Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04 février 2014

Territoire et pédagogie

 

 

Les deux mamelles des socialos

 

 

Du temps du « bon Roi » Henri IV et de son ministre Sully, la France avait deux mamelles : le labourage et le pâturage. Aujourd’hui, la France a remplacé ses anciennes mamelles, un peu fatiguées, par des prothèses : le robinet grand ouvert des dépenses publiques et de l’Etat Providence, les portes grandes ouvertes à tous ceux qui rêvent de vivre – et bien – sans travailler et n’ont qu’un minuscule bras de mer à traverser, les bras grands ouverts aux racistes, xénophobes, fascistes, qu’ils soient verts ou musulmans, etc. Quant à ceux qui la gouvernent ou qui la représentent, qu’ils soient ministres, sénateurs, députés, présidents de conseils régionaux, etc. ils ont répudié le labourage et le pâturage et ont fait occuper la place vacante par le territoire et la pédagogie. Ecoutez-les : ils n'ont plus que ces deux mots à la bouche. Un département n’est plus un département, c’est un territoire ; une commune n’est plus une commune, c’est un territoire ; une région n’est plus une région, c’est un territoire ; la France n’est plus la France, c’est un territoire – pas encore totalement occupé, mais cela viendra – ou mieux une mosaïque de territoires, changeants, divers, variés. Pour les socialos, tout est territoire et le territoire est tout, et cela bien que territoire (le mot, le concept, la notion) soit le mot clé des idéologies animales. Un animal a un territoire, qu’il défend bec et ongles et est même prêt à tuer pour le défendre. Le truand ou le caïd fait de même. Les limites en sont l’urine qu’il dépose un peu partout ou les doses de drogue qu’il cache dans les poubelles. Le territoire, c’est le degré zéro de la politique. Il annonce le retour des forces obscures de l’instinct ; c’est le triomphe de la nature sur la culture. Voilà ce que des ministres et politiques socialos – supposés « de gauche » ou « progressistes » - proclament haut et fort, dès qu’ils prennent la parole.

La pédagogie est la seconde mamelle des socialos – l’alter ego du territoire. Le territoire est la face sombre – le revers – du socialisme ; la pédagogie en est la face lumineuse – l’avers. De l’un à l’autre, on passe de l’obscurité à la lumière. Tous les ministres font de la pédagogie et, quand ils n’en font pas ou oublient d’en faire, ils sont incités par le pion de service, M. de Hollande ou M. Ayrault de Saint-Herblain, à faire de la pédagogie – c’est–à-dire à bourrer les crânes de leur propagande.

Le territoire, c’est ce qui définit l’animalité ; la pédagogie, ce qui définit la puérilité. La pédagogie est l’art de conduire les enfants à l’école, même pas l’art d’instruire, mais le sinistre travail d’assistance maternelle. Faire de la pédagogie, quand on est ministre ou député, c’est tenir les citoyens pour des enfants « que l’on prend par la main » pour les conduire on ne sait où : à l’abattage ? Ou à l’école devenue centre d’abattage ? Penser la France comme un territoire, c’est la transformer en jungle. L'utopie socialiste, ce sont les enfants condamnés à vivre dans la jungle.

 

Les commentaires sont fermés.