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10 mars 2011

Médias collabos ?

 

 

Au sujet de l'Egypte, les médias, quand, par hasard, ils évoquent les faits et ne s'abandonnent pas à leurs fantasmes de démocratisation par enchantement, parlent de "heurts" entre coptes et musulmans ou bien d'affrontements confessionnels. Les lecteurs ou les auditeurs qui ne croient pas aux contes de fées savent de quoi il retourne : églises incendiées, attentats devant les églises, chasse à l'homme (l'homme, celui de "ecce homo"), c'est-à-dire chasse au chrétien avec couteaux, gourdins, armes à feu, cocktail Molotov, incendie de biens et mort d'hommes, d'enfants, de femmes, de vieillards - tous chrétiens bien entendu : en bref, ratonnades et pogroms. Mais il est interdit aux journaleux et journaleuses, même à ceux et à celles qui sont motivés et motivées, de raconter avec des mots justes ce qui se passe. Il est vrai qu'en Egypte, les chrétiens ont violé un interdit. Haram, ils ont manifesté dans les rues en montrant une croix - crime impardonnable et qui ne leur est pas pardonné, puisqu'ils ne sont tolérés dans leur propre pays et par les envahisseurs (aidés de collabos) qu'à la condition qu'ils se cachent, se terrent, se taisent, restent invisibles et silencieux. 

Pour donner une idée précise de l'esprit collabo des médias, voici une analyse de trois articles "de fond" publiés dans l'édition du 18 février 2006 du quotidien Libération et dans lesquels est "expliqué" d'une manière insensée et délirante le meurtre d'Ilan Halimi : "expliquer" dans Libération, c'est nier.   

 

 

 

Retour sur le meurtre d’Ilan Halimi

Un jeune homme a été séquestré pendant trois semaines et torturé à mort à Bagneux, dans la banlieue Est de Paris, à quelques pas de la « Ville Lumière », au tout début du XXIe siècle, soixante ans après les horreurs sans nom de la deuxième guerre mondiale. Ce jeune homme est juif ; ses tueurs, au nombre de dix ou plus, sont africains, arabes, musulmans. Les citoyens attendaient que, dans les journaux qui bénéficient des aides de l’Etat au titre du soutien à la liberté de la presse ou à la diversité d’opinion, les faits établis soient exposés le plus objectivement possible, tels qu’ils se sont produits ou sont censés s’être produits, sans parti pris, sans haine, sans retenue ni censure, et que, dans un second temps, ces faits soient replacés dans la ville ou la cité où ils ont été commis, puis mis en relation avec le milieu social d’où sont issus les criminels et avec le sinistre esprit du temps. Dans n’importe quel pays démocratique, les journalistes auraient cherché à établir qui étaient les locataires de l’appartement où les séances de torture ont eu lieu, qui étaient les voisins, pourquoi ils n’ont pas alerté la police quand ils ont entendu des cris, s’ils étaient ou non complices, etc. et pourquoi ce crime a été commis à Bagneux, ville communiste, plutôt qu’à Neuilly ou ailleurs. Depuis plus de vingt ans, les jeunes issus de l’immigration sont gavés au lait de l’antiracisme d’Etat libellé Mitterrand SOS Racisme, LDH et MRAP. Depuis x années, il est répété partout que les différences brassées enrichissent la France, que l’Autre est beau, bon, bien, que la société ouverte est multiculturelle ou métissée. A quoi ont servi ces sermons ? La mise à mort d’un Juif fournissait l’occasion de s’interroger sur l’antiracisme. Pacotille ? Ou bien antiracisme n’est-il que la haine vouée, non aux racistes, mais aux individus accusés d’appartenir à une sale race ou à une race inférieure ?

L’hypothèse du crime raciste est évoquée par la famille et les proches de la victime. La presse y fait allusion avec un tel luxe de précautions que l’hypothèse, à peine évoquée, est écartée. Le seul journal qui suive une autre voie est Libération. Dans l’édition du 18 février 2006, trois articles de fond sont consacrés à ce meurtre. Aucun n’évoque le racisme, ni le fait que la victime soit juif et que le chef du gang soit musulman. Ce qui sous-tend ces articles, c’est la mise en place d’une stratégie de dénégation qui se déroule en deux grandes étapes : d’abord disculper, ensuite accuser. Les auteurs de ce crime sont innocents, étant bons de nature ; les coupables sont l’école, la société, la misère, la police et, évidemment, l’abominable Ministre Sarkozy. Entrons dans les détails.  

 

 

Disculper les auteurs du crime

Un premier article est consacré aux bandes. L’auteur en est le sociologue de service, doctorant ès bandes. Quel rapport entre les bandes et la mise à mort d’un Juif ? Aucun. Le doctorant ès bandes se nomme Mohammed. Il a sans doute des lumières sur la haine que les musulmans vouent aux Juifs : il ne le montre pas. Etant doctorant ès bandes, il lit Le Coran, il feuillette la presse islamique, il écoute les media arabes. Il n’est ni sourd, ni aveugle. Il connaît son monde. Mais l’hypothèse de la haine islamique vouée aux Juifs ne lui vient pas à l’esprit. Il fait dans l’empathie. Il prend le parti des bandes. Il fut un temps où les sociologues se piquaient d’objectivité au point d’imposer que soit « objectivé le sujet de l’objectivation » (id est le sociologue). Rien dans l’article n’a de rapport avec le crime. Il est question de « quartiers populaires » (euphémisme pour quartiers islamisés), de « pôles de sociabilité » (torturer un jeune juif, c’est faire preuve de « sociabilité »), « d’une logique de contestation » (torturer à mort un Juif, c’est refaire mai 68), de la « pratique de la séquestration ancienne et fréquente » (en terre d’islam sans doute, mais en France ?), du ravisseur comme une victime (« ça peut toucher quelqu’un qui vous a fait souffrir quand vous étiez enfant »), « de personnes qui n’étaient pas fiables dans l’affaire de Bagneux » (mauvais tortionnaires sans doute). Si Libération avait voulu justifier le crime, il ne s’y serait pas pris autrement.

Le sommet de la dénégation est atteint dans le deuxième article, dont voici le titre : « C’est pas possible, c’est pas ici que ça s’est passé » (ça s’est donc passé sur la Lune) ; « les habitants de la cité du Tertre, habitués aux petits trafics, disent ne pas connaître la bande » ; « d’autres rigolent en entendant parler des barbares » (se réjouissent-ils qu’un Juif a été torturé à mort ?) ; « ici, il y a des petits trucs », dit une « petite sœur » à propos du shit, « mais pas ça » ; « elle sursaute en entendant l’identité du chef présumé » (la « petite sœur », nous l’avons compris, est une coreligionnaire) ; « une dame (sa religion ? son nom ?) dit avoir reconnu sa photo à la télé : « Je l’ai vu grandir ici, les jeunes, je les vois, je leur parle, ils sont adorables », explique-t-elle, incrédule » (cf. la phrase ci-dessus « ils disent ne pas connaître la bande ») ; « le nom du chef de bande présumé est un «  mélange d’africain et d’arabe qui fait chelou » (au lieu « d’arabe », il veut dire « musulman »), s’étonne Abdel, 20 ans, devant un ordinateur du centre social » (le « centre social » sert-il à former des négationnistes ?).

La « cité » où a eu lieu le meurtre est « métissée ». Il faut comprendre qu’elle est habitée par des arabes ou des noirs. Elle est donc belle, parfaite, conforme à l’idéal antiraciste. Le crime ne peut pas avoir eu lieu dans l’utopie. « Dans cette banlieue PC, on a multiplié les initiatives depuis vingt ans » ; « il y a eu des idées, des projets, mais il a manqué la volonté d’aller jusqu’au bout et l’argent pour le faire, raconte une ancienne élue » ; « c’est ici qu’on a inventé les médiateurs dans les bus RATP » (sont-ce ces médiateurs qui enseignent à mettre à mort les Juifs ?) ; « on a même fait la première liste dissidente aux municipales de 2001 avec des quotas colorés : un candidat sur six issu de l’étranger » ; « pour la jeune génération, il y a le barrage de la couleur de la peau, celui du nom ».  Partout où ils ont exercé le pouvoir, les communistes ont attisé les haines raciales, multiplié les massacres de peuples minoritaires, exterminé des populations entières. A Bagneux, ils sont blancs, innocents, sans tache. Progressistes, ils ne peuvent en rien être mêlés de près ou de loin à un crime raciste aussi sordide. Libération les exonère de toute responsabilité dans l’exacerbation des haines raciales qui mettent en péril la paix civile.

 

 

Désigner les vrais coupables

            Pourtant, puisque les jeunes sont innocents, que les bandes sont des instances de sociabilité, que la cité métissée est parfaite, que les communistes sont l’avant-garde du progrès social et que, malgré tout cela, la mise à mort d’un Juif a quand même eu lieu, il faut trouver les vrais coupables. Libération n’a pas eu besoin de les chercher, il les a trouvés dans la théorie léniniste : c’est la société.  

Pour le doctorant ès bandes, le coupable est tantôt les « difficultés d’insertion » (ce qui est une manière de nommer la société française), tantôt « les échecs scolaires » (c’est la faute de l’école), tantôt l’impossibilité de « se projeter dans l’avenir » (c’est la faute à la France), tantôt la victime (« les enlèvements, ça peut toucher quelqu’un qui vous a fait souffrir quand vous étiez enfant »).  A Bagneux, il n’y a « pas de tensions entre communautés (s’ils sont tous musulmans, la communauté est une), mais des difficultés sociales partagées » ; « au sud de Paris, Bagneux la communiste ­ entre Sceaux et Bourg-la-Reine les bourgeoises ­ est l’une des communes les moins bien loties des Hauts-de-Seine » (c’est de la faute des bourgeois, si, à Bagneux, un Juif est torturé à mort) ; « on est Zru et Zus (zone de rénovation urbaine et zone urbaine sensible), avec 12,5 % de chômage, à la cité du Tertre, le quotient familial est le plus bas du département », lâche Louis, un associatif (comprendre : il est membre du PC ou de la LCR) » ; « si les gens deviennent voyous, c’est qu’ils sont acculés à la misère, lance-t-elle » : autrement dit, si les nazis ont exterminé six millions de Juifs, c’est la misère qui les y a acculés. Parfois, la vérité nue sort de l’inconscient. Voici ce que dit la militante PC de service : « je leur dis « faut oser » mais il y a ce barrage qu’ils se construisent dans la tête ». Les tortionnaires ont mis en application ses conseils : ils ont osé et ils ont même fait sauter tout barrage.  

Le principal coupable est nommé. C’est Sarkozy. La preuve, c’est qu’il utilise ce crime pour se faire de la pub : « une stratégie policière à hauts risques » ; « la forte médiatisation des faits divers (alors que, dans les media, le martyre d’Ilan est gommé par un canard mort de la grippe aviaire ou le moustique de la Réunion) vient appuyer la politique sécuritaire du gouvernement » ; « la stratégie de communication mise en œuvre par la police et la justice frappe par son ampleur dans un fait divers certes effroyable mais ne mettant pas en jeu l’intérêt de l’Etat, comme par exemple des affaires de terrorisme » ; « depuis plusieurs semaines, les autorités ont sauté sur plusieurs faits divers pour stigmatiser ce profil de délinquants » ; « ce n’est pas un hasard, lancé depuis le premier passage de Nicolas Sarkozy place Beauvau en 2003, le chantier de la prévention de la délinquance arrive à son terme » ; « le 20 janvier s’est tenu le premier Conseil interministériel de la prévention de la délinquance, et un projet de loi de 131 articles pourrait être présenté en Conseil des ministres fin février » ; « toute justification par le réel des mesures prévues par ce plan est donc bonne à rappeler » ; « alors, depuis la crise des banlieues, à l'automne, le ministre de l’Intérieur rabâche son souhait de voir réformée l'ordonnance du 2 février 1945 sur la délinquance des mineurs » ; « et, en début de semaine, il s’est déclaré favorable à ce que les statistiques de la police intègrent le critère ethnique »…

Sarkozy est d’autant plus coupable que, depuis trois ans, il est coupable des mêmes errements. Il ne cesse de récidiver : « en évoquant, dès le lendemain de la mort de Zyed et Bouna, les deux adolescents de Clichy-sous-Bois, « une tentative de cambriolage » inexistante, et en niant toute « course-poursuite » entre les jeunes et les policiers, Nicolas Sarkozy a attisé la colère » ; « peu après, alors que le ministre martelait l’influence des « bandes mafieuses » dans les violences urbaines, un rapport des RG contredisait Sarkozy en démentant « la thèse d’un soulèvement généralisé et organisé » ; « début janvier, nouvelle approximation de la place Beauvau à l’occasion des violences commises dans le TER Nice-Lyon » ; « dans l’urgence, Sarkozy évoque des « tentatives de viol » pour ce qui se révélera être un attouchement » ; « le ministre de l'Intérieur a ensuite admis avoir exagéré la portée de l'événement » ; « mais l’image d’une centaine de jeunes saccageant un train et détroussant ses voyageurs s’est imprimée dans les esprits ».

 

Nous avons bien compris le message de Libération : si un jeune Juif est torturé à mort en France, c’est ou bien une fausse nouvelle, ou bien un fait sans importance, ou bien c’est Sarkozy qui a fait le coup. Devant cet amas de saloperies, il ne faut pas hésiter à employer les mots qui fâchent : Libération ne signifie plus que « collaboration ».

 

 

Commentaires

Mots 11 mars 2011



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Écrit par : @@ | 11 mars 2011

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