espagne, des Iles Baléares, de Malte, d’Italie ? de Grèce, d’Allemagne, d’Angleterre ; des Arabes, des Kabyles, des Mores, des Turcs, des Biskris, des juifs ; un mélange incroyable d’uniformes, d’habits, de burnous, de cabans, de manteaux et de capes. Un tohu-bohu ! un capharnaüm ! Le mantelet noir de la Parisienne effleure en passant le voile blanc de la Moresque ; la manche chamarrée de l’officier égratigne le bras nu du nègre frotté d’huile ; les haillons du Bédouin coudoient le frac de l’élégant français. Le bruit qui surnage sur cette foule est tout aussi varié : c’est une confusion d’idiomes à dérouter le plus habile polyglotte ; on se croirait au pied de la tour de Babel le jour de la dispersion des travailleurs. L’accent n’est pas moins divers : les Français nasillent, les Italiens chantent, les Anglais sifflent, les Maltais glapissent, les Allemands croassent, les nègres gazouillent, les Espagnols et les Arabes râlent. Les Européens affairés circulent activent à travers des îlots flegmatiques de naturels du pays qui ne semblent jamais pressés. Le long des murailles, de pauvres diables en guenilles dorment roulés dans un morceau de couverture, ou tiennent en laisse les chevaux des promeneurs venus des environs d’Alger ; d’autres traversent les groupes d’oisifs portant des paquets sur la tête ou des fardeaux suspendus à un bâton qui fait palanquin ; rien n’est plus gai, plus varié, plus vivant que ce spectacle. Les endroits les plus fréquentés de Paris sont loin d’avoir cette animation ».

 

 

Commentaires

mr Arouet
j'ai mis , au décours d'une visite sudiste , quelques photos multiculturelles
( je les effacerai sous peu )
elles n'ont pas de copyright

http://www.flickr.com/photos/ href="mailto:54185866@N04">54185866@N04/

PS je n'ai pas pris les multiples femmes roms toujours présentes en nombre autour de la gare Part-Dieu en cette fin septembre , sans problème et pinçant des nourrissons pour les faire pleurer .

je n'ai d'ailleurs aucune force de police (l'a t- on volontairement éloignée )

( ce n'est qu'une petite sélection des multiples photos de ce voyage exotique loin d'min terri )( j'ai eu une récolte à foison de burkas, hallal , casher , cacherout , égorgements divers et variés .

Écrit par : @ | 24 septembre 2010

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