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07 juillet 2013

Justice

 

 

La justice est la grande affaire des Ans I et II de la Restauration socialiste. M. de Hollande, chef de la bannière socialiste du canton de Tulle, n’a que justice en bouche et M. Ayrault de Saint-Herblain, porteur des bannières de Bretagne et de Basse-Loire, prétend rétablir la justice partout où il passe, et même là où il n’ira jamais.  Leur justice n’est pas celle de la baronne Bitaura, qui se contente de garder les sceaux de l’Etat : ils sont à l’abri dans des salles mieux protégées que des coffres-forts blindés.

Dans le Dictionnaire de l’Académie française, de 1694 à 1935, la conception de la justice est stable : c’est la « vertu morale qui rend à chacun ce qui lui appartient ». Ce qui est supposé, c’est qu’un individu, sujet, personne ou un groupe ou une communauté ont été spoliés : un bien (argent, immeuble, terre, droit, etc.) leur appartenant leur a été enlevé par la violence ou arbitrairement. La justice consiste à les remettre en possession de ce bien ou à leur permettre de jouir à nouveau de ce ou ces droits. Voilà pourquoi dans les exemples des dictionnaires, la justice est la « reine des vertus » et que « les Etats sans justice sont de grands brigandages ».

Qu’en est-il des décisions prises depuis un an ou plus par les ministres de M. de Hollande, chef des cantonniers de Tulle, et votées par les députés et sénateurs de sa bannière ? Elles relèvent de tout ce que l’on veut, sauf de la justice. En quoi accorder aux camarades de la fonction publique, instituteurs ou agents du trésor, le droit de prendre leur retraite deux ans avant les autres, qui n’ont pas l’heur d’appartenir à la race élue des prébendiers du pouvoir, est-il une mesure de justice, comme l’ont clamé MM de Hollande, Ayrault de Saint-Herblain, Payons de la Boutique et tous leurs perroquets ? Rien de ce qui leur appartenait ne leur a été rendu. D’ailleurs, ils n’ont été privés de rien. Mais un privilège leur a été prodigué, que les travailleurs vont payer. C’est le contraire exact de la justice.

La Sécurité sociale est une d’abord une assurance : se font rembourser leurs soins ceux qui cotisent. En quoi soigner gratuitement des clandestins qui n’ont jamais cotisé et ne cotiseront jamais est-il une mesure de justice ? C’est l’exact contraire. Les victimes de l’injustice sont ceux qui cotisent et qui, en plus, ne se font pas soigner gratuitement.

On pourrait multiplier les exemples, qui prouvent que chaque fois que MM. de Hollande, de la Boutique, de Saint-Herblain, etc. ou Mmes de Touraine, de Bitaura, des Flots et l’émissaire de Sa Majesté M6 emploient le mot « justice », il faut l’entendre au sens d’injustice et mettre un préfixe négatif devant chacun des mots dont ils usent. La vertu, chez ces gens-là, se confond avec le vice, le pire, celui qui non seulement met de l’injustice partout, mais encore tord le sens des mots les plus nobles pour les jeter dans les culs de basse fosse du brigandage.          

 

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