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05 mai 2011

Discrimination

 

 

            Ce nom est attesté pour la première fois chez le psychologue Ribot dans la seconde moitié du XIXe siècle. Littré l’enregistre dans le supplément (1877) de son Dictionnaire de la Langue française (1863-77). C’est un terme de psychologie qui désigne une des plus hautes facultés humaines, celle-là même qui définit l’intelligence : la « faculté de discerner, de distinguer », écrit Littré, qui cite Robot : « ce changement d’état par lequel la conscience passe d’une modification à une autre, c’est la discrimination, et c’est le fondement de notre intelligence ». Il entre dans la huitième édition du Dictionnaire de l’Académie française (1932-35) avec le seul sens de « action de distinguer avec précision ». Le sens est positif, comme cela apparaît dans les exemples : « faire la discrimination de telles ou telles choses mêlées », « il y a là une discrimination difficile à opérer ».

            Le sens « idéologique » actuel se développe dans les années 1960, emprunté à l’anglais discrimination et au verbe to discriminate, lesquels ont l’un et l’autre deux sens, l’un positif, l’autre négatif (make a difference between good and bad books ; treat differently somebody). Ce sens défavorable est étranger à l’histoire et à la civilisation de la France, mais cela ne dissuade pas les académiciens de le relever dans la neuvième édition (en cours de publication) du Dictionnaire de l’Académie. Le sens historique, « action de distinguer deux ou plusieurs éléments d’après les caractères distinctifs » (« discrimination entre le vrai et le faux »), est complété par le sens idéologique : «  action de distinguer une personne, une catégorie de personnes ou un groupe humain en vue d’un traitement différent d’après des critères variables ». Les exemples cités se rapportent, le premier, à la Constitution (« la loi s’applique à tous sans discrimination »), le second aux Etats-Unis ou à l’Afrique du Sud ou à tout pays régi par l’apartheid : « la discrimination raciale ».

            Dans le Trésor de la Langue française (1971-1994), ce qui distingue les deux sens, c’est l’absence ou la présence d’un « traitement inégal ». S’il n’y a pas de « traitement inégal », le sens est positif, comme dans « il est nécessaire de faire une discrimination entre des documents de valeur inégale ». Sinon, il est défavorable, quand des personnes en sont la cible : « souvent péjoratif : traitement différencié, inégalitaire, appliqué à des personnes sur la base de critères variables », comme dans les exemples « on a pu reprocher aux syndicats d’exercer à leur tour une discrimination devant les demandes du personnel, selon qu’il est syndiqué ou non » et « le gouvernement australien établit une discrimination raciale en n’acceptant que des blancs ». Les auteurs de ce Trésor n’ont pas trouvé dans la loi d’exemples qui pourraient illustrer ce sens : seulement au sujet de l’Australie ou des habitudes un peu mafieuses des syndicats.

Le succès de ce nom en France, pays où les discriminations n’ont pas d’existence et où discrimination devrait avoir conservé le seul sens qu’il avait en 1877, tient à la seule urgence idéologique et à la volonté mafieuse des consciencieux du social de diaboliser tout ce qui se rapporte à la France. Aussi on fabrique de toutes pièces des discriminations et la lutte contre les discriminations imaginaires est un fromage pour les associations lucratives sans autre but que le lucre. La preuve de ce caractère fictif des discriminations a été apportée par les études qui portent sur les CV anonymes qui sont obligatoires dans huit départements. Dans les départements où ces CV ne sont pas en usage, les personnes dont on prétend qu’elles sont victimes de discriminations, c’est-à-dire celles qui ont un nom et un prénom qui ne sont pas français et qui sont immigrées ou enfants d’immigrés, ont autant de chance d’obtenir un entretien d’embauche que celles qui ont un nom français et qui sont d’ascendance française. En revanche, avec des CV anonymes, les postulants à un emploi, dont les employeurs ne savent pas qu’ils sont « issus de la diversité », ont trois fois moins de chances d’obtenir un entretien d’embauche que ceux qui sont français, mais dont les employeurs ne savent pas qu’ils sont français. La raison en est simple : les CV anonymes sont mal rédigés, bourrés de fautes de syntaxe et d’orthographe, pleines de « trous », etc. et ils attestent un très faible niveau de formation de la part des postulants.

Donc, les imputations de discrimination portées contre la France et les Français et venant d’étrangers ou de « divers » sont des imputations injurieuses et ouvertement racistes, du même ordre que celles qui tiennent les Juifs pour des mangeurs d’enfants (musulmans), des buveurs de sang (arabe) ou qui les tenaient pour les membres d’un peuple déicide.  

 

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