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13 février 2011

Lumière des livres 36

 

Christophe Donner, Un roi sans lendemain, Grasset, 2007 et Jacobo Machover, La face cachée du Che, Buchet/Chastel, 2007.

 

 

 

On ne fera jamais assez l’éloge des transfuges, tels Soljenitsyne, Kravchenko, Rossi. Ils ont coupé les ponts ou brûlé les vaisseaux. Rien ne les retient, ni scrupule, ni solidarité ancienne, ni peur. Ils disent sans fard ce qu’est le camp dont ils sont issus. L’essentiel, c’est la vérité. Christophe Donner n’aime guère la fiction, les histoires forgées, l’invention romanesque, auxquelles il préfère l’autobiographie ou la vérité des faits, comme l’atteste l’essai qu’il a intitulé Contre l’imagination (1998, Fayard). Lui même, et le narrateur de son roman, Henri, sont issus d’une famille communiste, incroyante, jacobine, thuriféraire de toutes les révolutions. Page 21, à propos d’un livre pour enfants, auquel il donné comme titre Je suis le chef de la Révolution (L’Ecole des loisirs, 1998), il résume ainsi sa jeunesse qui est aussi celle de son personnage : « Henri avait adoré la Révolution, comme d’autres la conquête spatiale ou le football. Jusqu’à l’âge de treize ou quatorze ans, il n’avait ambitionné qu’une chose, devenir le chef de la révolution, la conduire jusqu’au sommet sur les sentiers escarpés du marxisme, du léninisme, du bolchevisme dont il connaissait finalement l’essentiel : les chansons ». Jacobo Machover est un intellectuel cubain qui s’est réfugié en France en 1964 et qui, de 1959 au moment où il a fui le paradis castriste, a été un admirateur zélé de Guevara et de Castro. Devenu essayiste français, il n’écrit plus que pour rétablir la vérité sur Cuba, Castro, Guevara.  

Un roi sans lendemain est un roman, La face cachée du Che un essai, qui tient parfois de la lourde et indigeste littérature grise que l’Université produit à la chaîne ; pourtant, toutes dissemblables que soient ces deux œuvres, elles traitent du même sujet, le martyre, mais de façon inverse ; le faux martyre tapageur de Guevara, le vrai martyre de Louis XVII. Le sujet du roman de Donner est Louis XVII, l’enfant martyr, dont personne ne parle ; l’essai de Machover porte sur la légende bruyante et envahissante de Guevara, le prétendu saint sur lequel ses thuriféraires écrivent d’interminables hagiographies, sous le prétexte que ces énormes mensonges se vendent comme des petits pains. Tout ce qui est opium du peuple, des peuples en l’occurrence, trouve preneur chez les marchands. Ces deux destins, si dissemblables en apparence, sont le produit d’une même idéologie. Le mythe de Guevara a été en partie une invention des intellectuels français, dont Sartre et Beauvoir ; Louis XVII, un grand tabou imposé par ces mêmes intellectuels.

Machover récure un mythe. Au bout de deux cents pages, le mythe n’est plus que l’icône marchandisée d’un psychopathe dissimulateur et assoiffé de sang, d’un aventurier avide de tourisme se faisant passer pour médecin, qui a surtout prouvé, sans la jungle, ses talents d’arracheur de dents, d’un comédien jouant sans cesse le sacrifice, qu’il impose aux gogos qu’il abuse. Les convictions incertaines et fragiles de Guevara adolescent ont trouvé de la consistance, à partir du moment où il les a trempées dans l’eau glacée du stalinisme borné et stupide. De cette icône de foire, il n’y a rien à dire de plus : ce serait lui faire trop d’honneur. Chez Donner, le travail de nettoyage historique est plus subtil, plus profond et plus ambitieux. Henri, écrivain ayant connu quelque succès, est recruté par une fille de famille pour écrire le scénario d’un film sur Louis XVII, dont il ignorait jusqu’à l’existence. Il met en dialogue les contacts qu’il a eus avec la cinéaste et les acteurs pressentis, il résume la documentation qu’il a rassemblée, il campe les personnages du drame : Louis XVI, Marie Antoinette, Hébert l’auteur du Père Duchesne, Louis XVII, Robespierre, la cour. Quand Henri comprend que le film ne se fera jamais, il transforme l’esquisse de scénario en roman et signe un contrat avec son éditeur.

Donner a le courage ou, comme on voudra, l’inconscience des prosélytes, car, au-delà du récit d’un martyre, il instruit le procès des historiens français, à qui il reproche d’avoir injustement noirci l’Ancien Régime pour justifier la Révolution et d’avoir caché des crimes épouvantables pour ne pas ébrécher la sainte relique de la Révolution : « Les historiens (…) n’étudient pas l’Ancien Régime : ils cherchent des indices pour prouver combien la vie était dure et révoltante sous l’Ancien Régime. Et qui dit révoltante dit révolution. La Révolution française est donc arrivée parce que les gens étaient trop pauvres, parce qu’il y avait trop d’injustice, trop d’inégalités (…) Quand on voit le tableau de Vigée-Lebrun représentant Marie-Antoinette avec ses coiffures de cinquante centimètres de haut, toute cette richesse, cette profusion de couleurs comparée à ces gravures, en noir et blanc, représentant le laborieux labourage, le pénible pâturage de nos paysans pas heureux, c’est comme ça qu’on nous montre les choses, à l’école : le noir et blanc contre la couleur, l’arrogance aristocratique face à l’humilité paysanne ». Il examine la thèse des inégalités pour la récuser, en choisissant l’exemple des dentellières : « (la dentelle d’Alençon), c’est le contraire de l’esclavage ou de l’exploitation de l’homme par l’homme… La dentelle, c’est de l’histoire tangible. Elle raconte la douceur de l’espèce humaine, la passion des filles de la campagne pour les robes de dames de la ville, de la cour. La dentelle, c’est la fierté tissée par des petites mains, c’est l’émerveillement des yeux qu’elles s’arrachent pour fabriquer ces merveilles. Il a fallu que je tombe sur Louis XVII pour comprendre : quand tu regardes de la dentelle, tu vois le tissu social de la France, le fil qui relie, religieusement, la paysanne d’Alençon à la reine de Versailles ». Ou encore, il montre que la mobilité sociale avait une réalité forte sous l’Ancien Régime : « Cette vision de la société de l’Ancien Régime comme une société bloquée, avec des classes sociales figées, n’offrant aucun espoir à un artisan de devenir ministre, à un paysan de devenir général d’armée, cette théorie des castes et des privilèges est complètement fausse, se dit Henri. C’est un mythe inventé pour justifier la Révolution (…). En fait, tout contredit cette vision de ce qu’ils appellent l’Ancien Régime qui est au contraire une société neuve et passionnante, pleine d’inventions et de progrès. Inégalitaire, injuste, mais pas bloquée, en tout cas bien moins bloquée que la société révolutionnaire qui est paralysée par l’absurdité de ses principes et se retrouve dans l’incapacité d’édicter des lois. L’Ancien Régime offre tous les accès possibles à l’élite, à la gloire, que ce soit par l’Eglise, par l’argent ou par la connaissance. Les ascenseurs sociaux ne sont pas en panne, simplement, ils fonctionnent selon des règles aristocratiques : un artisan ne devient pas ministre du jour au lendemain, ni même son fils, mais peut-être son arrière-petit-fils, quand tous les autres avant lui s’y sont bien pris, quand ils ont su gravir les échelons un à un, poliment, respectueusement, avec ce qu’il faut d’astuce, de foi, d’abnégation. D’ailleurs, on adore ça, à la cour, les épopées sociales de longue haleine. Elles sont la force et l’honneur du régime ».

            Le libre examen porte sur la révolution. Donner écarte les interprétations qui en sont données, et en avance deux. La première est proche des thèses de René Girard. « La Révolution n’a pas d’origines, dit-il. Du moins, il ne faut pas les chercher dans la misère de la paysannerie française. La Révolution, c’est de la violence, et la violence n’a pas d’origine, elle est là de tout temps, rien ne la fabrique, et elle ne produit rien ». Bréhaigne, elle n’a rien apporté : « en courant après son horizon radieux, la Révolution a détruit toutes possibilités de progrès pour des décennies à venir. Le discours sur la liberté est devenu la première industrie et la dernière richesse nationale. Au sommet de ce miracle culturel, une nouvelle élite s’instaure, composée de chefs de sections, de députés et de journalistes qui, à tour de rôle, font et racontent une Révolution qui est la trame de leur ascension sociale. Pour certains, les plus ambitieux, la légende de leur accession au pouvoir s’écrit dans les journaux. Parmi ceux-là, Hébert est encore le plus secret ». Ou encore : « cette révolution (…) est juste une poussée de violence qui a atteint son paroxysme avec l’assassinat prémédité d’un enfant. D’ailleurs tout se calme, après sa mort. La France rétamée n’a plus de force que pour des révoltes sporadiques, désespérées, les hordes ont remplacé les armées et les derniers chefs rescapés de la guillotine se suicident au fond des bois. Bonaparte peut traverser les ruines, les guerres qu’il engage sont des tentatives de reconstruction, c’est très primitif : il bâtit ses armées avec le dernier matériau encore disponible : les hommes ».

Dans la seconde interprétation, la mort de Louis XVII est un crime d’écrivain, conçu et voulu par Hébert, l’auteur du Père Duchesne, qui, dans son journal, pendant trois ans, a poursuivi la famille royale de sa vindicte haineuse, la rendant responsable des malheurs du peuple, et qui a fait d’un enfant innocent le bouc émissaire dont le sacrifice nécessaire devait rendre à la France sa pureté originelle. « En ne regardant pas l’enfant du Temple, les historiens sérieux n’ont pas vu Hébert… Car s’ils ouvraient les yeux, ils découvriraient quelque chose d’intenable : le meurtre de l’enfant est commis par un écrivain. Quelqu’un comme eux, en somme ». Ce sont les écrivains qui ont voulu ces meurtres ; ce sont eux qui ont imposé le pouvoir des idées ou la tyrannie de l’idée ; la Révolution a été une véritable idéocratie. Les écrivains du XIXe siècle ont cherché à effacer le sacrifice originel qui est la source de leur triomphe : « si Victor Hugo invente Gavroche et Cosette, c’est pour donner une réplique républicaine à Louis XVII. Les deux enfants emblématiques du XIXe siècle français ne sont que les réponds républicains au martyre royal. La cruauté du couple Thénardier réplique à celle du couple Simon. Les Thénardier sont des Simon de droite. Mission accomplie : un siècle après la parution des Misérables, tous les petits Français rêvent de mourir sur les barricades de Paris et ignorent tout de Louis XVII. Les Misérables, pour la République, c’est la gomme qui sert à effacer le meurtre de l’enfant royal. En même temps, ce roman restaure le prestige de la littérature française. Car ce qu’il y a d’intolérable dans le régicide révolutionnaire, c’est l’arme utilisée : les mots. Un écrivain assassin, c’est quelque chose d’impensable pour les progressistes. Ironique destin de ce livre qui érige deux personnages imaginaires, Cosette et Gavroche, en figures historiques réelles, tandis que Louis XVII, pourtant bien réel, lui, est pratiquement rayé des manuels. Comme s’il était impossible d’envisager l’atrocité du sort réservé à l'enfant, Louis XVII ne sera jamais considéré comme une figure historique majeure, et encore moins comme un sacrifice fondateur ».

 

Les années, de 1789 à 1815, ont été une catastrophe pour le prestige de la France en Europe : « L’enfermement de la famille royale hante les esprits, il marque la France, affecte son prestige. Les historiens n’ont pas pris la mesure du dégoût qu’on éprouve maintenant envers les Français ». La question que l’on peut poser est la suivante : comment la France peut-elle ou a-t-elle pu survivre à ces crimes ? Certes, il y a les mensonges, les secrets, l’occultation, la dissimulation, la fuite en avant dans l’aventure militaire : près de vingt constitutions en deux siècles, quatre républiques qui sombrent dans le crime ou dans le déshonneur, une cinquième à l’agonie. La mort d’un enfant âgé de dix ans « est un crime d’Etat commis avec l’assentiment, pour ne pas dire la complicité du peuple français. L’histoire de Louis XVII est celle d’un crime sacrificiel, et les crimes sacrificiels font toujours l’objet de légendes (…) Depuis Œdipe, en passant par Jésus, c’est toujours le même mécanisme de dissimulation du crime par la légende ». La seule réponse possible à ce crime est l’expiation, ce à quoi se résout Henri. « Les manuels d'histoire sont-ils incapables de rendre compte du chagrin dont souffre la France depuis la Révolution ? C'est pourtant à travers le culte de cette victime que les Français pourraient communier, au-delà des classes, des confessions et des genres littéraires ». Henri, en tout cas, expie. Il se marie dans la « chapelle expiatoire », érigée au XIXe siècle à l’endroit où la Révolution a commis ses crimes abominables et le roman s’achève sur le signe de croix que lui qui n’a pas été baptisé esquisse lorsqu’il s’arrête devant le bocal contenant le cœur de Louis XVII, qui, en 2004, a été inhumé dans la crypte des rois de la cathédrale de Saint Denis.

 

La seule réserve que l’on peut exprimer sur ce roman, qui se lit d’un trait, est la langue dans laquelle il est écrit. Son auteur et son personnage font partie de la branchouille : cinéma, media, littérature pour enfants, littérature à succès. Ils ont un style « moderne » de journaliste branché. Certes, de nombreux passages sont des dialogues ou des exposés oraux ; et, comme on sait, la langue de l’oral est moins surveillée que celle de l’écrit. Citons quelques exemples de langue relâchée : « il se sentait malin avec cette idée » ; « il était surpris de la voir » (pour étonné) ; « dépenser l’argent à tombeau ouvert » ; « le titre de « noble dame » qui fait plus de bien qu’un coup de pied au cul » ; « un projet qui allait foirer » ; « nous sommes encore sous le joug du mensonge que les historiens se sont refilé, de génération en génération » ; « j’aime ce mot, expiatoire ; il est vache, presque organique » (un mot vache ?) ; « la dette de l’Etat continue de grossir sans que personne n’y puisse rien faire » (après sans que, le verbe ne se met pas à la forme négative) ; « on se rend compte que personne ici n’est compétent » (ici réfère dans ce passage au roman) ; « Louis XVI a trouvé un livre de géographie à enseigner à son fils » (il n’enseigne pas un livre, mais la géographie). C’est un crève-cœur que la langue de la branchouillardise rabaisse cette admirable et émouvante analyse du martyre d’un roi sans lendemain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires

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Amitiés.

AEC.

Écrit par : AEC | 16 février 2011

Ah les doux souvenirs de la
boucherie " CHEVALINE " de mon enfance
il y avait un beau fer à cheval comme enseigne
toute la ville connaissait
LA boucherie chevaline

c'est vrai , l'on mangeait plus souvent de la viande de cheval .

Dans un monde durable écologique ( le contraire total de notre actuelle société en écroulement )
la viande de cheval est fORTEMENT recommandée

pour les bobos urbains qui font du dada avec les bisounours ,le cheval est tabou .
( et il faut d'ailleurs ne PAS manger de cheval
- non pas par sa nature de gentil dada-ami-des-bisounours -bobos-urbains -gentils-zentils il est zentil le dada papa ! )
- mais par sa provenance actuelle
Est de l'europe de l'est ( Ukraine , patûrages de Tchernobyl , Roumanie etc... )
souffrance et mépris extrêmes lors du transport

- et souvent Chili , Argentine ( pollution massive , consommation massive de pétrole )
viande de mauvaise qualité , pas fraiche , congelée , traitée chimiquement , et passage aux rayons etc...)

sinon , c'est délicieux et à conseiller .
dans mon enfance , c'était les bourrins qui venaient du coin , de NOS champs , qui avaient tiré NOS carrioles de livraisons , nos charrues

Je reverrais toujours mon grand-père taper sur son mulet avec un grand bâton de bois , pour le faire démarrer , pour tirer dans la neige les traineaux pour descendre le foin de la grange d'alpage et descendre les sapins abattus .

comme il l'avait fait dans les vosges et à Verdun , pour faire tirer les mortiers et canons de chasseurs alpins . c'était pas des bobos-bisournours de clubs d'équitation péri-urbains de Suburbia ! ( on pronçait club comme dans burne )

Tiens , je vais m'en racheter ces jours-ci , si la provenance France est marquée !

Écrit par : @ | 20 février 2011

Bien oui. Il y a, sans doute, des bobos qui respectent les Animaux de Compagnie et qui luttent pour leur Respect dans la vie moderne. Et, il y a les vieux cons ringards, intellectuellement encore à l'âge de pierre, nostalgiques d'un passé dans lequel on mélangeait allègrement la boucherie humaine et la boucherie animale. Triste époque ou on massacrait à coup d'hymne national dans les usines, sur les champs de batailles et dans les colonies.
La viande de cheval est fortement déconseillée. Elle est strictement interdite dans la restauration collective à cause de sa toxicité. On a fait croire à la populace que c'était bon car on n'avait rien d'autre à leur donner à bouffer. Bien sûr, la bourgeoisie prenait bien garde de ne pas en consommer. On laissait ça à la racaille, aux manants, aux ouvriers et aux paysans. Ils pouvaient d'ailleurs bouffer n'importe quoi : des rats, des chats, des chiens, peu importe, du moment que leurs ventres remplis n'emmerdaient pas les banquets de la noblesse. Et mieux encore, s'ils pouvaient en crever à coup de trichinose ou pourritures de toutes sortes. Que c'était beau le temps d'avant où on frappait, à coup de triques, à la fois les chevaux et les hommes. Où on leur sortait la tripe à coups de baïonnettes et de sabres sur les champs de bataille. Le bon temps où la devise était marche ou crève. Ha oui ! Tous ces gens là étaient de vrais Hommes. Pas des bobos. Plus c'est glauque et plus l'humanité est belle. C'est bien connu. Ha ! La belle nostalgie d'un passé glorieux que l'on voudrait voir revenir et nous donner en exemple. Bravo ! Applaudissons !!

Écrit par : aec | 24 février 2011

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