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24 avril 2013

Pour tous !

 

 

Personne n’est dupe. Jamais le « mariage », dit « pour tous », ne sera réellement « pour tous ». Il n’est pas pour les polygames, encore moins pour les polyandres, ni pour les vieillards qui voudraient épouser des fillettes âgées de six ans ou des bébés, ni pour les mineur(e)s, ni pour des frères et des sœurs, ni pour les amateurs de parties carrées ou de partouzes, ni pour les zoophiles, ni pour les choses (une femme mariée à son lit ou inversement), ni pour les animaux de compagnies (la mémère à son petit chien), ni pour plusieurs : six hommes ou six femmes ensemble, etc. Du moins pas encore. Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite.

En attendant qu’il devienne réellement « pour tous », examinons ce que le sens de ce tous, qui est la véritable oriflamme de la loi, dévoile de l’imaginaire ou du paradigme dogmatique de M. de Hollande, de la baronne Bitaura, de MM et Mmes Ayrault de Saint-Herblain, Delanoë de Carthage, Valse de Catalogne, de la femme-lige de Sa Majesté M6, etc. Ce que dit « tout(e,s) » ou « tous », qu’ils soient adjectifs ou pronoms, c’est un résumé du système idéologique du Pouvoir. La définition du XVIIe siècle (Dictionnaire de l’Académie française, 1694) condense ce que pensent, font, décident, imaginent les socialos, écolos, gauchos, cocos : « qui comprend entièrement, universellement et sans exception, les différentes parties, les différentes qualités de la chose dont on parle, les différents individus d’une espèce, les différentes espèces d'un genre, les différentes unités d’une multitude, d’un nombre, etc. ». En somme, tout et tous sont contre l’exclusion, comme la loi homonyme qu’a fait voter Dame Aubry en 1998 ou 1999, Jospin étant le premier des ministres. Le mariage, dit « pour tous », est une extension au code civil de la loi contre l’exclusion.

Pour illustrer ce sens, admirablement « moderne », à moins que les socialos ne soient de simples blocs chus de la Monarchie absolue de droit divin, les académiciens citent les exemples suivants : « tout l’univers », « tout le monde », « toute la terre », « tous les hommes », « tous les animaux », « toutes les plantes », « tous les êtres créés », « tout le peuple », « toutes les nations de la terre », etc. Rien n’échappe à tous ; tous englobe tout, ce qui ne signifie pas nécessairement que tout est dans tout et réciproquement, mais que, pour le pouvoir en place, il n’y a pas de limite, pas de mesure, pas de barrière, pas de borne, pas de différence : c’est le règle de l’indifférenciation généralisée. Comme les enfants de six ans qui veulent posséder tout ce qu’ils voient, le désir qu’expriment les hommes de pouvoir est de tout promettre à tous.

Féraud (1788) résume le sens de tout ainsi : « il se dit de l’universalité d’une chose considérée en son entier » et Littré (Dictionnaire de la langue française, 1863-77) de cette manière : « qui comprend la totalité, l’intégrité, qui ne laisse rien en dehors ». Il n’y a pas d’égalité là-dedans, mais un grand pastis. Ces définitions révèlent à la fois l’idéologie du pouvoir et l’imposture de cette idéologie du « pourtoussisme », car le mariage, dit pour tous, ne sera jamais pour tous, mais pour les seuls millionnaires qui ont assez d’argent et d’entregent pour faire les lois ou les acheter : ce qu’ils veulent, c’est préserver leur fortune. Ce n’est pas le mariage pour tous, mais pour quelques happy few. De même, il n’y aura pas de croissance pour tous, ni de prospérité pour tous, ni de travail pour tous (seulement du chômage pour tous), ni de changement pour tous, ni de vacances pour tous, ni de culture pour tous, ni de bonheur pour tous, ni d’école (digne de ce nom) pour tous, mais tout cela sera réservé aux seuls mêmes nantis et privilégiés du socialisme…

 

 

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