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27 octobre 2011

Allah akbar

 

 

 

Le mot arabe Allah est dans quelques dictionnaires : sixième, septième, huitième éditions du Dictionnaire de l’Académie française (1832-35, 1879, 1932-35), Complément au DAF (Barré, 1842), Dictionnaire de la langue française (Littré, 1863-1877), Trésor de la langue française (1971-94). Les premiers lexicographes qui l’ont enregistré sont, en 1704, les rédacteurs (tous ou quasiment tous jésuites) du Dictionnaire universel, dit « de Trévoux » : « C’est le nom de Dieu chez les arabes, et chez tous ceux qui font profession du mahométisme, quelque langue qu’ils parlent ». La définition est un constat. Elle est toute neutre. Dans les dictionnaires des XIXe et XXe siècles, où est reprise la définition de Trévoux (« nom que les mahométans donnent à Dieu », DAF, « Dieu en arabe », Barré, 1842, « nom que les arabes donnent à Dieu », Littré, op. cit.), ce qui attire l’attention et qui serait tenu sans doute aujourd’hui pour un blasphème (pardon un « dérapage ») par les bienpensants de l’intellocratie, c’est l’emploi singulier, étrange mais révélateur, de ce mot comme « interjection » : « nom que les mahométans donnent à Dieu, et qui est leur exclamation ordinaire de joie, de surprise, de crainte, etc. » (DAF), cet emploi étant illustré de cet exemple de toute évidence guerrier : Ils crièrent, Allah ! et fondirent sur nous. Barré (1842, op. cit.) est plus explicite : « (philologie) Dieu en arabe ; cri de guerre des mahométans ». Allah n’est pas seulement l’équivalent très approximatif et très largement inexact de Dieu (sur cela, les lexicographes ne se prononcent pas), mais c’est aussi un cri de guerre : comprendre un cri poussé depuis quatorze siècles et par lequel commencent meurtres, pillages, conquêtes, qui sont par cet Allah crié bénis ou sanctifiés.

De tous les auteurs de dictionnaires, les plus imprudents sont les rédacteurs du Trésor de la langue française (1971-94), dans lequel Allah n’est pas relevé comme nom, ni comme nom propre, mais comme « interjection », c’est-à-dire comme un cri qui n’a pas d’autre sens que l’action qu’il accompagne ou à laquelle il incite : « exclamation, d’après le nom donné à Dieu par les musulmans, traduisant divers sentiments comme la joie, la crainte, la surprise, etc. ou servant d’appel à la prière, au combat ». Plus que tout long et savant discours, cet appel au combat exprimé par Allah dévoile la nature de ce dieu ainsi nommé, de son envoyé (ou, en arabe, rasoul) qui fut chef de guerre et conquérant, de la din (ou « religion ») que ce dernier a établie et dont l’emblème est un sabre coupant comme un rasoir (sayf Allah : « le sabre d’Allah »). Dans ce dernier dictionnaire, l’emploi d’Allah comme appel à la guerre et au meurtre est illustré de ces alexandrins de Leconte de l’Isle :

Allah ! Dans la rumeur d’une foudre aux nuées,
À travers le buisson, le roc et le ravin,
Contre ces vils mangeurs de porc, gorgés de vin,
Nos vaillantes tribus, dix fois, toujours en vain,
Coup sur coup, et le rire aux dents, se sont ruées.

Quand les bienpensants prétendent (mais sans éclater de rire) que l’islam est une religion d’amour, de tolérance et de paix, ils font de l’ironie sans en avoir conscience. Il faudrait leur conseiller de consulter les dictionnaires. Encore faudrait-il qu’ils sussent lire.

 

Le mot akbar est la forme que prend l’adjectif kebir quand il est mis au degré comparatif : kebir signifie « grand », akbar « plus grand ». Dans la phrase « ana akbar menak » (en français : « je suis plus grand que toi »), deux individus, je et tu, se comparent. La comparaison est relative : elle porte sur la taille. Dans ce cas, akbar est suivi d’un complément introduit par préposition men et qui désigne le second individu, ak (« tu »). Dans Allah akbar, akbar n’est pas suivi de complément. Ce n’est pas un comparatif, puisqu’il n’y a qu’une seule réalité nommée, mais ce que l’on nomme en grammaire un superlatif absolu. Allah ne peut être mis en relation avec quoi que ce soit d’autre, il est incomparable. De fait, la phrase devrait être traduite, non par « Dieu est grand », ni « Allah est grand », mais par « Allah est le plus grand ». Ce qui est sous-entendu ou implicite, c’est qu’il est le plus « grand » de tous les dieux, tous tant qu’ils sont. Parce qu’il est absolu, irréductible à tout autre, sans pareil, Allah est le seul qui mérite le qualificatif akbar. Ce qui est affirmé haut et fort, c’est la supériorité d’Allah. Aucun autre dieu, qu’il soit unique et qu’il se nomme Jéhovah, Yahvé, le Christ, ou qu’il soit un parmi d’autres et qu’il se nomme Mithra, Zeus, Cérès, etc. ne peut lui être comparé, ni opposé. On comprend dès lors pourquoi Allah akbar est le cri de ralliement de tous ceux qui veulent que l’islam domine le monde. C’est leur Deutschland über alles.

 

 

Commentaires

ce serait donc l'équivalent de
MONTJOIE ???
néanmoins si je passais à la télé en criant Montjoie , je serai hospitalisé ou
censuré !

All. ou Ak.ba .r
passe par contre sans problemo !



MOTS
http://decadence-europa.over-blog.com/article-mots-28-octobre-2011-87421501.html

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Écrit par : Amédée | 28 octobre 2011

mr Voltaire

allez au bas de l'article
ça vaut le coup , la journaleuse

rupture de lA HORTE


http://www.estrepublicain.fr/faits-divers/2011/10/23/les-trois-stainois-ecroues

( PS je connais bien Etain d'ailleurs )
intéressant le nom
rien à voir avec le minerai
mais avec (S)tagnum
zone marécageuse

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Écrit par : Amédée | 29 octobre 2011

L'interprétation que vous donnez à l'expression "Deutschland über alles" est traditionnelle en France mais hautement discutable. "L'Allemagne au-dessus de tout", qu'est-ce à dire ? Le contexte de la strophe montre qu'il s'agit du rassemblement des Allemands divers puisque elle est au-dessus de tout quand "fraternellement elle est unie" : l'Allemagne, pour les Allemands, doit être au-dessus de tout le reste. Il ne s'agit pas de la supériorité de l'Allemagne sur le reste du monde.
Vous me direz qu'elle doit être au-dessus de tout "dans le monde" ("in der Welt") ? Mais cela veut plutôt dire : au-dessus de tout ce qui dans le monde compte pour les Allemands (excluant notamment ce qui hors du monde compte pour eux : Dieu).

Écrit par : Buridan | 11 septembre 2013

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