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27 août 2013

De la harbitude

 

harbitude, néologisme. 

 

 

 

En arabe, l’adjectif harbi dérive du nom harb, qui signifie « guerre ». Il est aussi employé comme nom pour désigner des hommes à qui la guerre est faite et qui sont définis par la guerre qu’on leur fait et réduits à ce seul être. Il n’existe pas en français d’adjectif ou de nom qui équivalent à harbi. Le concept n’est pas pensé par les Français, il est étranger à leur langue et à leur histoire. Pour les Français, il est concevable que des hommes soient réduits à cet être de harbi. Il faut se reporter à l’injonction « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens » que Simon de Montfort aurait adressée à ses soudards chargés d’éliminer les Albigeois pour trouver un être qui correspondît à celui de harbi, mais aucun mot n’a été forgé à cette époque pour signifier cet être de « tué ». Le mot ennemi ne convient pas pour traduire harbi. On a des ennemis sans leur faire la guerre et ces ennemis, après une guerre, deviennent des alliés. Harbi n’est pas une qualité provisoire ou éphémère, mais un être, une qualité continuelle qui ne cesse qu’avec l’extermination de ceux à qui la qualité est attribuée. L’être harbi disparaît avec ceux qui sont nommés harbis. Le harbi est à ceux qui leur font la guerre ce que les juifs étaient aux socialistes nationaux en Allemagne, de 1933 à 1945, et dans les pays que les armées allemandes ont envahis et occupés de 1939 à 1945. Là, c’est la défaite de l’Allemagne qui a mis fin à la guerre que les Allemands faisaient aux juifs. On pourrait traduire harbi par guerroyé. Mais même un mot inventé comme guerré (au sens de « celui à qui est faite une guerre à mort ») ne convient pas. Seul à exterminer traduit assez bien harbi, dont l’être est de subir la guerre jusqu’à ce qu’il soit tué et qui est réduit à ce seul être.

D’où vient cet être ? Qu’est-ce qui y donne sens ? 

Pour l’islam et cela depuis le VIIIe siècle, le monde connu est divisé en deux zones. D’une part, le dar el islam ou « maison de l’islam », où l’islam fait loi ; de l’autre, le dar el harb ou « maison de la guerre », où l’islam fait la guerre aux harbis. Les « gens d’un livre » (ahl kitab), juifs ou chrétiens, se répartissent en dhimmis, quand ils vivent dans le dar el islam et acceptent que l’islam gère leur pays, et en harbis quand ils vivent dans la zone de guerre. Les premiers se soumettent, aux seconds il faut faire la guerre. Quant aux païens, hindous, animistes, athées, ils sont harbis.

La harbitude est donc l’être des harbis. Elle est aux harbis ce que la dhimmitude est aux dhimmis.

 

Il est un savoir méprisé qui est éclairant pour comprendre ce qu’est un harbi. C’est l’antique savoir des dhimmis, ces peuples qui, leur pays ayant été conquis, pillé, mis en coupe réglée par les arabes ou les ottomans islamisés, se sont soumis aux conquérants et envahisseurs et se sont retrouvés dans leur propre pays en moins de deux ou trois siècles minoritaires, mais « protégés » (c’est le sens du mot arabe dhimmi) par les nouveaux seigneurs du monde devenu islamique. Je ne connais qu’un seul penseur qui fasse l’effort de comprendre le monde à la lumière de la dhimmitude : Bat Ye’or, islamologue de nationalité britannique, née dans la communauté juive d’Egypte, qui adopte le point de vue des vaincus. La condition de dhimmi, qui est vieille pourtant de plus de quatorze siècles, dure encore dans les pays qui n’ont pas été totalement islamisés (id est purifiés), à savoir Irak, Syrie, Jordanie, Egypte, Soudan. Contrairement aux chercheurs en islam dûment estampillés ou patentés par l’Université et qui se pressent dans ces pays pour se prosterner aux pieds des oppresseurs, Bat Ye’or prend le parti des opprimés pris « dans le lacis des contraintes discriminatoires » qu’impose l’islam. Si les organisations dites antiracistes et autres ligues dites des droits de l’homme étaient fidèles à ce qui les fonde, elles protesteraient contre ces discriminations et militeraient pour qu’elles soient abolies. Comme elles restent coites, on est en droit d’en déduire qu’elles les approuvent. Bat Ye’or explique la pieuse allégeance de ces organisations par le négationnisme qui leur est consubstantiel.

« Etre dhimmi, c’est avant tout une façon d’être au monde, en fonction d’un conditionnement inconscient de la totalité de l’être », façonnée, modelée par une expérience millénaire vécue par des millions d’hommes et surtout régie par des lois. « L’histoire des sociétés esclaves ne peut pas être analysée avec les mêmes paramètres que l’histoire des peuples libres ». Bat Ye’or libère ces dhimmis du double avilissement islamique et occidental dans lequel ils ont sombré.

 

La France se trouve dans le dar el harb. Elle est une zone de guerre, parce que la loi islamique n’y est pas appliquée ou n’y est appliquée que dans quelques zones ou quartiers ou cités, et que les Français ne sont pas soumis. Ils ne sont pas musulmans (en arabe, musulman signifie « soumis »). Puisqu’ils vivent dans le dar el harb, ils sont harbis ou à exterminer ou guerrés. La guerre doit leur être faite et il est du devoir des musulmans de leur appliquer l’injonction de Simon de Montfort, citée ci-dessus, laquelle convient assez bien pour décrire leur être de harbi, à condition de remplacer Dieu par Allah, ou bien la « solution finale » décidée à Wannsee en 1942. Si les Français se soumettent avant que l’extermination ne soit achevée, ils seront ou musulmans, c’est-à-dire « soumis », ou dhimmis, c’est-à-dire protégés. S’ils reconnaissent la supériorité de l’islam, ils auront la vie sauve. Un droit leur sera reconnu : celui de vivre dans leur propre pays.  

C’est le djihad qui configure le monde, à savoir cet « effort » (djihad signifie « effort ») qui s’impose aux musulmans d’islamiser le monde, de faire entrer le dar el harb dans le dar el islam, d’en éliminer les harbis ou en faire des dhimmis, de soumettre l’humanité à la loi d’Allah. L’être de harbi cesse avec la victoire de l’islam. La condition de dhimmi, elle, résulte de la victoire de l’islam, ou nasr ou fattah, écrit à l’entrée d’un nombre important de mosquées. « Les lois édictées par la charia, écrit Bat Ye’or, touchent à tous les domaines de l’existence ». Les dhimmis paient des impôts particuliers. Il leur est interdit de construire, agrandir, restaurer leurs lieux de culte (églises ou synagogues) ; leur culte doit être discret (les cloches ne sonnent pas) ; leur témoignage contre un musulman n’est pas recevable ; ils sont condamnés à mort s’ils épousent une musulmane ou s’ils ont l’audace de faire du prosélytisme ; il leur est fait obligation de pourvoir au harb qui pousse les musulmans qui font le djihad (les moudjahidoun) à faire main basse sur de nouveaux territoires. La possession du sol leur est interdite. Leur terre est dite fey : c’est un butin de guerre. C’est donc l’islam victorieux qui décide des interdits dont pâtissent les dhimmis et des droits qui leur sont abandonnés. La négociation n’est pas possible. Le dhimmi est un harbi qui reconnaît la victoire de l’islam. Dès lors, il est protégé du djihad qui prescrit contre les harbis (que nous sommes) l’esclavage, les massacres, les pillages, le butin. C’est ainsi qu’il faut entendre la « protection » offerte aux dhimmis, ce dont les spécialistes de l’islam et autres « sciences sociales et humaines » déduisent sans rire ni ironie une tolérance qui serait consubstantielle de l’islam. Si le dhimmi se rebiffe, il redevient harbi et les lois du djihad lui sont appliquées.

 

C’est la vision que les musulmans, où qu’ils vivent, dans des pays d’islam, en Inde, en Europe, aux Etats-Unis, ont du monde. La popularité dont jouissent Ben Laden et autres moudjahidoun en est l’expression. Les principes musulmans ou islamiques (non pas islamistes) qui régissent la condition, le statut ou le sort des dhimmis et l’être des harbis (c’est-à-dire les ressortissants du dar el harb ou « maison de la guerre ») rendent compte plus clairement et avec plus de pertinence des événements qui se produisent dans les banlieues sensibles (incendies d’écoles, de gymnases, de synagogues, de bâtiments publics, d’autobus, de femmes, de biens privés, agressions contre les personnes, insultes, etc.) que les explications habituelles ou trop souvent ressassées des spécialistes des « sciences » sociales et humaines (humiliation, « pauvreté », ressentiment post-colonial, nécessité, etc.). Les intellectuels doivent en finir avec le mépris. Il faut analyser, comprendre, considérer l’islam pour ce qu’il est, en fonction de ce qui le fonde, des actes qu’il inspire, des croyances qu’il génère.            

            Le lundi 25 mars 2002, les chaînes de télévision ont montré des images de la « Boucherie ENNASR » de Lille, devant laquelle avait explosé un gros pétard. Personne ne s’est interrogé sur la raison commerciale écrite en très gros caractères latins et arabes. En arabe, ENNASR signifie « LA VICTOIRE ». La victoire en question n’est pas le résultat d’un match de football mais l’issue d’une guerre. De quelle guerre s’agit-il ? Non pas la Victoire de 1914-18, mais la victoire des guerriers de l’islam qui, en un siècle de 622 à 732, ont conquis par les armes la moitié du monde connu d’alors et y ont imposé la charia. Le nom de cette boucherie célèbre la victoire de l’islam sur les infidèles et leur réduction au statut de dhimmis. Des mosquées établies en France se nomment El Fattah. Qui s’étonne de ce nom ? En arabe, fattah signifie « ouverture » et « conquête ». Il désigne le fait historique suivant, quand, après 632, les armées de l’islam se sont ouvert d’importants territoires et les ont conquis. En France donc, des commerces et des lieux de culte célèbrent la guerre et la victoire de l’islam. Que des mosquées en Iran ou au Maroc soient nommées El Fattah ne nous importe guère. En revanche, que des termes de guerre soient affichés dans l’espace public soulève des questions qu’il ne faut pas éluder.

            Un autre mot, anodin en apparence, révèle les enjeux des « langages des Arabes », pour parler comme Berque. Dans les quartiers où ces musulmans sont majoritaires, les Français sont nommés gaulois. Il leur est donné le nom d’un peuple que des soldats, des colons, des envahisseurs décidés et résolus ont fait disparaître de l’histoire. Ce nom n’est pas neutre. Il réduit les Français au simple statut d’autochtones qui sont en passe de ne plus l’être et il les ramène à un être ethnique et racial de vaincus. S’ils ont été colonisés une première fois, ils peuvent l’être une seconde fois.    

Formés à partir du verbe latin migrare, auquel sont ajoutés les préfixes - in et - ex ou - é, immigrer et émigrer désignent deux actions inverses : entrer dans un pays et en sortir. Ils impliquent un déplacement et le franchissement de frontières. Ces termes se répondent : un émigré est aussi un immigré, et vice versa. Pour l’islam, l’immigré à proprement parler n’existe pas. Les émigrés sont nommés mouhajiroun, c’est-à-dire, mot à mot, des « hommes de l’hégire », qui font ou refont l’hégire. L’hégire (an 622) est le premier jour du comput islamique. Les musulmans qui émigrent sont censés imiter Mahomet, le premier mouhajir de l’islam, qui, en fuyant La Mecque pour émigrer à Médine, a fondé l’islam. Pour l’islam, émigrer, c’est répandre la vraie croyance pour agréger de nouveaux territoires au dar el islam. Une des organisations qui, de Londres, appelle à la guerre contre les harbis, se nomme « les émigrés » ou mouhajiroun. Les mots d’ordre qui résonnent dans les mosquées El Fattah aménagées en Europe relèvent de cette logique fondatrice de l’émigration, aussi ancienne que l’islam. C’est « là où vit un musulman, la loi d’Allah doit être appliquée » et « mort aux chrétiens et aux juifs » (ou aux infidèles et aux mécréants). Il y a identité entre le mouhajir et le moudjahid, entre l’émigré et le combattant du djihad.

Les jets de pierre de plus en plus fréquents dans les cités sensibles sont nommés caillassage, mot qui n’est pas relevé dans le Trésor de la Langue française. En arabe, ils ont pour nom lapidation. On lapide les femmes dites adultères, mais aussi Satan. Jeter des pierres sur chitan (id est Satan) est un des rites du pèlerinage à La Mecque. Accueillir les policiers à coups de pierres n’est pas neutre. La lapidation est un devoir islamique quand un musulman a en face de lui Satan ou l’un de ses affidés. Comme les Français sont harbis, il est juste, d’après les principes du Coran, non seulement de les lapider, mais aussi de les voler : « le butin revient aux émigrés (mouhajiroun) pauvres qui ont été obligés de quitter leur pays », prescrit Le Coran. Analysés avec les mots des sciences sociales, les faits de banlieue sont déformés. Quand la situation est décrite avec les mots de l’islam et dans le langage des Arabes, elle est éloquente.

 

Les spécialistes de l’islam jugent sacrilèges les mots impurs des infidèles. Ce ne sont que des préjugés (évidemment racistes) d’Occidentaux dégénérés, pense Gardet dans Les hommes de l’islam. Pourtant, dès qu’ils étudient les colonies islamiques établies en France et en Europe, le tabou est violé. Les concepts infidèles deviennent heuristiques. Ce qui est hachouma en islam devient sacré en terre infidèle. La belle tartuferie ! L’Autre étant Autre, il n’est pas soi : autant ne pas le prendre pour ce semblable qu’il n’est pas. Ainsi on préserve son irréductible altérité. Dhimmi et harbi non seulement éclairent, mais encore ils font voler en éclats les mots frelatés, fictifs, trompeurs des experts en islam et autres sciences socialos humanitaires.

 

Commentaires

Géant du Nord
un bel exemple de
lâcheté
trahison
corruption
nazisme
5ème colonne
méprois du peuple
hostilité à la france
etc..
saloperies ordures du PS & UMP du Nord Pas de Calais

http://www.lavoixdunord.fr/region/miss-burka-le-conseil-regional-du-nord-pas-de-calais-ia24b0n1110190#1110190

Écrit par : amédée | 31 août 2013

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