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11 août 2011

Relance

 

 

Dérivé du verbe relancer, ce nom n’est enregistré ni dans les éditions du Dictionnaire de l’Académie française publiées aux XVIIe, XVIIIe, XIXe siècles, de la première (1694) à la septième (1878), ni dans le Dictionnaire critique de la langue française de Féraud (1788), ni dans le Dictionnaire de la langue française de Littré (1863-77), où sont définis relancer et relancé (« lancé de nouveau », selon Littré). Relance est donc de la dernière modernité. Il est attesté en 1894 comme un terme de sports avec le sens « d’action de relancer une balle, un mouvement offensif » et en 1923 comme un terme de jeux avec le sens « d’action de relancer » et de « somme qui constitue la relance ». C’est ce seul dernier sens que définissent les académiciens dans la huitième édition (1932-35) de leur Dictionnaire : « Terme de jeu, action de relancer, de mettre un enjeu supérieur ». Le sens propre à l’économie, et dont il est question d’abondance dans les gazettes et les conversations (les innombrables « plans de relance » de Giscard, Barre, Mitterrand, Chirac, Rocard, Jospin, Raffarin, Sarkozy et autres), n’est attesté qu’en 1953, dans le journal Le Monde, évidemment, qui dissertait alors aussi doctement qu’il le fait aujourd’hui sur la relance de l’économie. Depuis que l’économie est relancée, elle n’arrête plus d’être relancée dans des plans de relance. Quand s’arrêtera-t-elle enfin ?  

Les emplois de relance dans la langue actuelle sont plus nombreux. Dans le Trésor de la langue française (1971-94), il en est relevé quatre. Les sportifs en usent (relance du jeu, « action de relancer une balle ») ; les joueurs de cartes (de poker, entre autres) aussi : « action de mettre une mise supérieure à celle d’un joueur précédent ; par métonymie, montant de la relance ». Les boutiquiers ne sont pas en reste : pour eux, la relance est un « rappel adressé à un fournisseur en retard ou à un débiteur ». Enfin, relance est en usage dans le vocabulaire de la technique : c’est « l’action de faire repartir (ce qui était au ralenti) », par exemple le feu ou une machine. Par métaphore, le nom, extrait des machines, fleurit le vocabulaire des économistes et, en conséquence, celui des hommes politiques, pour qui la politique se ramène à l’économie. C’est une « impulsion nouvelle » que l’on donne au commerce extérieur, à la consommation, à la construction de logements, à l’industrie nucléaire, etc. La relance se décline en mesures : moins il y a de mesure, plus il y a de mesures, comme l’atteste un journaliste du Monde en 1986 : « Les comptes extérieurs atteignaient le record historique de 93 milliards de francs en 1982, à la suite de la malencontreuse relance opérée par le nouveau gouvernement de gauche ». Pourvu que la relance de 2011 ne subisse pas d’aussi tragiques aléas que celle de 1982.

 

 

Commentaires

Avec la """" relance """
nous avons aussi maintenant
a ) la croaaaaassance nulle
b) la croaaaaassance négative
( et toujours la lâcheté , incompétence , mensonges UMPS)

http://decadence-europa.over-blog.com/article-mots-81483457.html


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Écrit par : Amédée | 13 août 2011

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