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29 juin 2011

Islamophobie

 

Islamophobie est un terme récent. Il n’est enregistré ni dans le Trésor de la langue française (1971-94), ni dans la neuvième édition du Dictionnaire de l’Académie française (en cours de publication depuis 1994). Il est dans Le Petit Robert depuis sept ou huit ans et défini comme le définissent les musulmans, les militants de l’islam politique, les salafistes et tous ceux qui se prosternent devant les barbus de Téhéran, et qui tentent, en usant de ce mot frelaté, d’imputer du racisme à tous ceux qui osent (mais ils ne sont pas nombreux) émettre la moindre critique à l'encontre de l’islam ou des musulmans. La présence d’islamophobie dans ce « dictionnaire » Robert est tout à fait dans l’ordre des choses qu’impose son éditeur, célèbre pour son esprit collabo.

La relation existant entre les deux « mots », islam et phobie,  qui composent islamophobie est ambiguë, islam étant complément du nom phobie : c’est, mot à mot, la phobie de l’islam. Phobie n’est pas neutre. En effet, la phobie n’est pas une répugnance ou une peur ordinaire : c’est un « symptôme névrotique », qui se caractérise par « une réaction d’angoisse ou une répulsion ressentie devant le même objet, la même personne ou une situation bien déterminée » (Trésor de la langue française). Chaque fois qu’un citoyen ose dire ce qui doit rester tabou ou a l’audace de penser ce qu’il est interdit de dire, c’est-à-dire chaque fois qu’il fait usage de sa liberté, que lui garantit la Déclaration des droits de l’homme (1789), il est accusé de maladie mentale. L’objectif n’est pas seulement de faire taire, il est de faire honte. Se livrer à un examen critique de l’islam et de l’Islam, comme on le fait, sans la moindre retenue, du christianisme ou de la Chrétienté (abolie depuis des siècles), est folie. La critique de l’islam en tant que religion (avec un i minuscule) ou de l’Islam (avec un I majuscule) en tant que civilisation, devient taboue à partir du moment où elle est qualifiée d’islamophobie. Ce qui menace en France, c’est l’obligation de renoncer à l’exercice du libre examen devant les forteresses islam et Islam. La stigmatisation islamophobe est le prodrome de futurs bûchers.

Or, les exemples de grammaire célèbres comme la « crainte » ou « la peur des ennemis » prouvent que ces constructions « nom (désignant un sentiment) + de + nom (désignant des personnes, une religion ou une entité composée d'êtres humains) » portent en elles deux sens opposés suivant que les personnes (les ennemis dans l'exemple ci-dessus) éprouvent de la haine ou en sont la cible. De la même manière, l'islamophobie peut désigner la haine vouée à l'islam et aux sectateurs de cette religion ou bien la haine phobique et même rabique que l'islam et les musulmans vouent aux juifs, aux païens, aux koufars et aux « associateurs » des traductions du Coran, c'est-à-dire aux chrétiens.

La première de ces haines est avérée dans de nombreux pays au monde : en Inde, en Afrique australe, en Arménie, en Europe du Sud-est et elle est justifiée par les innombrables crimes contre l'humanité, dont les musulmans se sont rendus coupables au cours de l'histoire, et jusqu'à aujourd'hui. Mais elle n'est guère avérée en France, sinon dans les discours des musulmans et affidés. Ce qui est attesté, c'est le contraire, l'islamophilie, l’amour de l’islam, la complaisance envers l’islam, l’impunité totale dont jouissent l’islam et les musulmans.

La seconde de ces haines, à savoir la haine que les musulmans vouent à ce qui n’est pas islam, est avérée depuis plus de quatorze siècles dans les faits, les événements, les textes fondateurs, le Coran, les hadiths, la Sunna, les textes de loi et les règlements en vigueur dans les pays musulmans. De fait, c’est l’islam qui nourrit une islamophobie délirante et ce sont les musulmans qui accablent d’une haine sans limite et sans fin leurs voisins, les étrangers, les autochtones, tous ceux qui n’ont pas prononcé la chouhada. Le racisme, le vrai, le racisme brut, primaire, le racisme des bas instincts et des tripes, le racisme pulsionnel, est là, consubstantiel à l’islam et à l’islamophobie qui nourrit les musulmans.

Commentaires

A ce sujet, voici un article de mon blog sur la définition de l'islamophobie du petit Robert :
http://paulharam.wordpress.com/2014/06/01/le-bougre-petit-robert/

Écrit par : haram | 01 juin 2014

Votre réaction à cet article "collabo" du Robert vous honore, mais ne vous faites pas d'illusion. Tout dans le Robert comme dans le Larousse est faux et objet de falsifications dès qu'il est question d'autre chose que de nénuphars ou de noisettes. Les auteurs de ces deux dictionnaires, le dénommé Rey (il est à la retraite, mais il a fait des petits) plus que tous les autres, sont tous "engagés" et même "enragés" et ils se croient obligés d'insuffler leurs partis pris dans leurs dictionnaires. Dans trente ou quarante ans, quand ils seront démasqués (c'est le cas des Larousse colonialistes du début du siècle dernier), les éditions des années 2000 de leurs dictionnaires apparaîtront comme un Almanach Vermot qui ne fait rire personne.

Écrit par : Arouet le Jeune | 01 juin 2014

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