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02 septembre 2013

El hamdou lHollande

 

 

 

 

Jamais la France n’a autant ri et jamais nos ancêtres, proches ou éloignés, n’ont eu autant d’occasions de rigolade que celles que nous prodiguent généreusement M. Hollande, ses ministres, ses députés, ses sénateurs, ses élus provinciaux ou locaux, les journaleux à leur botte et tous leurs partisans. Oui, qu’ils soient éternellement loués ! El hamdou lhollande !

Bienheureux les Français qui, chaque jour, sont régalés d’une énième projection avec variantes et inédits du Dîner de cons et à qui sont offertes à toutes les heures qu’Allah fait des occasions de se marrer, de ricaner, de se poiler, de se bidonner, d’être pliés en quatre… En 1981, les Français auraient pu avoir Coluche pour président ; depuis 2012, ils ont Hollande, qui vaut cent Coluche. Et cela gratuitement. Quelle générosité ! Ce n’est pas seulement Coluche, ce sont les Branquignols, les Charlots, les Bronzés, François Pignon, Monsieur Glandu, Marius et Olive, Toto, tous réunis en une seule escadrille de gouvernants qui publient chaque jour une édition du Hérisson… Ainsi, les Français assistent, du matin au soir et du crépuscule à l’aube, à un Petit déjeuner de cons, à un Casse-croûte de cons, à un Déjeuner de cons, à un Goûter de cons, à une Collation de cons, à un Dîner de cons, à un Souper de cons, et même, puisque la production est généreuse, à un Lunch de cons, à un Breakfast de cons, à un Brunch de cons, à un Buffet républicain de cons, à un Couscous de cons, à un Méchoui de cons, etc. Depuis quelque temps, Hollande et son gouvernement ne se séparent plus de leur boite à outils, qui est devenue presque aussi célèbre que le schmilblick. On en connaît le contenu, non pas un tournevis sans manche, ni tête, mais des millions de boîtes d’allumettes et des centaines de tubes de colle, tout ce qui est nécessaire pour édifier un palais du facteur Cheval miniature.

Toutes les heures, c’est couacs sur couacs, bévues sur bévues, algarades sur algarades, insultes sur insultes, des plus méprisantes (cantonnier de Corrèze, conseiller municipal de Saint-Herblain) aux plus viles (« salopards », « tu nous fais chier »). Le programme des écrans français, c’est, en continu, du comique troupier. L’espérance moyenne de vie à la naissance augmente en France depuis 1810. Il y a deux siècles, elle était inférieure à 30 ans ; aujourd’hui, elle dépasse 80 ans. En deux siècles, elle a presque été multipliée par 3. Or, soudain MM Hollande, Ayrault, Emmanuelli, usw, découvrent une réalité dont avaient déjà conscience, il y a deux cents ans, le comte Français de Nantes, le baron Ladoucette ou le duc de Richelieu : on vit aujourd’hui plus vieux que sous l’Ancien Régime. Ils annoncent donc, ce qu’ils ont toujours refusé de reconnaître avant mai 2012, que, les diktats de la biologie étant supérieurs aux décisions des hommes (ce qui est fort de café, quand on est « de gauche »), les Français vont devoir travailler plus longtemps pour jouir de droits à la retraite de plus en plus minces. Bientôt, Hollande et ses potes vont annoncer ébahis, au 20 heures de France 2, que le sexe des femmes est différent de celui des hommes ou inversement, et que deux hommes, même s’ils besognent l’un dans l’autre pendant des millénaires, ne donneront jamais naissance à un nouveau Saint-Laurent, ni à une Tour Eiffel, ni à une Taubira verte.

Submergés par les mauvaises nouvelles, M. de Hollande et les siens se réfugient dans la voyance. En 2025, ils prédisent que plus personne n’aura de difficulté à se loger, que la France connaîtra alors une ère de plein emploi, que la production industrielle sera repartie de plus belle, que la police sera 3.0., qu’il n’y aura plus de pauvres, que tous les étudiants seront titulaires d’un Master de Sociologie, etc. Sans doute prennent-ils les Français pour des bougnoules…

Avec eux, tout commence par la rigolade et tout finit en rigolade. Avant le 6 mai 2012, la crise n’existait pas ; depuis, rien n’existe, fors la crise. On invoque la morale publique, mais aux banquiers ou affairistes, comme la banque Lazard, fusions et acquisitions, et Pigasse ou autres, on fourgue des marchés juteux, parce que ce sont des camarades. On vilipende les retraites chapeaux, mais on absout celles qui sont distribuées aux camarades. On assigne la mission sacrée de persécuter les riches à un ministre du Budget qui a planqué son magot en Helvétie et à Singapour. 600000 euros, ce n’est pas grand-chose ; et les autres, en particulier ceux qui prétendent détester les riches, combien de millions ont-ils planqués à l’étranger ? On se prétend exemplaire, mais on héberge, on nourrit, on entretient, on divertit sous les ors du Château, et aux frais de ceux qui rigolent jaune, la favorite, Mme de Maintenant. Etc. etc. etc.

Les camarades des media, qui, pendant cinq ans ou plus, ont savonné la planche du concurrent Sarkozy, traité de « sale mec », injurié comme « salopard », nommé d’un « L’Autre » méprisant, parce qu’il n’avait pas l’heur d’être d’une race pure, sont sidérés par ce spectacle. Au lieu de s’en réjouir, ils s’en indignent : on voulait seulement débarrasser la France d’un métèque, protestent-ils. Les camarades qui ont porté Hollande et les socialos au pouvoir n’en reviennent pas : nous, on veut de nouveaux privilèges, pas d’un autre François Pignon ! Dans de furieux accès de transparence, les camarades se montrent tels qu’ils sont : un hiérarque du Parti de Gauche et ancien permanent du Parti socialiste, plus socialo que lui, tu meurs, a traité de salopard, un ministre de la République, parce que ce ministre serait, ce qui est sans fondement, un salarié de la finance internationale. Ce ministre est le fils d’un Juif roumain qui a survécu par miracle aux exterminations nazies et s’est réfugié en France en 1949, protégé par l’OFPRA, pour échapper aux griffes des communistes qui avaient fait main basse sur son pays. Cet insulteur socialo est aussi un des marmitons de la Sauce raciste. Ces éructations, applaudies par Mélenchon, révèlent soudain la véritable nature du pseudo antiracisme organique : c’est du racisme primaire. Les stipendiés à Désir et à Sopo n’ont plus droit à cet ample manteau d’hypocrisie : les voilà tout nus. Quant à ceux sur qui ces tartuffes éructent à longueur de journées, ils ont de quoi se marrer pendant tout le siècle. 

La France est donc secouée par les fous rires. Pourvou que ça doure, du moins jusqu’en 2017. Prions le Ciel que la colère du peuple n’interrompe pas la momerie, car il vaut mieux rire de ces choses plutôt que d’être obligé d’en pleurer.

En 2012, Hollande, quand il a été élu, avait accumulé trente et un ans d’expérience politique et de gestion au plus haut niveau, non pas comme conseiller de la commune de Salerans, Hautes-Alpes, 41 habitants, mais comme conseiller à l’Elysée, directeur de cabinet de quelques ministres, disciple chéri du président de la Commission européenne, député, conseiller général, maire, président de conseil général, chef pendant dix ans d’un parti de gouvernement, vice-président de l’Internationale socialiste, etc. Il a couronné ses expériences locales d’expériences régionales, nationales, européennes, internationales et même mondiales, sans parler des années qu’il a passées sur les bancs des écoles du pouvoir. Qu’a-t-il appris en trente et un ans ? Rien. A quoi ont servi les millions d’euros qui lui ont été versés en guise de traitement pendant ces trois décennies ? A rien. Quinze mois plus tard, les Français constatent, ébahis, que ce président ne sait pas ce qu’est un budget, qu’il ne sait pas ce qu’est une dette, qu’il ne sait pas ce qu’est un impôt (sans doute n’en paie-t-il pas – du moins pas d’impôt en rapport avec ses revenus et ses biens immobiliers), qu’il ne sait pas ce qu’est un emploi (sans doute n’a-t-il jamais dû gagner sa vie, ayant toujours tiré ses revenus de la manne publique). Il combat au Mali des soldats de l’islam avec lesquels il s’allie en Syrie. Il se prend pour Matamore et est près de mettre la planète à feu et à sang pour punir deux ou trois méchants. Il croit même qu’il suffit d’invoquer la générosité bienveillante des camarades des collectivités publiques, des assoces gavées de subventions, du secteur coopératif pour que décroisse le nombre de chômeurs. Oui, il en est encore à croire aux vertus des Ateliers nationaux de 1848.

La fin de partie n’est pas très loin. Marrons-nous en attendant la catastrophe.  

 

Commentaires

Que l'espérance de vie à la naissance fût de trente-cinq ans (plutôt que de trente) à la fin de l'Ancien Régime ne signifie pas que les adultes mouraient tous en masse avant trente-cinq ans (bien qu'il se trouve même en lycée des professeurs d'histoire assez ignorants pour présenter les choses de cette façon). C'est la très forte mortalité infantile et juvénile (de l'ordre de 50 %) qui abaisse spectaculairement la moyenne. Une fois passé le cap fatidique des jeunes années, l'on vivait couramment jusqu'à soixante, soixante-dix ans. Ce n'est que depuis les toutes dernières décennies que l'augmentation de l'espérance de vie à la naissance doit (dans nos contrées) statistiquement surtout aux progrès enregistrés en fin de vie. En l'occurence, Hollande et ses amis ne découvrent donc pas l'Amérique.

Écrit par : Wissaut | 09 septembre 2013

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